Sur le volume et la forme du cerveau suivant les individus et suivant les races

Couverture
Hennuyer, 1861 - 75 pages
 

Avis des internautes - Rédiger un commentaire

Aucun commentaire n'a été trouvé aux emplacements habituels.

Pages sélectionnées

Autres éditions - Tout afficher

Expressions et termes fréquents

Fréquemment cités

Page 57 - Je ne puis admettre, dit-il, que la complication des hémisphères cérébraux soit un simple jeu de la nature, que la scissure de Sylvius ait été faite uniquement pour donner passage à une artère, que la fixité du sillon de Rolando soit un pur effet du hasard, et que les lobes occipitaux aient été séparés des lobes temporaux et pariétaires à cette seule fin d'embarrasser les anatomistes.
Page 10 - ... un rapport absolu entre le développement de l'intelligence et le volume ou le poids du cerveau. « II ne peut, dit-il, venir à la pensée d'un homme éclairé de mesurer l'intelligence en mesurant l'encéphale. » Les deux tableaux ci-joints empruntés à M. Broca suffisent pour montrer combien ces paroles sont vraies. Poids moyen du cerveau chez l'homme...
Page 32 - L'encéphale est, en général, plus pe« sant chez les hommes intelligents que chez les autres ; « 2° Cette proportion plus grande de poids et de volume « est, en général, plus marquée dans les lobes cérébraux « que dans le cerveau. » M. Lélut admet qu'il ya des exceptions à ces deux règles; nous sommes pleinement de son avis. Quant à M. Parchappe, dont les travaux sont d'ailleurs fort importants, après avoir laborieusement rassemblé un grand nombre d'observations extrêmement précieuses,...
Page 71 - ... occipitales ; pour lui,- par conséquent, comme pour nous, les facultés supérieures de l'entendement, considérées dans la série humaine, croissent et décroissent avec les lobes antérieurs du cerveau, et il me paraît difficile de n'en pas conclure que les plus hautes facultés ont leur siége dans les circonvolutions frontales. Pour déterminer le développement relatif de la partie antérieure et de la partie postérieure du cerveau, M. Parchappe a recours à un procédé qui n'est pas...
Page 50 - ... il ya un rapport remarquable entre le développement de l'intelligence et le volume du cerveau. Le crâne de Totonaque que M. Gratiolet nous a présenté ne peut servir de base à une objection sérieuse contre cette proposition générale. Car vous remarquerez d'abord que la capacité de ce crâne n'a pas été mesurée ; notre collègue a jugé, d'un simple coup d'œil, 'qu'elle était supérieure à celle d'un crâne caucasique placé par lui sur la même table.
Page 26 - L'encéphale du grand homme dépassait de429 gr ,(J3 celui de l'homme vulgaire ; mais on constata que cette supériorité dépendait presque entièrement des lobes cérébraux, car le cervelet, la protubérance, le bulbe et les pédoncules, pesés ensemble, ne présentaient qu'une différence de 5 gr ,86 en faveur de Cuvier ; le reste de la différence, soit 423 gr ,77, portait sur le cerveau proprement dit.
Page 43 - Il i ourrait donc se faire que celle inégalité compensât l'inégalité inverse de la capacité intérieure, et il en serait ainsi si le cerveau des blancs ne l'emportait sur le cerveau des nègres que d'une petite quantité. Par conséquent, si le volume extérieur du crâne est plus grand chez les blancs que chez les nègres, nous en conclurons, à plus forte raison, que ces derniers ont moins de masse cérébrale. Or, il est presque inutile ici de citer les chiffres, car tous les auteurs s'accordent...
Page 15 - Pourtant il ne faut pas perdre de vue que la femme est en moyenne un peu moins intelligente que l'homme; différence qu'on a pu exagérer, mais qui n'en est pas moins réelle. Il est donc permis de supposer que la petitesse relative du cerveau de la femme dépend à la fois de son infériorité physique et de son infériorité intellectuelle.
Page 31 - ... poids de l'encéphale. Les conditions qui font varier ce poids en plus ou en moins sont complexes comme l'encéphale lui-même, et on ne peut s'attendre à trouver une solution simple pour un problème où des éléments aussi divers sont étroitement combinés. Mais ce qu'on peut dire, c'est que le développement de l'intelligence est une des conditions qui exercent le plus d'influence sur le point de l'encéphale, et réciproquement. Cette conclusion, que l'école phrénologique a émise sans...
Page 75 - Nous ne pouvons faire à cet égard que des suppositions, mais nous savons du moins que toutes les parties du cerveau proprement dit n'ont pas les mêmes attributions, que l'ensemble des circonvolutions ne constitue pas un seul organe, mais plusieurs organes ou plusieurs groupes d'organes, et qu'il ya dans le cerveau de grandes régions distinctes correspondant aux grandes régions de l'esprit.

Informations bibliographiques