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Page 313 - A mesure que le mouvement actuel de la civilisation se continuera, on verra croître les jouissances du plus grand nombre ; la société deviendra plus perfectionnée , plus savante; l'existence sera plus aisée , plus douce, plus ornée, plus longue ; mais en même temps, sachons le prévoir, le nombre de ceux qui auront besoin de recourir à L'appui de leurs semblables pour recueillir une faible part de tous ces biens , le nombre de ceux-là s'accroîtra sans cesse. On pourra ralentir ce double...
Page 116 - ... épaules sur son plus proche » parent. Si déjà son père , sa mère ou ses » frères ont donné tout ce qu'ils avaient , il » devra lancer cette terre sur la sœur de sa )> mère ou sur ses fils , ou bien sur ses trois » plus proches parents dans la ligne maternelle. » Ensuite il devra , nu , déchaussé , franchir » à l'aide d'un pieu la haie dont sa maison est
Page 105 - Guillaume, sa femme et ses enfans se réfugièrent à Ouche, et y restèrent long-temps sous la protection des moines , tout en éprouvant de grandes frayeurs. Ce chevalier niait hardiment le crime dont on l'accusait ; nul ne pouvait le convaincre d'après des indices certains ni réfuter ses dénégations ; et il demandait à se purger légalement de cette action. Enfin , de l'avis de plusieurs grands seigneurs, il fut arrêté à la cour du roi que l'inculpé, pour se laver de la tache du for1...
Page 294 - Lorsqu'on parcourt les diverses contrées de l'Europe on est frappé d'un spectacle très extraordinaire et en apparence inexplicable. Les pays qui paraissent les plus misérables sont ceux qui, en réalité, comptent le moins d'indigents, et chez les peuples dont vous admirez l'opulence, une partie de la population est obligée pour vivre d'avoir recours aux dons de l'autre.
Page 134 - Ensuite prenant des mains du même poursuivant d'armes un bassin rempli d'eau chaude, il le jetoit avec indignation sur la tête de cet infâme Chevalier, pour effacer le sacré caractère conféré par l'accolade. Le coupable, dégradé de la sorte...
Page 134 - Palaye sur l'ancienne chevalerie pour les mettre en regard avec celles de la dégradation ecclésiastique. Le chevalier juridiquement condamné pour ses forfaits à subir cette flétrissure était d'abord conduit sur un échafaud où l'on brisait et foulait aux pieds en sa présence toutes ses armes et les différentes pièces de l'armure dont il avait souillé la noblesse. Il voyait aussi son bouclier , dont le blason était effacé , suspendu à la queue d'une cavale, renversé la pointe en haut,...
Page 105 - Ce chevalier niait hardiment le crime dont on l'accusait -, nul ne pouvait le convaincre d'après des indices certains ni réfuter ses dénégations; et il demandait à se purger légalement de cette action. Enfin , de l'avis de plusieurs grands seigneurs, il fut arrêté à la cour du roi que l'inculpé, pour se laver de la tache du forfait qui lui était imputé , irait subir à Rouen , en présence du clergé, l'épreuve du fer chaud. C'est ce qui eut lieu. Il porta de sa main nue le fer étincelant,...
Page 114 - ... Quiconque aura tué un diacre sera condamné à payer douze mille deniers ou trois cents sous d'or. — Quiconque aura tué un prêtre sera condamné à payer vingtquatre mille deniers ou six cents sous d'or. — Quiconque aura tué un évêque sera contraint à payer neuf cents sous d'or.
Page 307 - ... grossières, mais les besoins les plus pressants de l'homme étaient satisfaits. Il est très rare que la terre ne puisse au moins fournir à celui qui l'arrose de ses sueurs de quoi apaiser le cri de la faim. La population était donc misérable, mais elle vivait. Aujourd'hui la majorité est plus heureuse, mais il se rencontre toujours une minorité prête à mourir de besoin si l'appui du public vient à lui manquer.
Page 149 - ... dans ce chapitre de simple querelle , et qui semble un peu brutal , d'après nos mœurs , c'est qu'il n'y avait lieu à aucune poursuite contre celui qui avait battu son serviteur , sa femme ; ou plutôt laissons parler le Cou.tumier : « Aucun n'est tenu à faire loi pour simple bature qu'il ait fait à son servant , ne à son fils , ne à son nepveu , ne à sa fille , ne à sa femme , ne à aucun qui soit de la mesgnie ( maison ) ; car on doit entendre qu'il le fait pour les chastier. » II...

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