Récit d'une soeur: souvenirs de famille, Volume 1

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Page 253 - Non, non, mon Dieu, si la céleste gloire Leur eût ravi tout souvenir humain , Tu nous aurais enlevé leur mémoire ; Nos pleurs sur eux couleraient-ils en vain? Ah ! dans ton sein que leur âme se noie Mais garde-nous nos places dans leur cœur; Eux qui jadis ont goûté notre joie, Pouvons-nous être heureux sans leur bonheur...
Page 327 - Thou art the garden of the world, the home Of all Art yields, and Nature can decree ; Even in thy desert, what is like to thee ? Thy very weeds are beautiful, thy waste More rich than other climes' fertility : Thy wreck a glory, and thy ruin graced With an immaculate charm which cannot be defaced.
Page 431 - ... ne puis vous dire ce que j'ai vu et senti. J'ai lu autrefois les méditations des sages sur le monde futur , je les ai interrogés sur les secrets de la mort et de la vie ; mais les clartés que j'en ai reçues sont bien ternes près des révélations qui ont éclairé cette sainte et grande nuit ! Jamais je n'ai senti si vivement , en deçà de la tombe , la présence de ce qui est au delà ; jamais le voile qui s'étend entre les deux mondes ne m'a paru si transparent; jamais je n'ai eu une...
Page 322 - Oh! oui, j'aime et j'aimerai toujours ce pays, dont le peuple croit à une patrie éternelle, à des amis invisibles auxquels il parle dans ses joies et dans ses peines; ce pays, dont presque chaque ville voit son Dieu réellement présent exposé continuellement aux yeux d'une foule qui adore! J'aime ce pays, qui a connu toutes les gloires et qui les a toutes rapportées à Dieu ; ce pays, dont les habitants ont su" atteindre la perfection du beau en toutes choses, et qui cependant connaissent moins...
Page 394 - Ceux qui sortent de cette vie avec la grâce et la charité , mais toutefois redevables encore des peines que la justice divine a réservées, les souffrent en l'autre vie. C'est ce qui a obligé toute l'antiquité chrétienne à offrir des prières , des aumônes et des sacrifices pour les fidèles qui sont...
Page 429 - Ces éclairs de l'âme étaient en quelque sorte présents à la fois sur tous les points de l'étendue que Dieu a donnée au cœur de l'homme, depuis les pensées les plus douces jusqu'aux plus déchirantes : car tous les contrastes étaient réunis dans cette chambre sacrée ; ils y étaient représentés, sensibles, vivants: cet autel paré, qui semblait adossé à un cercueil; ces fleurs, qui prédisaient , parmi les glaces de la mort , l'approche de l'éternel et invisible printemps ; cette...
Page 429 - Je vous en dirais bien une raison queues hommes savent; mais je crois que les anges de Dieu en savent d'autres encore, parce qu'ils connaissent toutes les mystérieuses concordances des moments, des heures et des nombres sacrés. C'était l'heure de la naissance du Christ, consommateur de notre foi, auteur de notre ciel ; et il y avait là aussi, je vous l'ai dit, entre ce lit de mort et cet autel, une double naissance, l'une au ciel, l'autre à la foi : réunion rare et privilégiée. Je crois à...
Page 404 - Albert était au lit, il n'avait pas pu rester levé. Je me mis à genoux près de lui, je pris sa main, et c'est ainsi que commença la messe de l'abbé Gerbet. Je ne savais où j'étais, ce qui m'arrivait, lorsque, la messe s'avançant, Albert me fit quitter sa main, cette main que je regardais comme si sacrée, que, dans le moment le plus saint de ma vie, je ne croyais pas manquer à Dieu en la tétant.
Page 404 - Albert me la fit quitter en me disant : « Va, va, « sois toute à Dieu. » « L'abbé Gerbet m'adressa quelques paroles avant de me donner la communion, ensuite il la donna à Albert, puis je repris sa main chérie. Je m'attendais à le voir mourir cette nuit-là même !
Page 428 - ... pauvre malade ne pouvait aller à l'église assister au saint sacrifice, le sacrifice vint à lui; et, par une dispense miséricordieuse, sa chambre , presque funèbre , fut transformée en sanctuaire. En face de ce lit, qui était déjà comme une espèce d'autel, où l'ami mourant du Christ offrait à Dieu sa propre mort , on éleva un crucifix et un autel , où le mystère du Christ mourant allait se renouveler. Elle y suspendit des ornements et des fleurs , car une première communion est...

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