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F.Boucher Inv.

P.Fourdrinier Sulp.

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L'Amour Me'decin, comédie en trois

actes en prose, représentée à Versailles le 15 septembre 1665, & à Paris sur le théatre du palais royal le 22 du même mois,

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'AMOUR Médecin, est un de ces

ouvrages précipités, que l'on ne doit L

point juger avec rigueur. La brouillerie entre la femme de Moliere, & celle d'un médecin chez qui elle lo

geoit, quand elle seroit bien avérée, paroît un motif trop peu important pour avoir, comme on l'a dit, déterminé Moliere à mettre depuis les médecins fi souvent sur la scéne. Choqué du maintien grave, des dehors étudiés, & du vain étalage de mots scientifiques que les médecins de son tems affectoient, pour en imposer au public, il a cru pouvoir tirer de leur ridicule un fonds de comique plus amusant, à la vérité, qu'instructif. Ausfiles médecins, & les marquis, qu'il a peints plusieurs fois dans des attitudes diverses, ne font-ils jamais la principale figure du tableau. Lorsqu'il avoit en vue de corriger un ridicule plus essentiel, ou un vice contraire à la société, il réservoit la premiére place pour un de ces caractères finguliers qui méritent par euxmêmes de fixer toute l'attention.

Love's the best Doctor, a Comedy of

three Afts in Prose, acted at Versailles, September 15, 1665, and at Paris at the Theatre of the Palace-Royal the 22d of the Same Month.

OVE's the best Doctor, is one of those hafty Pieces which we ought not to criticize upon with too much Severity. The Quarrel between Moliere's Wife, and the Wife of a Physician with whom

she lodg'd, tho' never so well attested, appears too trifling a Motive to determine Moliere, as it is said it did, to bring the Physicians fo often afterwards on the Stage. Being disgusted with the folemn Countenance, studious Appearances, and vain Pomp of Technical Terms, which the Phyficians of his time affected, in order to impose on the Publick, he thought he could draw from thence a Fund of Comic Humour, more entertaining indeed than instructive; for which reason the Physicians and the Marquises, whom he has often painted in different Attitudes, are never the Principal Figures in the Piece. Whenever he intended to reprove a more essential Folly, or any Vice that was injurious to Society, the reserv’d the first place for one of those fingular Characters which deserv'd to have all the Attention fix'd on themselves.

A CT E U R S.

SGANARELLE, pére de Lucinde.
LUCINDE, fille de Sganarelle.
CLITANDRE, amant de Lucinde.
AMINTE, voisine de Sganarelle.
LUCRÉCE, niéce de Sganarelle.
Lisette, suivante de Lucinde.
M. GUILLAUME, marchand de tapisseries.
M. Josse, orfévre.
M. Tomés,
M. Des FONANDRÉS,
M. MACROTON,

médecins.
M. BAHIS,
M. FILLERIN,
UN NOTAIRE,
CHAMPAGNE, valet de Sganarelle.
Un OPÉRATEUR.

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