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Prosper Jolyot (1), naquit à Dijon, rue des Carmes, 29 (aujourd'hui rue Crébillon) (2), sur le territoire de l'ancienne paroisse Saint-Philibert, le samedi 13 janvier 1674, à sept heures du soir. C'est lui-même qui nous l'apprend dans une lettre du jeudi 29 janvier 1761 (3). Il fut baptisé le lundi 15, et eut

(1) Quelquefois Joliot ou Jolliot, l'orthographe des actes est indécise.

(2) Selon M. Girault. Mais les recherches de M. Garnier, archiviste, ont indiqué une maison située à l'angle des rues Monge et Cazotte où une plaque commémorative a été placée.

(3) Voir dans Amanton « Révélations sur les deux Crébillon », cette lettre, communiquée par M. Boudot, conservateur des archives de la Côte-d'Or. CRÉB.

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pour parrain « noble Prosper Bouin, mailre des comptes » (1). Prosper était le troisième enfant de Melchior Jolyot, notaire royal et de Henriette Gagnard (2).

Presque tous ses biographes ont répété que les Jolyot étaient nobles, et que leur titre primordial, remontant à Philippe le Bon (1442), se trouvait au trésor des Chartes de la Chambre des comples, à Dijon. Il est aujourd'hui bien prouvé que ces

છે détails sont de

pure

fantaisie (3). Crébillon, vers la fin de sa vie, écrivant à M. X... à propos de sa généalogie, se rappelle bien avoir entendu parler d'un Emonin Jolyot, chambellan de Raoul duc de Bourgogne (4), et d'un Simonin Jolyot, chambellan de Philippe le Bon, anobli par ce dernier (5); leurs titres, retrouvés au cabinet des livres, auraient été remis à Melchior; mais tous les papiers se sont perdus, prétend-il, « dans le bouleversement d'un décret », et il ne peut fournir autre chose que « le secours d'une vieille mémoire » (6). Quant à Crébillon fils, voici ce qu'il en pensait : « Ma famille est, dit-on, fort ancienne, mais cela peut être sans qu'elle en soit plus noble. Mon père se berce et compte me bercer aussi de je ne sais combien de grandes idées, que je crois plus poétiques que vraies » (7).

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(1) Registres de la paroisse Saint-Philibert: acte reproduit par Amanton et Jal.

(2) Orthographe très indécise. On trouve dans les actes et dans les documents imprimés les formes suivantes : Ganiard, Ganiare, Gaiguard, Guignard et même Cagnard et Cognard.

(3) Jal les a très sérieusement discutés : cependant M. Vilu n'a pas cru devoir les rejeter. M, d'Hugues, dans son élude sur Crébillon, n'admet pas la noblesse des Jolyot, mais il se trompe en disant que M. Vitu suit l'opinion de Jal. D'Alembert dit simplement mais inexactement que c'est une famille ancienne et « illustrée dans la magistrature ».

(4) Quel est ce Raoul ? Nous ne trouvons que Raoul, fils de Richard, troisième duc de Bourgogne et roi de France en 923-936. On jugera sans doute que Crébillon remontait un peu trop haut.

(5) De la Porte parle de deux frères anoblis à la fois.
(6) Lettre déjà citée.
(3) A M. de Brosses, 4 sept. 1750 (dans Amanton).

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