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Maximilien, baron de Schell, pour le duc de Clève

et de Berg. Auguste-Guillaume de Pappenheim, pour le land

grave de Hesse-Darmstadt. Jean-Ernest, baron de Gagern, pour les princes

de Nassau. François – Xavier de Fischler, pour les maisons

de Hohenzollern et pour celle de Salm. Louis de Greuhm, pour le prince d'Isenburg-Birstein. Durant-Saint-André, pour S. A. S. le duc

d'Aremberg, et pour le comte de la Leyen.

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Note,
remise a la diéte de Ratisbonne par M. Bacher, chargé

d'affaires de France,

le 1. Août 1806.

Le soussigné Chargé d'affaires de Sa Majesté l'Empereur des François, Roi ditalie, près la Diète générale de l'Empire Germanique, a reçu de Sa Majesté l'ordre de faire à la Diète les déclarations suivantes.

Leurs Majestés les Rois de Bavière et de Würtemberg, les Princes souverains de Ratisbonne, de Bade, de Berg, de Hesse-Darmstadt, de Nassau et les autres principaux Princes du midi et de l'ouest de l'Allemagne, ont pris la résolution de former entr'eux une confédération qui les mette à l'abri de toutes les incertitudes de l'avenir, et ils ont cessé d'être états de l'Empire.

La situation dans laquelle le traité de Presbourg a placé directement les cours alliées de la France, et indirectement les Princes qu'elles entourent et qui les avoisinent, étant incompatible avec la condition d'un état d'Empire, c'étoit pour elles et pour ces Princes une nécessité d'ordonner sur un nouveau plan le système de leurs rapports et d'en faire disparoitre une contradiction qui auroit été une source permanente d'agitation, d'inquiétude et de danger.

De son côté la France, si essentiellement intéressée au maintien de la paix dans le midi de l'Allemagne, et qui ne pouvoit pas douter que, du moment où elle aurait fait repasser le Rhin à ses troupes, la discorde, conséquence inévitable de relations contradictoires ou incertaines, mal définies et mal connues, auroit compromis de nouveau le repos des peuples, et rallumé peut-être la guerre sur le continent, obligée d'ailleurs de concourir au bien-être de ses alliés et de les faire jouir de tous les avantages que le traité de Presbourg leur assure et qu'elle leur a garantis, la France n'a pu voir, dans la confédération qu'ils ont formée, qu'une suite naturelle et le complément nécessaire de ce traité.

Depuis long-temps des altérations successives qui de siècle en siècle n'ont été qu'en augmentant, avaient réduit la constitution germanique à n'étre plus qu'une ombre d'elle-même. Le temps avoit changé tous les rapports de

un

a

grandeur et de force qui existaient primitivement entre les divers membres de la confédération, entre chacun d'eux et le tout dont ils faisaient partie. La diète avait cessé d'avoir une volonté qui lui fut propre. Les sentences des tribunaux

suprêmes

ne pouvaient être mises à exécution. Tout attestoit affoiblissement si grand que le lien fédératif n'offroit plus de garantie å personne, et n'étoit entre les puissances qu'un moyen de dissention et de discorde. Les évènemens des trois coalitions ont porté cet affoiblissement à son dernier terme. Un Electorat a été supprimé par la réunion du Hanovre å la Prusse: Un Roi du nord a incorporé à ses autres états une des Provinces de l'Empire: le traité de Presbourg a attribué à Leurs Majestés les Rois de Bavière et de Wurtemberg, et à Son Altesse Sérénissime l’Electeur de Bade, la plénitude de la souveraineté, prérogative que les autres Electeurs réclameroient sans doute et seroient fondés à réclamer, mais qui ne peut s'accorder, ni avec la lettre, ni avec l'esprit de la constitution de l’Empire.

Sa Majesté l’Empereur et Roi est donc obligé de déclarer qu'il ne reconnoit plus l'existence de la constitution Germanique, en reconnoissant néanmoins la souveraineté entière et absolue de chacun des Princes dont les états composent aujourd'hui l'Allemagne, et en conservant avec eux les mêmes relations qu'avec les autres puissances indépendantes de l'Europe.

Sa Majesté l'Empereur et Roi a accepté le titre de protecteur de la confédération du Rhin. Il ne l'a fait que dans des vues de paix, et pour que sa médiation constamment interposée entre les plus foibles et les plus forts, prévienne toute espèce de dissentions et de troubles.

Ayant ainsi satisfait aux plus chers intérêts de son peuple et de ses voisins, ayant pourvu, autant qu'il étoit en lui, à la tranquillité future de l'Europe, et en particulier à la tranquillité de l'Allemagne qui a été constamment le théâtre de la guerre, en faisant cesser la contradiction qui plaçoit les peuples et les princes sous la protection apparente d'un système réellement contraire à leurs intérêts politiques et à leurs traités, Sa Majesté l'Empereur et Roi espère qu'enfin les Nations de l'Europe fermeront l'oreille aux insinuations de ceux qui voudroient entretenir sur le continent une guerre éternelle, que les armées françaises qui ont passé le Rhin, l'auront passé pour la dernière fois, et que les peuples d'Allemagne ne verront plus que dans l'histoire du passé l'horrible tableau des désordres de tout genre, des dévastations et des massacres que la guerre entraine toujours avec elle.

Sa Majesté a déclaré qu'elle ne porteroit jamais les limites de la France au-delà du Rhin. Elle a été fidèle à sa promesse. Maintenant son unique désir est de pouvoir employer les moyens que la providence lui a confiées pour affranchir les mers, rendre au commerce sa liberté, et assurer ainsi le repos et le bonheur du monde.

Ratisbonne le 1. Août 1806.

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Bacher.

Renunciationsurkunde

der Mitglieder des Rheinbundes, datirt und dictirt , Regensburg am 1. Aug. 1806.

Hochwürdige, Hoch- und Hochwohl -, auch Wohlgeborne,

insonders hoch- und vielgeehrteste Herren! Die zur allgemeinen deutschen Reichsversammlung bevollmächtigten unterzeichneten Botschafter und Gesandte haben den Befehl erhalten, Namens Ihrer höchst- und hohen Committenten Euren Excellenzien, Hochwürden, Hoch-, Hochwohl – und Wohlgeboren nachstehende Erklärung mitzutheilen:

Die Begebenheiten der drei letzten Kriege, welche Deutschland beinahe ununterbrochen beunruhigt haben, und die politischen Veränderungen, welche daraus entsprungen sind, haben die traurige Wahrheit in das hellste Licht gesetzt, dass das Band, welches bisher die verschiedenen Glieder des deutschen Staatskörpers miteinander vereinigen sollte, für diesen Zweck nicht mehr hinreiche, oder vielmehr, dass es in der That schon aufgelöst sei; das Gefühl dieser Wahrheit ist schon seit langer Zeit in dem Herzen jedes Deutschen; und so drückend auch die Erfahrung der letzten Jahre war, so hat sie doch im Grunde nur die Hinfälligkeit einer in ihrem Ursprunge ehrwürdigen, aber durch den, allen menschlichen Anordnungen anklebenden Unbestand fehlerhaft gewordenen Verfassung bestätiget. Nur diesem Umstande muss man ohne Zweifel die im Jahre 1795 im Reiche selbst sich hervorgethane Trennung zuschreiben, die eine Absonderung des Interesse des nördlichen und südlichen Deutschlands zur Folge hatte. Von diesem Augenblicke an mussten nothwendig alle Begriffe von einem gemeinschaftlichen Vaterlande und Interesse verschwinden; die Ausdrücke: Reichskrieg und Reichsfrieden wurden Worte ohne Sinn; vergeblich suchte man Deutschland mitten im deutschen Reichskörper. Die Frankreich zunächst gelegenen, von allem Schutz entblössten und allen Drangsalen eines Kriegs, dessen Beendigung in den verfassungsmässigen Mitteln zu suchen nicht in ihrer Gewalt stand, ausgesetzten Fürsten sahen sich gezwungen, sich durch Separatfrieden von dem allgemeinen Verbande in der That zu trennen.

Der Friede von Lüneville, und mehr noch der Reichsschluss von 1803 hätten allerdings hinlänglich scheinen sollen, um der deutschen Reichsverfassung neues Leben zu geben, indem sie die schwachen Theile des Systems hinwegräumten und die Hauptgrundpfeiler desselben befestigten. Allein die in den letztverflossenen 10 Monaten unter den Augen des ganzen Reichs sich zugetragenen Ereignisse haben auch diese letzte Hoffnung vernichtet, und die gänzliche Unzulänglichkeit der bisherigen Verfassung aufs neue ausser allem Zweifel gesetzt.

Bei dem Drange dieser wichtigen Betrachtung haben die Souverains und Fürsten des mittäglichen und westlichen Deutschlands sich bewogen gefunden, einen neuen und den Zeitumständen angemessenen Bund zu schliessen. Indem sie sich durch gegenwärtige Erklärung von ihrer bisherigen Verbindung mit dem deutschen Reichskörper lossagen, befolgen sie blos das durch frühere Vorgänge, und selbst durch Erklärungen der mächtigern Reichsstände aufgestellte System. Sie hätten zwar den leeren Schein einer erloschenen Verfassung beibehalten können, allein sie haben im Gegentheil ihrer Würde und der Reinheit ihrer Zwecke angemessener geglaubt, eine offene und freie Erklärung ihres Entschlusses und der Beweggründe, durch welche sie geleitet worden sind, abzugeben.

Vergeblich aber würden sie sich geschmeichelt haben, den gewünschten Endzweck zu erreichen, wenn sie sich nicht zugleich eines mächtigen Schutzes versichert hätten, wozu sich nunmehr der nämliche Monarch, dessen Absichten sich stets mit dem wahren Interesse Deutschlands übereinstimmend gezeigt haben, verbindet. Eine so mächtige Garantie ist in doppelter Hinsicht beruhigend. Sie gewährt die Versicherung, dass Se. Maj. der Kaiser von Frankreich Allerhöchstdero Ruhms halber eben so sehr, als wegen des eigenen Interesses des französischen Kaiser-Staates, die Aufrechthaltung der neuen Ordnung der Dinge in Deutschland und die Befestigung der inneren und äusseren Ruhe sich angelegen sein lassen werden. Dass diese kostbare Ruhe der Hauptzweck des rheinischen Bundes ist, davon finden die bisherigen ReichsMitstände der Souverains, in deren Namen die gegenwärtige Erklärung geschieht, den deutlichen Beweis darin, dass jedem unter ihnen, dessen Lage ihm eine Theilnahme daran erwünschlich machen kann, der Beitritt zu demselben offen gelassen ist.

Indem wir uns nun dieses höchsten und hohen Auftrags hierdurch schuldigst entledigen, so haben wir zugleich die Ehre, die Versicherung der hochachtungsvollsten Ergebenheit hinzuzufügen, womit wir sind Regensburg den 1. Aug. 1806. Euer Excellenzien, Hochwürden, Hoch-, Hochwohl – und

Wohlgeboren

gehorsamst ergebenste
Freiherr von Rechberg, Sr. kgl. Majestät v. Bayern Geh.-

Rath und bisheriger Comitialgesandter.
Freiherr von Sekendorf, Sr. kgl. Majestät von Würtemberg

Staatsminister und bisheriger K. K. G.
Kurfürstl. Reichserzkanzler, Staatsminister und Directorialgesandter,

Freiherr von Albini.
Der kurfürstl. Badensche Gesandte, Albrecht Freih.d. Sekendorf.
Landgräflich Hessischer Gesandter, Freiherr v. Türkheim.
Edmund Freiherr Schmitz-Grollenburg, Sr. hochfürstl.

Durchlaucht zu Hohenzollern-Hechingen und des hochfürstl.

Gesammthauses Hohenzollern Gesandter.
Weihbischoff und Domdechant o. Wolf, als hochfürstl. Salm-

Kyrburgischer Comitial-Gesandter.
0. Mollenbec, von wegen Sr. hochfürstl. Durchl. zu Isenburg.

0.

Abdicationsurkunde des deutschen Kaisers.

(6. August 1806.) Die Fürsten des Rheinbundes hatten in ihrem Schreiben an den Reichstag zu Regensburg, worin sie ihren Austritt aus dem deutschen Reidysverband erklärten, nicht mit Unrecht gesagt, daß das Band, welches fie hier förmlid lösen, in der That schon seit lange gelöst sei, daß die Worte Reichstrieg und Reidsfrieden Ausdrüde ohne Sinn geworden seien, und daß man vergeblid) ein Deutschland mitten im deutschen Staatskörper suche. Seit dem Jahr 1795 war es bei der Bedrängniß von Seiten der französischen Armeen unter den deutschen Fürsten gewöhnlid geworden, den schleppenden Gang und die widersprechenden Interessen des Reichstages zu umgehen und in Separatfriedensídlüssen mit Frankreich Rettung zu suchen. Preußen war im Frieden von Basel mit diesem Beispiele vorangegangen und das Reichsoberhaupt selbst ahmte dasselbe nach. Bei dem Separatinteresse, weldjes die östreichische und preußische Politik verfolgten, bei der geringen Uebereinstimmung und dem Mißtrauen zwischen diesen beiden deutschen Großmächten, waren die kleineren deutsden Staaten in der That in einer sehr schwierigen Lage. Namentlich die südlichen und westlichen hatten das Kriegsunheil immer zuerst zu tragen und mußten gleichwohl in beständiger Besorgniß schweben, bei dem nädysten Friedensschluß als eine von Frankreich dargebotene Entschädigung dem Gebiete eines mächtigeren deutschen Staates zugewiesen zu werden.

Wenn nun die Rheinbundes - Fürsten in einem besonderen Bündnisse unter dem Protectorat Napoleon's eine Gewähr für ihre Eristenz und für den Frieden suchten; so konnte allerdings der deutsde Kaiser um so weniger gemeint sein, die völlig undankbar gewordene Würde eines Dberhauptes des deutschen Reiches länger fortzuführen, als es eben gerade die südlichen und westlichen Staaten waren, von denen er ein festeres Anschließen an Destreich erwarten durfte, während sich im Norden don der preußische Einfluß mehr Geltung versdafft hatte. Kaiser Franz II. legte also schon wenige Tage, nachdem der Rheinbund fich vom Reiche losgesagt hatte, in einer aus Wien, 6. August 1806

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