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hatte Kaiser Nikolaus in der Person des Generale Murawieff einen Gesandten an den König von Aegypten geschidt, um den Frieden zu vermitteln. Derselbe brachte am 6. Febr. 1833 die Nachricht nach Constantinopel, daß der Vicefönig die Feindseligkeiten einstellen wolle und seinem Sohne Zbrahim den Befehl gegeben habe, Halt zu madyen. Zwar bemühte sich jeßt der französische Admiral Roussin (19. Febr. 1833), die Pforte zur Ablehnung der russischen Vermittlung zu bewegen, und verspracy, daß Frankreich das Vermittlungøgeschäft übernehmen wolle; allein da am 20. Febr. das russische Geschwader bei Bujukdere vor Anker ging, so wagte es die Pforte nicht, den bereits eingeschlagenen Weg wieder zu verlassen. Am 4. Mai 1833 kam der Friede zwischen der Pforte und dem Vicefönig zu Stande; lekterer wurde in den Paschaliks von Aegypten und Kreta bestätigt und erhielt noch in Syrien die Paschaliks von Das mascus, Aleppo, Jerusalem u. Die Gesandten der Mächte hatten es fich angelegen sein lassen, den Sultan zur Nachgiebigkeit zu bewegen und durch den Abschluß des Friedens ein weiteres Vorgehen der Russen zu verhindern. Graf Drloff aber, der Befehlshaber des russischen Gülfecorps, brachte noch vor dem Abzuge der Russen (10. Jul.) am 8. Juli 1833 die öfter genannte Defensio - Allianz zwischen Rußland und der Pforte zu Stande, welche der Vertrag von Unfiar-38felefii genannt wird. Die Bevollmächtigten, welche diesen Vertrag abschlossen, waren russisder Seits Graf Drloff, außerordentlicher Gesandter, und Bouteneff, bevollmächtigter Minister bei der Pforte, und türkischer Seits der Seraskier Hoffew - Me hemed - Pasda und der Muschir Ferzi - A dh met: Pasca. Im ersten Artikel dieses Vertrages sagen fidz beide Souveraine ewigen Frieden, Freundschaft, Allianz und gegen seitigen Schuß in ihrem Länderbefiß zu. Der zweite Artikel bestätigt den Frieden von Adrianopel und einige andere neuere Vereinbarungen. Im dritten Artikel verspricht Rußland der Pforte, so oft sie es verlange, so viele russische Truppen und Schiffe zu stellen, als sie bedürfe. Der vierte Artikel bestimmt, daß von der anrufenden Macht für die gestellten Hülfstruppen von der anderen nur die Verpflegungskosten bezahlt werden müßten. Im fünften Artikel wird die Dauer dieses Vertrages auf acht Jahre festgeseßt. Der se do te verspricht die Ratification desselben innerhalb zweier Monate. Ein angeldlossener geheimer Zusapartikel sagt, daß Rußland auf die von der Reciprocität geforderte materielle Hülfe von Seiten der Türken vorkommenden Fals verzichten wolle und nur verlange, daß die Pforte die Dardanellen schließe, d. h. keinem fremden Kriegssdiff unter irgend einem Vorwand das Einlaufen in dieselben gestatte. Die übrigen Mächte waren mit diesem Vertrag, der Rußland einen so bedeutenden Einfluß auf die türkischen Zustände einräumte und die Pforte gewissermassen in ein Schußverhältniß zu Rußlanb brachte, sehr unzufrieden. Anfragen in Petersburg und Constantinopel wurden gehalten, die jedoch ausweichend beantwortet wurden, bis die acht Jahre des Vertrages abgelaufen waren, wo sodann am 13. Juli

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1841 die Pforte zu London mit den Mächten Destreid, Preußen, England und Rußland eine Uebereinkunft schloß, nach welcher fich der Sultan verpflichtete, die alte Regel aufrecht zu erhalten, traft welcher gar tein fremdes Kriegsschiff, während die Pforte Frieden hätte, in die Dardanellen und den Bosporus einlaufen durfte. Dieses Aktenstüđ wird unter unserer Abtheilung: Anderweitige Verträge die Türkei betreffend" Ziffer 3 folgen. – Der Vertrag von Untiar - Zotelefft findet fich abges

Jøkeleffi drudt bei Martens nouveau recueil tom. XI. p. 655, bet Martens et Cussy recueil manuel tom. IV. p. 386 u. a.

Traité de paix perpétuelle et d'amitié,

entre
l'Empire de Bussie et la Porte Ottomane,

conclu près du village de
KUTSCHOUC KAYNARDGI

le 10. Juillet 1774.

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Au nom de Dieu Tout - Puissant. Les Souverains des deux Empires belligérants, celui de toutes les Russies et la Porte Ottomane souhaitant et désirant mutuellement de mettre fin à la guerre qui a duré jusqu'à présent entre les deux Etats, et de parvenir au rétablissement de la paix par des personnes de confiance respectivement autorisées à cet effet, ont nommé et muni de leurs plein-pouvoirs effectifs pour négocier, arrèter, conclure et signer le traité de paix entre les deux hauts Empires, savoir S. M. l'Impératrice de toutes les Russies, le Comte Pierre de Roumanzow Général-Feld-Maréchal, Commandant de son armée ; Gouverneur Général de la Petite Russie, Président du Collège de la Petite Russie et Chevalier des ordres de St. André, de St. George, de St. Alexandre Newski et de St. nne et Sa Hautesse, le Grand-Vizir de la Sublime Porte Mousson Zadé Mechmet Bacha.

En conséquence, ces deux Commandans des armées, le Feld-Maréchal Comte Pierre Roumanzow et le Grand-Vizir Mousson Zadé Mechmet Bacha, pour se conformer aux vues de leurs Cours, ont donné toute leur attention à cette affaire, et les Plénipotentiaires, Nischandgi Resmi Achmet Effendi et Ibraim Munib Reis Effendi envoyés le 5. de Juillet 1774 par le Grand-Vizir de la part de la Sublime Porte, ont conjointement avec le Plénipotentiaire nommé par le dit Feld-Maréchal, le Prince Nicolas Repnin, Lieutenant-Général, Chevalier de l'ordre de St. George de la Grande croix, de St. Alexandre Newsky, de l'aigle blanc de Pologne et de Ste. Anne de Holstein, dressé, arrêté, conclu, signé et muni du cachet de leurs armes, en présence du

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Général-Feld-Maréchal Comte de Roumanzow dans sa tente, les articles suivans de la paix perpétuelle entre l'Empire de toutes les Russies et la Porte Ottomane.

Art. I. Dès à présent et pour toujours cesseront toutes les hostilités et l'inimitié qui ont eu lieu jusqu'ici, et toutes les actions et entreprises ennemies faites de part et d'autre par les armes ou d'autre manière seront ensevelies dans un éternel oubli, sans qu'il en soit tiré vengeance par quelque moyen que ce puisse être; mais au contraire il y aura une paix perpétuelle, constante et inviolable tant par mer que par terre. Pareillement il sera cultivé entre les deux hautes Parties contractantes, S. M. l'Impératrice de toutes les Russies et Sa Hautesse, Leurs Successeurs et Héritiers, ainsi qu'entre les deux Empires, leurs Etats, terres, sujets et habitans une union sincère et amitié perpétuelle et inviolable avec un soigneux accomplissement et maintien de ces articles; de façon qu'aucune des deux parties n'entreprendra à l'avenir à l'égard de l'autre aucune action ou dessein ennemi que ce soit, ni en secret ni ouvertement. Et en conséquence du renouvellement d'une amitié si sincère, les deux Parties contractantes accordent respectivement une amnistie et pardon général à tous ceux de leurs sujets sans distinction, qui se sont rendus coupables de quelque crime envers l'une ou l'autre des deux parties; délivrant et mettant en liberté ceux qui se trouvent aux galères ou en prison; permettant à tous bannis, ou exilés de retourner chez eux avec promesse de leur rendre après la paix tous les honneurs et biens dont ils ont joui ci-devant, et de ne leur faire, ni souffrir que d'autres leur fassent impunément quelque insulte, dommage ou offense, sous quelque prétexte que ce soit; mais que chacun d'eux puisse vivre sous la garde et protection des loix et coutumes de son pays, ainsi que ses compatriotes.

Art. II. Si après la conclusion du Traité et l'échange des ratifications quelques sujets des deux Empires, ayant commis quelque crime capital, ou s'étant rendus coupables de désobéissance ou de trahison, vouloient se cacher ou chercher asyle chez l'une des deux Puissances, ils n'y devront être reçus ni gardés sous aucun prétexte, mais immédiatement livrés ou du moins chassés des Etats de la Puissance chez laquelle ils se seroient retirés; afin que pour de tels Malfaiteurs il ne s'élève aucun refroidissement ou contestation inutile entre les deux Empires, à l'exception cependant de ceux qui dans l'Empire de Russie auront embrassé la Religion Chrétienne et dans l'Empire Ottoman la Religion Mahometane. Pareillement au cas que quelques sujets des deux Empires, soit Chréliens ou Mahometans, ayant commis quelque forfait ou délit ou pour quelque cause que ce soit, passent d'un Empire dans l'autre, ils seront immédiatement livrés dès que la réquisition en sera faite.

Art. III. Tous les Peuples Tartares, ceux de la Crimée, du Budgiac, du Kuban, les Edissans, Geambouiluks et Editschkuls, seront reconnus sans aucune exception par les deux Empires pour nations libres et entièrement indépendantes de toute Puissance étrangère, gouvernés par leur propre Souverain de la race de Chingis-Kan, élu et élevé sur le Trône par tous les

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peuples Tartares; lequel les gouvernera d'après leurs anciennes loix et usages, n'en rendant aucun compte que ce soit à aucune Puissance étrangère; c'est pour quoi, ni la Cour de Russie, ni la Porte Ottomane ne devront se mêler sous quelque prétexte que ce soit, de l'élection du dit Chan non plus que de leurs affaires domestiques, politiques, civiles et intérieures; mais au contraire avouer et considérer la dite nation Tartare dans son état politique et civil sur le même pied que les autres Puissances qui se gouvernent par elles mêmes et ne dépendent que de Dieu seul; quant aux cérémonies de religion comme les Tartares professent le même culte que les Musulmans, ils se régleront à l'égard de Sa Hautesse comme Grand-Calife du Mahométisme, selon les préceptes que leur prescrit leur loi, sans aucun préjudice néanmoins de la confirmation de leur liberté politique et civile. La Russie laisse à cette nation Tartare à l'exception des forteresses de Kertsch et Jenicale avec leurs districts et ports, que la Russie garde pour elle, toutes les villes, forteresses, habitations, terres et ports qu'elle a conquis en Crimée et au Kuban; le terrein situé entre les rivières Berda, Konskie, Vodi et le Dnieper, ainsi que tout celui situé jusqu'à la frontière de Pologne entre le Boug et le Dnester à l'exception de la forteresse d'Oczakow avec son ancien territoire qui appartiendront comme ci-devant à la sublime Porte; et elle promet de faire sortir ses troupes de leurs possessions d'abord après la conclusion et l'échange du traité de paix. La sublime Porte Ottomane s'engage pareillement de son côté å se désister de tout droit quelconque qu'elle pourroit avoir sur les forteresses, villes, habitations etc. en Crimée, au Kuban et dans l'isle de Taman, de ne tenir dans ces endroits aucune garnison ni autres gens armés, cédant ces états aux Tartares de la même manière que la cour de Russie, c'est à dire en pleine propriété et souveraineté absolue et indépendante. Pareillement la sublime Porte s'engage de la manière la plus solennelle et promet de n'introduire ni entretenir à l'avenir aucune garnison ou gens armés quelconques dans les susdites villes, forteresses, terres et habitations ni dans l'intérieur de ces états aucun intendant ou Employé militaire de quelque dénomination que ce soit, mais de laisser tous les Tartares dans la même parfaite liberté et indépendance que les laisse l'Empire de Russie.

Art. IV. Il est conforme au droit naturel de chaque Puissance, de faire dans son propre pays telles dispositions qu'elle juge à propos; en conséquence il est respectivement réservé aux deux Empires, une liberté parfaite et illimitée de construire en neuf chacun dans ses Etats et en dedans de ses frontières, en tels endroits qu'il trouvera convenables, toute sorte de forteresses, villes, habitations, édifices et demeures, ainsi que de réparer et rebåtir les anciennes forteresses, villes, habitations etc.

Art. V. Après la conclusion de cette heureuse paix et le renouvellement de l'amitié sincère et du bon voisinage, la cour Impériale de Russie dorénavant aura toujours auprès de la sublime Porte un ministre du second rang, c'est à dire un Envoyé ou un Ministre plénipotentiaire; la sublime Porte marquera à son caractère toute l'attention et les égards qui s'observent envers

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