Nouvelle encyclopédie poétique: ou, Choix de poésies dans tous les genres, Volume 4

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Capelle (M., Pierre Adolphe)
Ferra, 1819
 

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Page 39 - Tous les jours il m'éveille au bruit de ses exploits. Rien ne peut arrêter sa vigilante audace : L'été n'a point de feux , l'hiver n'a point de glace. J'entends à son seul nom tous mes sujets frémir. En vain deux fois la paix a voulu l'endormir : Loin de moi son courage , entraîné par la gloire , Ne se plaît qu'à courir de victoire en victoire. Je me fatiguerais à te tracer le cours Des outrages cruels qu'il me fait tous les jours.
Page 76 - Profanes, à genoux! Le chantre, qui de loin voit approcher l'orage, Dans son cœur éperdu cherche en vain du courage: Sa fierté l'abandonne: il tremble, il cède, il fuit. Le long des sacrés murs sa brigade le suit. Tout s'écarte à l'instant: mais aucun n'en réchappe; Partout le doigt vainqueur les suit et les rattrape. Evrard seul, en un coin prudemment retiré, Se croyait à couvert de l'insulte sacré...
Page 41 - Ses murs, dont le sommet se dérobe à la vue, Sur la cime d'un roc s'allongent dans la nue , Et, présentant de loin leur objet ennuyeux, Du passant qui le fuit semblent suivre les yeux.
Page 36 - L'un pétrit dans un coin l'embonpoint des chanoines; L'autre broie en riant le vermillon des moines: La Volupté la sert avec des yeux dévots, Et toujours le Sommeil lui verse des pavots. Ce soir, plus que jamais, en vain il les redouble.
Page 33 - Je ne veux point nier les solides bienfaits .Dont ton âme prodigue a comblé mes souhaits; Et le Rhin de ses flots ira grossir la Loire Avant que tes faveurs sortent de ma mémoire : Mais ne présume pas qu'en te donnant ma foi L'Hymen m'ait pour jamais asservi sous ta loi.
Page 23 - En vain par ses conseils sagement le rappelle , Lui montre le péril : que midi va sonner; Qu'il va faire, s'il sort, refroidir le dîner. « Quelle fureur, dit-il, quel aveugle caprice, Quand le dîner est prêt, vous appelle à l'office? De votre dignité soutenez mieux l'éclat : Est-ce pour travailler que vous êtes prélat? A quoi bon ce dégoût et ce zèle inutile? Est-il donc pour jeûner quatre-temps ou vigile? Reprenez vos esprits, et souvenez-vous bien Qu'un dîner réchauffé ne valut...
Page 43 - L'amas toujours entier des écrits de Haynaut : Quand Boirude, qui voit que le péril approche, Les arrête, et, tirant un fusil de sa poche, Des veines d'un caillou qu'il frappe au même instant, II fait jaillir un feu qui pétille en sortant : Et bientôt, au brasier d'une mèche enflammée Montre, à l'aide du soufre, une cire allumée. Cet astre tremblotant, dont le jour les conduit, Est pour eux un soleil au milieu de la nuit.
Page 21 - S'élève un lit de plume à grand frais amassée : Quatre rideaux pompeux, par un double contour, En défendent l'entrée à la clarté du jour. Là, parmi les douceurs d'un tranquille silence...
Page 70 - Sa troupe le croit mort, et chacun empressé Se croit frappé du coup dont il le voit blessé. Aussitôt contre Evrard vingt champions s'élancent ; Pour soutenir leur choc les chanoines s'avancent. La Discorde triomphe, et du combat fatal Par un cri donne en l'air l'effroyable signal. Chez le libraire absent tout entre , tout se mêle : Les livres sur Evrard fondent comme la grêle Qui , dans un grand jardin, à coups impétueux Abat l'honneur naissant des rameaux fructueux.
Page 48 - Ses ais demi-pourris, que l'âge a relâchés, Sont à coups de maillet unis et rapprochés. Sous les coups redoublés tous les bancs retentissent ; Les murs en sont émus , les voûtes en mugissent , Et l'orgue même en pousse un long gémissement.

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