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en sous-sels insolubles et sur-sels; 2° par l'acide sulfhydrique, en noir; 3° par potasse, en blanc, insoluble dans un excés de réactif; 4° par le chromate de potasse, en jaune, 5° par l'iodure de potassium, en brun foncé, soluble dans un excès de réactif, avec coloration jaune; 6° une lame de zinc en dépose de bismuth sous forme de poudre noire.

PRÉPARATIONS DE ZINC. Incolores, d'une saveur styptique, amere, nauséabonde, réductibles au chalumeau ou sur les charbons, sous l'influence du carbonate de soude, en un petit grain métallique, qui se réduit en fumée blanche, à l'air. Le protoxyde (Zn0) est en poudre blanche trèslégère; le chlorure (ZnCl), en poudre blanche très-caustique; le sulfate (Zn0,80°, 7HO), en cristaux blancs prismatiques.

Les solutės de zinc précipitent: 1° par le sulfhydrate d'ammoniaque, en blanc ; 2° par la potasse, l'ammoniaque, son carbonate, en blanc (hydrate d'oxyde), soluble dans un excès de réactif; 3° par le cyano-ferride de potassium, en jaune sale; 4° par le cyanure de potassium et de manganese, en rose (cyanure de zinc et de manganèse). PRÉPARATIONS

Le
proto

- sulfate (FeO,SO’, HO), qui est en prismes rhomboidaux verdâtres, laisse sur les charbons ardents un résidu blanc. Le proto (FeCl) et sesqui (Fe'Clo) chlorures sont jaunes verdâtres ou brunâtres, solides ou liquides et volatils. Les solutés, qui ont une saveur styptique, précipitent: 1°par le sulfhydrate d'am. moniaque, en noirl

; 2° par le cyano-ferrure de potassium, les sesqui-sels en bleu (bleu de Prusse), les proto-sels en blanc, qui bleuit peu à peu à l'air; 3° par la teinture de noix de galle, les sesqui-sels en noir bleuâtre (tanpate de fer); les proto se colorent en violet clair, puis en noir bleuâtre à l'air; 4° par la potasse, le proto-sels, en blanc verdâtre, les sesqui-sels en brun (sesqui-oxyde fer hydraté); 5° par le cyano-ferride de potassium , les proto-sels, en bleu; les

FERRUGINEUSES.

sesqui-sels se colorent légèrement en brun verdâtre sans donner de précipité.

PRÉPARATIONS DE CHRÓMe. Colorées en jaune, vert ou rouge. Fondues avec le borax, elles donnent un verre vert. L'acide chromique (Cro") est en cristaux octaédriques d'un rouge foncé à l'état d'hydrate; le chromate de potasse (KO,Cro”) en prismes droits, rhomboïdaux, d'un jaune-citron; le bichromate (KO, 2Cr0), en tables rectangulaires d'un rouge foncé. Solubles dans l'eau , à laquelle ils communiquent leur couleur; leur soluté précipité, en vert foncé (sesqui-oxyde de chrome) par l'acide sulfhydrique ou le sulfhydrate d'ammoniaque ; en rouge plus ou moins foncé, par les sels de mercure, d'argent (chromate d'argent); en jaune, par les sels de plomb, de bismuth. Le chromate de plomb (PbO,Croʻ), d'un très-beau jaune, insoluble dans l'eau, est transformé, par le sous-carbonate de potasse, en chromate de potasse et carbonate de plomb.

PRÉPARATIONS D'ARGENT. L'azotate d'argent (Ag0,AzO5) est en lames carrées, incolores, transparentes; l'azotate fondu ou pierre infernale, en petits cylindres incolores ou bruns, à cassure cristalline. Déposés sur un charbon ardent, ils fusent, dégagent des vapeurs nitreuses, et laissent un petit disque d'un blanc mat, prenant l'aspect argentin par le grattage. Ils sont solubles dans l'eau. Le soluté brunit l'épiderme. Il précipite: 1° par l'acide sulfhydrique, en noir; 2° par la potasse, en brun-olive; 3' par l'acide chlorhydrique, les chlorures il donné un chlorure d'argent, blanc, caillebotté, insoluble dans l'eau, l'acide azotique à froid et à chaud, soluble dans l'ammoniaque, indécomposable par la chaleur, se colorant en brun à la lumière, et réductible l'hydrogène naissant. 4° Le zinc en précipite l'argent à l'état métallique.

PRÉPARATIONS D'or. Le perchlorure d'or (Au°Clo) est d'un

par

rouge brun, déliquescent; le chlorhydrate de chlorure d'or, en prismes allongés, d'un jaune doré; le chloro-aurate de sodium (NaCl, Au°Cl$,4H0), en prismes jaunes , quadrangulaires, de même que celui de potassium. Ils sont réductibles en or métallique sur les charbons ardents, solubles dans l'eau. Les solutés sont jaunes, colorent la peau en pourpre et précipitent : 1° par l'hydrogène sulfuré, en noir ; 9° par l'ammoniaque, en jaune (or fulminant); 3° par le proto-sulfate de fer, en brun pourpre, qui prend l'aspect aurifère au brunissoir; 4° par le proto-chlorure d'étain, moyennement étendu , ils donnent le pourpre de Cassius; 5° chauffés avec de l'acide oxalique, la capsule se tapisse d'une couche d'or.

111.-Recherche des Poisons inorganiques dans les aliments,

le tube intestinal, les vêtements, etc.

Il est peu de poisons minéraux qui ne modifient les matières organiques solides ou liquides, ne soient modifiés par elles, par l'eau, les sels qu'elles contiennent, par les produits résultant de leur algération spontanée. Les métalloïdes (phosphore, chlore, iode, brôme) colorent d'abord ces matières, du moins les trois derniers , détruisent les couleurs végétales et s'acidifient. L'iode bleuit les matières amilacées. Les acides rougissent les couleurs bleues, violettes, vertes, plusieurs vėlements, coagulent les liquides albumineux, caséeux, se combinent avec les organes, les tissus, les scarifient, les colorent en jaune (acides azotique, hypo-azotique, chloro-nitrique), en noir (acides sulfurique, chlorhydrique, phosphorique, acétique), les gélatinisent (l'oxalique). Les poisons alcalins verdissent les couleurs végétales, rendent les liquides albumineux, caséeux, fibrineux incoagulables. Les sels neutres alcalins n'ont que peu d'action sur les matières organiques. Les préparations arsénicales, mercurielles, cuivreuses, antimoniales, plombiques, d'étain, de bismuth, de fer, de zinc, d'or, d'argent, etc.,

forment, avec les liquides glutineux, albumineux, caséeux, les tissus, la plupart de matières organiques solides ou liquides, des composés insolubles, méme avec plusieurs d'entre eux, par un contact peu prolongé, la réaction peut étre si complète, qu'il ne reste plus de traces de poison dans la partie liquide.

Quelques-uns de ces poisons sont décomposés par l'eau en sous-sels insolubles et sels acides solubles (proto-chlorure d'étain, d'antimoine, sels de bismuth, nitrates et sulfates de mercure). D'autres sont précipités, décomposés par les sels de l'eau (sels de baryte, de plomb, d'argent, etc.). Presque tous donnent lieu, avec leurs contre-poisons, à des composés insolubles. Les liquides organiques acides saturent les poisons alcalins, dégagent le chlore des hypochlorites, le gaz sulfhydrique des polysulfures. Les liquides organiques alcalins saturent les poisons acides, décomposent les sels formés par les oxydes insolubles. L'ammoniaque, l'acide sulfhydrique, résultant de l'altération spontanée des matières organiques, peuvent aussi réagir sur certains poisons; le premier à la manière des alcalis; le second en transformant les poisons salins métalliques, arsénicaux, mercuriaux, etc. en sulfures insolubles.

De cet exposé général, il suit que les poisons minéraux peuvent ne pas se trouver dans les matières organiques tels qu'ils y ont été mélangés, tels qu'ils sont ingérés dans l'estomac ou tout autre organe. Quel que soit leur genre d'altération, ils s'y trouveront : 1° soit à l'état solide ou de mélange; 2° soit en dissolution dans la partie liquide; 3° soit en combinaison avec les parties solides. Il est donc nécessaire de soumettre les matières suspectes à trois opérations principales, pour y déceler le poison dans ces trois états. Avant, il importe de constater avec soin les caractères physiques el organoleptiques de ces matières, tels que l'état, la couleur, la saveur, etc., caractères qui, dans quelques cas, servent à faire soupçonner le genre, l'espèce toxiques. A.-PREMIÈRE OPÉRATION. Examiner avec soin soit à la vue simple, soit à la loupe, à la lumière diffuse, solaire ou à l'obscurité, si, dans ces matières , étendues par petites couches, à leur surface, sur les parois ou au fond des vases n'existent pas de traces de poudres blanche, noire, jaune, rouge, verte, etc., qu’on isolerait soit à l'aide de pinces, d'une carte, si elles étaient en fragments assez gros, soit par des lavages. A cet effet, on délaye ces matières dans suffisante quantité d'eau pour faire une bouillie claire, et, après avoir divisé ou séparé les parties les plus grosses, on laisse reposer quelques instants, puis on décante pendant que les matières organiques sont encore en suspension dans l'eau. Le dépôt est délayé dans un peu de ce liquide et décanté de nouveau. Après deux ou trois lavages, en opérant dans un vase conique, les poisons minéraux étant plus pesants que les matières organiques, se trouvent au fond du vase. Lorsqu'ils sont bien dépouillés de ces matières, on les analyse par la voie sèche et humide (p. 23 et 29). Les poisons insolubles ou peu solubles, décomposables en sous-sels

par l'eau ou formant des composés insolubles avec les contre-poisons, sont ceux qui peuvent se trouver dans ces matières à l'état solide ou de mélange, et en être isolés ainsi. Si les matières étaient renfermées dans des vases étroits (bouteilles, etc.), il faudrait les laver avec soin, les casser même, afin d'agir sur la totalité de la matière suspecte, d'autant plus que le poison, en raison de sa densité, peut se déposer dans les anfractuosités du vase.

B. ---DEUXIÈME OPÉRATION. Laissez macérer dans l'eau des lavages, pendant un certain temps, les matières soumises à la première opération, ou bien faites-les bouillir, pendant 1/4, 1/2 heure, dans une cornue, suivie d'un récipient, entouré d'eau froide, afin de recueillir les poisons volatils (ammoniaque, acides chlorhydrique, acétique, etc.); filtrez le décocté, et, ainsi que le produit distillé, essayez-le au

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