Images de page
PDF
ePub

Ouvrages de M. Galtier.

1. TRAITÉ DE PHARMACOLOGIE ( pharmacie ) et

sur l'art de formuler, à l'usage des médecins. I vol. in-8.

4 fr. 50 c. 2. TRAITÉ DE MATIÈRE MÉDICALE ET DE THÉRAPEUTIQUE. 2 vol. in-8.

13 fr. 30 TRAITÉ DE TOXICOLOGIE GÉNÉRALE, ou des Poisons et des

Empoisonnements en gen ril. A vol. in-8 de 372 pages. 4 fr. 30 c. ho TRAITÉ DE TOXICOLOGIE médicale, chimique et légale. 2 forts vol. in-8.

15 fr.

Vola. Dans ce dernier trailé, chaque poison, considéré sous le point de vue chimique, médical et légal, forme une espèce de monographie toxicologique. L'auteur a donné beaucoup de développement à l'empoisonnement par les matières alimentaires et gazeuses. Il a consacré un appendice à la falsification des aliments, des boissons, elc.

La ToxicoLUGIE GÉNÉRALE devail former l'introduction du traité précédent (page xi). Comme elle résume les principes fondamentaux de cette science, ceux qui concernent spécialement la physiologie, l'étiologie ou la recherche des poisons, la pulħologie, la thérapeutique, la classification, le diagnostie, surtout les questions et les rapports toxicologiques, nous la publions séparément. Elle servira ainsi d'introduction et de complément a la Toxicologie speciale.

Il y a quelques erreurs à corriger : celles de Chevreuil, au lieu de Chevreul; de Slass, au lieu de Slas ; de Regnuull, au lieu de Renault (d'Alluri).

DE

TOXICOLOGIE

GÉNÉRALE

OU

DES POISONS

ET

DES EMPOISONNEMENTS EN GÉNÉRAL

PAR

C.-P. GALTIER, D. M. P.
Professeur de Pharmacologie, de Matière médicale,

de Therapeutique et de Toxicologie

PARIS

CHAMEROT, LIBRAIRE-EDITEUR

13, RUE DU JARDINET

1855

L'auteur et l'éditeur se réservent le droit de reproduction

et de traduction.

Paris.--Imprime chez Bonaventure et Ducessois, quai des Augustins, 55.

INTRODUCTION.

La toxicologie, τοξικολόγος, de τοξικόν, poison, et de λόγος, discours, est cette partie des sciences médicales qui traite des poisons et des empoisonnements, sous le point de vue chimique, médical et légal.

Est considéré comme poison tout corps qui, par suite de son action chimico-dynamique locale, et surtout de son absorption, peut donner lieu à des désordres organiques ou fonctionnels graves ou mortels.

Le nom de corps établit une délimitation entre les poisons et les agents impondérables (calorique, électricité) qui, par leur action chimique ou dynamique, peuvent donner lieu aussi à des accidents mortels.

Les substances telles que le verre pilé, etc., que quelques toxicologistes considèrent comme des poisons mécaniques, que l'article 301 du Code pénal assimile en quelque sorte aux poisons, en diffèrent en ce qu'elles n'ont pas d'action chimique locale, ne sont point absorbées, agissent enfin comme agents physiques, et, par conséquent, doivent faire partie des corps vulnérants.

Il n'y a pas de limite rigoureuse entre le poison et le médicament, puisque plusieurs de ces derniers, à haute dose, variable pour chacun d'eux, agissent comme poisons, que ceux-ci, à faible dose, sont administrés comme médicaments : la différence consiste surtout dans le but qu'on se propose, dans le résultat à obtenir.

Les venins sont des poisons organiques normaux, sécrétés par

des appareils particuliers à certains animaux dits venimeux , qui, par inoculation ou par la muqueuse pulmonaire, donnent lieu à des effets spéciaux, variables en intensité : les venins restent inertes sur la muqueuse gastrointestinale.

Les virus sont des produits organiques morbides qui, par inoculation et après une incubation plus ou moins longue, donnent lieu à des maladies spécifiques (rage, syphilis, etc.), et à un nouveau produit morbifique, transmissibles par inoculation d'individu à individu. Plusieurs faits tendent à démontrer l'innocuité des viņus par la voie gastro-intestinale.

Les miasmes , les effluves, etc., sont des émanations provenant des matières organiques en décomposition ou d'individus malades, qui, portées à une plus ou moins grande distance, par l'intermédiaire de l'air, produisent des maladies endémiques ou épidémiques spécifiques, à forme périodique (fièvres intermittentes), ou continue (choléra , typhus, etc.).

Les venins, les virus, les miasmes ne différent donc pas des poisons, dans le sens absolu du mot, puisque, introduits dans l'économie par voie d'absorption, ils déterminent des désordres organiques ou fonctionnels graves ou mortels. Nous ferons remarquer cependant qu'ils ne se produique

dans des circonstances particulières, qu'ils sont d'origine et de nature organiques, qu'ils donnent lieu ordinairement à des maladies spécifiques pouvant se reproduire, se communiquer par inoculation, infection ou contagion. Les poisons, au contraire, appartiennent aux règnes inorganique et organique, diffèrent beaucoup entre eux par leur état, leurs caractères physiques, chimiques et leurs effets, ne donnent point lieu, comme les virus, à des

sent

« PrécédentContinuer »