Revue des deux mondes, Volume 4 ;Volume 36

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Au bureau de la Revue des deux mondes., 1838
 

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Page 478 - Assis à mes côtés, m'appelleraient heureux, Et quand ces grands amants de l'antique nature Me chanteraient la joie et le mépris des dieux, Je leur dirais à tous : « Quoi que nous puissions faire, Je souffre, il est trop tard; le monde s'est fait vieux. Une immense espérance a traversé la terre; Malgré nous vers le ciel il faut lever les yeux ! » Que me reste-t-il donc ? Ma raison révoltée Essaye en vain de croire et mon cœur de douter.
Page 476 - Je voudrais vivre, aimer, m'accoutumer aux hommes, Chercher un peu de joie, et n'y pas trop compter, Faire ce qu'on a fait, être ce que nous sommes, Et regarder le ciel sans m'en inquiéter. Je ne puis ; — malgré moi l'infini me tourmente. Je n'y saurais songer sans crainte et sans espoir ; Et, quoi qu'on en ait dit, ma raison s'épouvante De ne pas le comprendre, et pourtant de le voir.
Page 179 - De ton palais d'azur, au sein du firmament, Que regardes-tu dans la plaine? La tempête s'éloigne , et les vents sont calmés. La forêt, qui frémit, pleure sur la bruyère; Le phalène doré, dans sa course légère, Traverse les prés embaumés. Que cherches-tu sur la terre endormie? Mais déjà vers les monts je te vois t'abaisser; Tu fuis en souriant, mélancolique amie, Et ton tremblant regard est près de s'effacer.
Page 479 - L'autre découvre, au loin, dans le ciel solitaire, Un inutile Dieu qui ne veut pas d'autels*. Je vois rêver Platon et penser Aristote ; J'écoute, j'applaudis et poursuis mon chemin. Sous les rois absolus je trouve un Dieu despote ; On nous parle aujourd'hui d'un Dieu républicain.
Page 180 - Ou t'en vas-tu si belle, à l'heure du silence, Tomber comme une perle au sein profond des eaux? Ah! si tu dois mourir, bel astre, et si ta tête Va dans la vaste mer plonger ses blonds cheveux, Avant de nous quitter, un seul instant arrête; — Etoile de l'amour, ne descends pas des cieux!] III «C'est vrai, Bell, répondit Georgette à son amie; Souvent jusqu'à la nuit j'aime à rester ici.
Page 479 - Voilà donc les débris de l'humaine science ! Et depuis cinq mille ans qu'on a toujours douté, Après tant de fatigue et de persévérance, C'est là le dernier mot qui nous en est resté...
Page 482 - Dieu juste ! pourquoi la mort ? Ta pitié dut être profonde, Lorsqu'avec ses biens et ses maux, Cet admirable et pauvre monde Sortit en pleurant du chaos...
Page 480 - Venez, rhéteurs païens, maîtres de la science, Chrétiens des temps passés et rêveurs d'aujourd'hui : Croyez-moi, la prière est un cri d'espérance ! Pour que Dieu nous réponde, adressons-nous à lui.
Page 732 - On a vu déjà comment, au lendemain des journées de Juillet, la religion fut traitée sur la scène, les prêtres livrés à toutes les calomnies, à tous...
Page 477 - J'attends la récompense et j'évite la peine; Mon seul guide est la peur, et mon seul but la mort. On me dit cependant qu'une joie infinie Attend quelques élus. — Où sont-ils, ces heureux? Si vous m'avez trompé, me rendrez-vous la vie ? Si vous m'avez dit vrai, m'ouvrirez-vous les cieux " ? Hélas! ce beau pays dont parlaient vos prophètes, S'il existe là-haut, ce doit être un désert. Vous les voulez trop purs, les heureux que vous faites, Et quand leur joie arrive, ils en ont trop souffert.

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