Dictionnaire historique d'argot, Volume 1

Couverture
E. Dentu, 1888 - 377 pages
 

Avis des internautes - Rédiger un commentaire

Aucun commentaire n'a été trouvé aux emplacements habituels.

Pages sélectionnées

Table des matières

Autres éditions - Tout afficher

Expressions et termes fréquents

Fréquemment cités

Page xxxviii - Le parler que j'aime, c'est un parler simple et naïf, tel sur le papier qu'à la bouche ; un parler succulent et nerveux, court et serré, non tant délicat et peigné comme véhément et brusque...
Page 25 - Bahutier : Quand un homme fait plus de bruit que de besogne, on dit qu'il fait comme les bahutiers. Car en effet les bahutiers, après avoir cogné un clou, donnent plusieurs coups de marteau inutiles avant que d'en cogner un autre.
Page 67 - ... encore employés dans le patois avec la même signification qu'ils ont dans l'argot. Ainsi, dans nos contrées, CHARON se dit pour voleur, et son verbe CHARONNER , pour voler , subtiliser. Dans un des couplets d'une chanson en style argotique , rapportée par Vidoc dans son livre (1) , nous lisons : Dessus le Pont au Change Certain agent de change Se criblait au CHARON ( eriait a
Page 17 - Nous avons autrefois connu une petite école composée de ces types si étranges, qu'on a peine à croire à leur existence ; ils s'appelaient les disciples de l'art pour l'art. Selon ces naïfs, l'art pour l'art consistait à se diviniser entre eux, à ne point aider le hasard qui ne savait même pas leur adresse, et à Attendre que les piédestaux vinssent se placer sous leurs pas.
Page 79 - II ya deux ou trois ans, on vit à la quatrième page de tous les journaux un éloge pompeux d'un nouveau chou... Ce chou était le chou colossal de la Nouvelle-Zélande, servant à la fois à la nourriture des hommes et des bestiaux et donnant un ombrage agréable pendant l'été. C'était un peu moins grand qu'un chêne, mais un peu plus grand qu'un prunier. On vendait chaque graine un franc... On en achetait de tous les coins de la France. — Au bout de quelques mois, les graines du chou colossal...
Page 281 - Elle répondait fort élégamment et comme une personne du monde, quand je ne sais par quelle fantaisie il s'adressa à la mère en lui disant : « Mais votre demoiselle est charmante... At-elle le sac?
Page 300 - Prêtez l'esgourne à mon dur boniment, Vous commencez par tirer en valade, Puis au grand truc vous marchez en taffant.
Page 190 - Dans certains théâtres on voit de jeunes aspirantes qui se font des yeux jusqu'aux oreilles et des veines d'azur du corset jusqu'aux tempes; ce ne sont pas des femme», ce sont des pastels.
Page xxxv - Disons-le, peut-être à l'étonnement de beaucoup de gens, il n'est pas de langue plus énergique, plus colorée que celle de ce monde souterrain qui, depuis l'origine des empires à capitale, s'agite dans les caves, dans les sentines, dans le troisième dessous des sociétés, pour emprunter à l'art dramatique une expression vive et saisissante.
Page 73 - ... il lui enseigna les moyens de se donner de la tournure et du caractère ; il lui révéla le sens intime de l'argot en usage cette semaine-là ; il lui dit ce que c'était que ficelle, chic, galbe, art, artiste et artistique ; il lui apprit ce que voulait dire cartonné, égayé, damné ; il lui ouvrit un vaste répertoire de formules admiratives et...

Informations bibliographiques