Répertoire du Théâtre François: "Tragédies"

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Petitot (M., Claude-Bernard)
P. Didot l'ainé, chez Perlet, 1803
 

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Page 160 - Des dieux que nous servons connais la différence : Les tiens t'ont commandé le meurtre et la vengeance ; Et le mien , quand ton bras vient de m'assassiner , M'ordonne de te plaindre et de te pardonner.
Page 254 - Noricus, je confesse, à ma honte, que tantôt, emporté d'une chaleur trop prompte, j'ai par un mot cruel blessé votre grand cœur ; mais, non moins que du mien, jaloux de votre honneur, je viens publiquement réparer cet outrage. Tous ces chefs assemblés vous rendront témoignage qu'ici je désavoue un aveugle transport : vous avez vaillamment secondé mon effort, quand du poste attaqué je me suis rendu maître ; et si j'ai réussi, je ne le dois, peut-être, qu'aux attaques déjà deux fois...
Page 257 - L'avantage du poste est sans doute pour vous : Mais sachez , Spartacus , que nous avons pour nous La nécessité même où nous sommes de vaincre. Vous savez (mille faits ont dû vous en convaincre) Que rien n'est impossible à des cœurs obstinés , Et que des grands périls les grands efforts sont nés. Du sort toujours changeant prévenez l'inconstance : Rome , qui sait priser votre haute vaillance , A des conditions que je viens apporter Avec vous aujourd'hui me permet de traiter. SPARTACUS....
Page 173 - D'un mot, j'aurois tranché ces difficultés vaines ; Si le Prince alarmé , rejetant ce secours , N'eût heureusement su m'en empêcher toujours. Enfin je m'accusai de trop de complaisance ; Et croyant qu'à mon ordre, il manquoit ma présence, Je vis Adélaïde. Ah , Rodolphe ! peins-toi Tout ce qu'a la beauté de séduisant en soi ! Tout ce qu'ont d'engageant la jeunesse...
Page 376 - Mais tu me fuis en vain, mon ombre te suivra. Tremble, ingrat, je mourrai, mais ma haine vivra. Tu vas fonder le trône où le Destin t'appelle...
Page 377 - Et moi je te déclare une guerre immortelle. Mon peuple héritera de ma haine pour toi : Le tien doit hériter de ton horreur pour moi. Que ces peuples rivaux, sur la terre et sur l'onde, De leurs divisions épouvantent le monde ! Que pour mieux se détruire ils franchissent les mers; Qu'ils ne puissent ensemble habiter l'univers; Qu'une égale fureur sans cesse les dévore, Qu'après s'être assouvie elle renaisse encore; Qu'ils violent...
Page 73 - Dans un trouble si grand j'ai peine à vous répondre: Mes frayeurs, vos bontés , tout sert à me confondre. Le prince ne vous doit paroître qu'un ingrat; D'un outrage apparent vous avez vu l'éclat: Je ne suis à vos yeux qu'une indigne rivale ; Cependant.... CONSTANCE. Qu'aujourd'hui la vertu nous égale.
Page 37 - C'est pousser un peu loin ces maximes d'état ; Et je ne croirai point commettre un attentat De vous dire, seigneur, que, malgré ces maximes. La nature a ses droits plus saints , plus légitimes. Le plus vil des mortels dispose de sa foi : Ce droit n'est-il éteint que pour le fils d'un roi? Et l'honneur d'être né si près du rang suprême Me doit-il en esclave arracher à moi-même?... Déja de mes discours frémit votre courroux; Mais regardez , seigneur, un fils à vos genoux : Prêtez à mes...
Page 350 - Je devrois te haïr , ingrat ! et je t'adore. Oui, tu peux sans amour t'éloigner de ces bords; Mais ne crois pas du moins me quitter sans remords : Ton cœur fût-il encor mille fois plus barbare , Tu donneras des pleurs au jour qui nous sépare ; Et, du haut de ces murs, témoins de mon trépas, Les feux de mon bûcher vont éclairer tes pas.
Page 114 - Où s'égare ton cœur! Ose lui commander : Illustre l'amitié, loin de la dégrader. Pense moins à Pylade, et t'occupe d'Oreste; , Du plus beau sang des rois n'avilis point le reste. Sois homme et me fais voir le fils d'Agamemnon. Oublie et tes remords, et ton crime, et ton nom; Que notre honneur soit seul présent à ta pensée.