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QUESTIONS
DIPLOMATIQUES ET COLONIALES

LES ILES SOUS-LE-VENT DE TAHITI

ET LE RÉGIME DE L'INDIGÉNAT

Dans une précédente étude, en traitant la question de la colonisation française à Tahiti', nous avons brièvement fait mention des archipels qui forment l'ensemble de nos établissements en Océanie. Ces diverses possessions, assez éloignées les unes des autres, sont, malgré leur manque presque absolu d'homogénéité, placées sous le même régime, c'est-à-dire que comme Tahiti, régies par des décrets, elles sont soumises aux lois appliquées dans la métropole, qu'il s'agisse du Code civil ou du Code pénal.

Toutefois, malgré le décret du 17 septembre 1903 qui supprimait à Tahiti le Conseil général et en même temps fondait tous les budgets particuliers en un seul budget général, astreignant tous les habitants de la colonie à concourir aux dépenses de son chef-lieu, et leur imposant les mêmes charges puisqu'ils avaient les mêmes droits, un seul de nos archipels, et non des moindres, les Iles Sous-le-Vent, continue à vivre sous le régime d'exception que l'euphémisme colonial a dénommé régime de faveur: nous voulons parler du régime de l'indigénat.

Certes, nous ne prétendons pas condamner ce mode d'administration d'usage courant dans nos colonies nouvelles, et dont une application judicieuse et bien comprise est susceptible de porter ses fruits; mais l'on verra, au cours de ces pages, que si le principe a du bon, les résultats n'en sont pas toujours aussi efficaces qu'on croyait devoir l'espérer.

Quand, en 1888, la France, représentée à Tahiti par M. le gouverneur Lacascade, plaça sous sa souveraineté et de façon toute pacifique l'archipel des Iles Sous-le-Vent, notre

| Voir Quest. Dipl. et Col. du 16 juin 1906.

QUEST. DIPL. BT Col. -- T. III. – po 230. - 16 SEPTEMBRE 1906.

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nation n'était représentée dans ces iles que par quelques-uns de nos nationaux y ayant des intérêts.

Le noyau de la population européenne était formé surtout d'Anglais et de quelques Américains qui virent d'un mauvais cil s'y établir notre domination. Il faut dire que, si les indigènes conservaient par devers nous une certaine défiance, le fait n'avait rien d'étonnant puisque les premiers pionniers qui introduisirent la civilisation dans ces îles furent des pasteurs protestants anglais envoyés par les missions de Londres. Ces derniers, naturellement, ne se firent pas faute, dans leurs prédications, de démontrer la supériorité de la nation anglaise sur la nôtre. Ils avaient beau jeu, personne n'étant là pour réfuter leurs assertions ou essayer de les combattre.

Si par hasard un navire de guerre français daignait venir montrer le pavillon national dans ces parages, les Anglais, prompts à corriger l'effet de cette manifestation sur l'esprit des populations, ne craignaient pas de leur faire accroire que la France, pauvre petite puissance, incapable de construire ellemême ses bateaux de guerre, les achetait à l'Angleterre.

Quand on connaît le caractère des indigènes, on se rend facilement compte combien de telles insinuations nous étaient préjudiciables. Après l'annexion, cette campagne contre notre influence continua aussi active, mais plus déguisée. Elle mit huit ans à porter ses fruits.

En 1896, une grande partie de la population de Raïatea, l'île principale, se groupa autour d'un chef influent nommé Teraupoo, que les belles promesses de certains résidents anglais n'avaient pas peu contribué à gagner à leur cause : aidé de ses partisans qu'il avait armés de fusils, il s'attribua la moitié de l'ile, lança une proclamation d'indépendance, indiquant que dorénavant tous les impôts payés au gouvernement français seraient versés entre les mains de ses agents. En outre, Teruapoo eut l'audace de substituer au pavillon français le pavil

on de l'ancien gouvernement de Raïatea, auprès duquel flottait également le pavillon britannique.

Dès lors, Raïatea était divisée en deux camps : le camp français constitué par les indigènes restés fidèles et le camp Teraupiste, comme on l'appelait.

Aussitôt que le gouverneur, informé par l'administrateur, eut connaissance de ces événements, il s'empressa d'envoyer

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· ILES SOUS LE VENT
de Tahiti

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Cliché des"Questions Diplomatiques et Coloniales"

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aux îles Sous-le-Vent un bateau de guerre et la compagnie d'infanterie de marine qui tenait garnison à Tahiti. Quelques volontaires tahitiens partirent également.

Nous ne ferons pas ici l'historique de cette expédition qui ne fut marquée par aucun fait bien saillant. Grâce à notre attitude énergique et à l'intervention du consul britannique luimême qui, très loyalement, désavoua les rebelles, cette campagne se termina sinon sans coup férir, du moins sans trop grande effusion de sang de part et d'autre. Teraupoo et ses principaux lieutenants, faits prisonniers, furent exilés aux îles Marquises et virent tous leurs biens confisqués. Ils furent d'ailleurs graciés, en 1903, par M. le gouverneur Petit, et rentrèrent dans leurs foyers où ils vivent maintenant tranquilles et retirés, ayant acquis la certitude qu'ils n'ont été qu'un instrument entre les mains de quelques ambitieux qui, plus rusés, surent échapper à tout châtiment.

Cette démonstration belliqueuse eut pour conséquences heureuses d'assurer notre domination, de la consolider et d'enlever à tout jamais, il faut l'espérer, aux indigènes trop crédules l'idée qu'un jour ou l'autre ils pourraient se révolter contre notre légitime autorité.

Depuis 1888 et jusqu'à l'époque de l'insurrection, l'organisation administrative indigène avec ses lois était restée en vigueur; aucun changement n'y avait été apporté, sauf que les Européens habitant l'archipel ne relevaient plus, au point de vue judiciaire, que de l'administrateur qui cumulait les fonctions de juge de paix.

Il parut utile de doter nos nouveaux sujets d'un Code qui, sans altérer la base de la législation en usage, se rapprochat davantage des lois françaises. D'accord avec les principaux chefs du pays, en collaboration avec eux, l'administrateur rédigea et fit signer par les autorités indigènes les « Lois codifiées des îles Sous-le-Vent » qui furent soumises en dernier ressort à la haute approbation du chef de la colonie, lequel y donna son adhésion.

Le rédacteur de ce Code, dont la lecture ferait certainement sourire nos étudiants en droit de première année, s'était efforcé d'en mettre tous les termes à la portée des intelligences rudimentaires des magistrats indigènes chargés de l'appliquer. Cela était nécessaire, surtout pour en faciliter la traduction aussi claire que possible dans l'idiome maori, très pauvre et dont un

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