Le Livre d'or des femmes: cent-douze biographies

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éditeur non identifié, 1870 - 326 pages
 

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Page 192 - N'était-ce pas hier qu'à la fleur de ton âge Tu traversais l'Europe, une lyre à la main; Dans la mer, en riant, te jetant à la nage, Chantant la tarentelle au ciel napolitain, Cœur d'ange et de lion, libre oiseau de passage, Espiègle enfant ce soir, sainte artiste demain?
Page 110 - Tout s'est éteint, flambeaux et musique de fête. Rien que la nuit et nous! Félicité parfaite! Dis, ne le crois-tu pas? sur nous, tout en dormant, La nature à demi veille amoureusement. Pas un nuage au ciel. Tout, comme nous, repose. Viens, respire avec moi l'air embaumé de rosé! Regarde. Plus de feux, plus de bruit. Tout se tait.
Page 136 - Descarte ou Spinosa, Car tu sais le vrai nom de celui qui perça, Pour que nous puissions voir sa lumière sans voiles, Ces trous du noir plafond qu'on nomme les étoiles : Car je te sens flotter sous mes rameaux penchants; Car ta lyre invisible a de sublimes chants; Car mon sombre océan où l'esquif s'aventure T'épouvante et te plaît; car la sainte nature. La nature éternelle et les champs et les bois...
Page 153 - Le jardin était grand, profond, mystérieux, Fermé par de hauts murs aux regards curieux, Semé de fleurs s'ouvrant ainsi que des paupières, Et d'insectes vermeils qui couraient sur les pierres, Plein de bourdonnements et de confuses voix; Au milieu, presque un champ, dans le fond, presque un bois.
Page 270 - L'occupation de mon automne est la lecture de Cyrus, de délie et à' Ibrahim. Ces ouvrages ont toujours pour moi le charme de la nouveauté , et j'y trouve tant de choses propres pour réformer le monde, que je ne fais point de...
Page 192 - Ce qu'il nous faut pleurer sur ta tombe hâtive, Ce n'est pas l'art divin, ni ses savants secrets : Quelque autre étudiera cet art que tu créais ; C'est ton âme, Ninette, et ta grandeur naïve, C'est cette voix du cœur qui seule au cœur arrive, Que nul autre, après toi, ne nous rendra jamais.
Page 156 - C'est elle ! la vertu sur ma tête penchée ; La figure d'albâtre en ma maison cachée ; L'arbre qui, sur la route où je marche à pas lourds, Verse des fruits souvent et de l'ombre toujours ; La femme dont ma joie est le bonheur suprême; Qui, si nous chancelons, mes enfants ou moi-même, Sans parole sévère et sans regard moqueur...
Page 88 - J'ai fait, pour vous rendre Le destin plus doux, Ce qu'on peut attendre D'une amitié tendre; Mais son long courroux Détruit, empoisonne Tous mes soins pour vous j Et vous abandonne Aux fureurs des loups.
Page 192 - Qu'as-tu fait pour mourir, ô noble créature, Belle image de Dieu, qui donnais en chemin Au riche un peu de joie, au malheureux du pain ? Ah ! qui donc frappe ainsi dans la mère nature, !5 Et quel faucheur aveugle, affamé de pâture, Sur les meilleurs de nous ose porter la main ? XIII.
Page 98 - ... avec cet art de donner, qui est encore au-dessus des bienfaits : il mettait dans ses dons la magnificence d'un prince et la politesse d'un ami. Les arts, en honneur dans sa petite province, produisaient une circulation nouvelle qui fait la richesse des États.

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