Voyage à Madagascar et aux îles Comores, Volume 2

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Desessart, 1840 - 375 pages
 

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Fréquemment cités

Page 79 - ... qu'il avait été notifié par cette même puissance, au gouvernement de Maurice et au commandant des forces navales britanniques dans ces mers, qu'elle ne reconnaissait de droits de propriété sur le territoire de Madagascar à aucune nation européenne.
Page 106 - Indépendamment de ces fortifications intérieures, la ville est défendue par un fossé et par un entourage encore plus fort que celui dont je viens de parler; cet entourage est fermé par des portes en bois qui n'ont pas moins de quinze pieds de hauteur. Deux places sont remarquables à Ména-bé ; la plus grande est en face de la grande porte du palais du chef; on y trouve des bancs de gazon où Je voyageur peut se reposer à l'ombre des orangers qui les entourent.
Page 103 - Lambert étaient liés l'un à l'autre par le serment du sang. On appelle serment du sang à Madagascar l'engagement que prennent deux personnes de s'aider réciproquement pendant la durée de leur existence et de se considérer comme si elles avaient une origine commune. Dans un cas pressant ou de nécessité, l'un des frères de serment a le droit de disposer des biens de l'autre sans que celui-ci puisse s'en plaindre. (2) Rakoto était né deux ans après la mort de Radama I...
Page 361 - Béll que la concession et l'abandon qu'elle fait aujourd'hui, de son plein gré et de son mouvement volontaire, pour le bien de ses peuples et de son royaume, soit et demeure stable, à perpétuité, sans que, pour quelque motif que ce puisse être, aucun de ses héritiers, sujets ou autres nations, pour raison d'aucuns droits ou cessions particulières, puisse prétendre à en débouter la nation française, aujourd'hui en possession de ladite île et de ses dépendances.
Page 57 - ... raccommodée par les mains de l'ambassadeur lui-même, l'agent anglais laissant tomber tout à coup le masque qui couvrait ces caresses préliminaires, toucha la question de l'abolition de la traite des esclaves dans les royaumes de Radama. James Hastie parvint à convaincre le roi des Hovas, mais ce ne fut pas toutefois sans lui promettre, de la part du gouverneur de Maurice , des indemnités considérables en argent et surtout en armes et en munitions de guerre que Radama ne pouvait se procurer...
Page 18 - ... ont du riz, du poisson ou des coquillages. Le travail pour eux consiste à construire des cabanes, abattre des arbres et nettoyer un peu la terre qui doit recevoir le riz ; ils ne se fatiguent jamais. Quand ils sont malades, ils boivent et mangent comme à l'ordinaire, sans se soucier de la vie ou de la mort.
Page 79 - Madagascar que comme une puissance indépendante, actuellement unie avec le roi d'Angleterre par des traités d'alliance et 'd'amitié, et sur le territoire de laquelle aucune nation n'avait de droits de propriété, hors ceux que cette puissance serait disposée à admettre...
Page 38 - Indépendamment des produits dont j'ai déjà parlé, le maïs, les ignames, la racine de manioc, le tavoulou (espèce de sagou qu'ils donnent aux malades), sont étalés dans les marchés. Les seuls légumes qu'ils aient sont des choux verts et des feuilles de morelle et de citrouille, qu'ils font bouillir avec leurs viandes et qu'ils assaisonnent avec un sel végétal tiré d'une espèce de palmier, qu'ils préfèrent au sel minéral et au sel marin, quoiqu'il ait un goût acre et qu'il incommode...
Page 40 - Les chefs malegaches ayant entendu dire « que le roi de France avait l'intention de te retirer « de ce pays et qu'il était fâché contre toi, parce « que tu as refusé de faire de nous des esclaves, se « sont réunis et ont tenu des kabars pour aviser à « ce qu'il fallait faire, si ces rapports étaient vrais. « Leur amour pour toi m'oblige en ce jour à te ré« vêler le secret de ta naissance et de tes droits sur « cette immense contrée, dont tous les habitants
Page 33 - On trouve même, à Tananarive, des ouvriers capables de faire toutes les pièces de la batterie d'un fusil; ils s'occupent aussi d'orfèvrerie et font des plats, des assiettes et des couverts en argent, dans lesquels on remarque le travail et le poli de ceux qui sortent des mains de nos orfèvres. Leurs petites chaînes de sûreté en or et en argent sont faites avec beaucoup de soin et ont une grande solidité. Ces chaînes servaient jadis de monnaie sur la côte de l'ouest où elles étaient très-recherchées.

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