La psychologie ethnique

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Reinwald, 1901 - 556 pages
 

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Page 185 - Arnalooa (sa femme), qui surveillait son époux, pour lui enfoncer, autant que faire se pouvait, un gros morceau de viande à moitié bouillie dans la bouche, en s'aidant de son index : quand la bouche était pleine, elle rognait ce qui dépassait les lèvres. Lui mâchait lentement, et à peine un petit vide s'était-il fait sentir, qu'il était rempli par un morceau de graisse crue.
Page 62 - ... et naturelles. Par où il advient que ce qui est hors des gonds de coustume, on le croid hors des gonds de raison; Dieu sçait combien desraisonnablement, le plus souvent...
Page 12 - J'avais été témoin de ce fait, mais je fis semblant de n'avoir rien vu et le coupable resta plusieurs minutes sous le canapé, partagé entre le désir d'assouvir sa faim et le sentiment du devoir; ce dernier finit par triompher et le chien vint déposer à mes pieds la côtelette qu'il avait dérobée. Cela fait, il retourna se cacher sous le canapé d'où aucun appel ne put le faire sortir. En vain je lui passai doucement la main sur la tête, cette caresse n'eut pour effet que de lui faire...
Page 521 - Toute cette complexité psychique se manifeste chez les animaux supérieurs pour atteindre enfin dans l'espèce humaine son maximum de développement. Mais que de degrés dans cette floraison suprême de la mentalité humaine! Au point de vue psychique, les diverses races de notre humanité s'échelonnent, comme les types animaux au point de vue organique. Elles se classent suivant une taxinomie mentale, allant du dernier des Australiens à tel homme de génie des races civilisées. Sans doute, même...
Page 62 - Et les communes imaginations, que nous trouvons en crédit autour de nous et infuses en notre âme par la semence de nos pères, il semble que ce soient les générales et naturelles.
Page 541 - Egyptiens, pour élever, bien loin des frontières d'Egypte, un tabernacle à mon Dieu. Si vous me le pardonnez, je m'en réjouirai; si vous vous irritez, je le supporterai. Le sort en est jeté ; j'écris mon livre. Qu'il soit lu par mes contemporains ou par la postérité, qu'importe? Pourquoi n'attendrait -il pas cent ans son lecteur, puisque Dieu lui-même a attendu six mille ans un contemplateur (2)?
Page 98 - Les Australiens se frottent de graisse par tout le corps et font subir la même toilette à leurs épouses favorites ; après quoi ils s'ouvrent un passage à travers le gras jusqu'à la viande maigre, qu'ils mangent tantôt crue, tantôt grillée sur des bâtons pointus. A mesure que d'autres indigènes arrivent, leurs mâchoires travaillent bel et bien dans la baleine, et vous les voyez...
Page 99 - ... sur la puante carcasse, à la recherche des fins morceaux. » Pendant des jours entiers, « ils restent près de la carcasse, frottés de graisse fétide des pieds à la tête, gorgés de viande pourrie jusqu'à satiété, portés à la colère par leurs excès et engagés ainsi dans des rixes continuelles, affectés d'une maladie cutanée, que leur donne cette nourriture de haut goût, offrant enfin un spectacle dégoûtant.
Page 543 - Un anthropologiste anglais, le savant ïylor, nous les a même prédits dans les termes suivants : « Nous avons, dit-il, le bonheur de vivre pendant une de ces périodes remarquables de l'histoire morale et intellectuelle du monde où les portes, si souvent fermées, des découvertes et des réformes sont toutes grandes ouvertes. Combien de temps durera cette heureuse période? Nous ne le saurions dire; mais, si l'histoire doit se répéter, comme l'indiquent tous les précédents, nous devons prévoir...
Page 185 - ... fait sentir, qu'il était rempli par un morceau de graisse crue. Durant cette opération, l'heureux homme restait immobile, ne remuant que les mâchoires, et n'ouvrant pas même les yeux; mais il témoignait de temps à autre son extrême satisfaction par un grognement très-expressif, chaque fois que la nourriture laissait le passage libre au son.

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