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tient, dans ce cas, à l'insulté ; et dans la paire adoptée, le choix du sabre appartient à son adversaire.

10° Les témoins, après avoir invité les combattans à se dépouiller de leurs habits et de leurs gilets, s'approchent du champion leur partie adverse, et ce dernier doit leur montrer sa poitrine à découvert, de manière à donner l'assurance que nul obstacle ne peut s'opposer à la pointe ou à la lame du sabre. Son refus équivaudrait au refus du combat.

11° Ces préliminaires terminés, le témoin désigné par le sort explique aux combattans quelles sont les conventions du duel, et les armes leur sont remises, en leur recommandant d'attendre le signal.

12° Lorsque les témoins sont placés, en se divisant de chaque côté des combattans, celui désigné par le sort donne le signal par ce seul mot : Allez!

13° Si, avant le signal, les pointes de sabre se sont jointes par la volonté des combattans, cette démonstration équivaut au signal ; mais cette action, si l'un d'eux la provoque, est blâmable.

14° Lorsque le signal est donné, les combattans se portent des coups d'estoc et de taille, avancent, rompent , se courbent , tournent et voltigent, se plient, font toutes les voltes qui leur paraissent avantageuses : telles sont les règles du combat.

15° Frapper son adversaire désarmé, lorsqu'il est à terre, lui saisir les bras ou le corps, saisir son arme, est hors des règles du combat.

16° Un combattant est désarmé, lorsque son sabre est visiblement sauté de sa main, ou s'en est échappé.

17° Lorsque l'un des combattans est blessé, ses témoins doivent arrêter le combat jusqu'à ce qu'il leur plaise de le faire recommencer.

18° Lorsque, sans blessure, l'un des témoins veut arrêter le combat, il le demande par signe au témoin adversaire, en levant sa canne ou son arme, et sur sa réponse affirmative par le même signe , il peut suspendre le combat.

19° Il peut être convenu d'avance, entre les témoins, d'arrêter le duel au premier ou au second sang : l'humanité, et la gravité de l'affaire, doivent en cela les guider.

20° Si l'un des deux combattans est tué ou blessé hors des règles du combat , les témoins doivent se reporter aux art. 20 et 21 du 4° chapitre.

DU DUEL AU SABRE, SANS COUPS DE POINTE.

1° On doit, autant que possible, se servir pour ce duel, de sabres sans pointe.

2° Deux témoins, pour chaque combattant, sont indispensables pour ce duel.

3° Les témoins, après s'être entendus sur le terrain le plus égal pour ce combat, marquent les deux places à la distance que mettraient les adversaires à toucher les deux pointes, étant fendus.

4° Chacun peut se servir de gants à la Crispin , pourvu que son adversaire en soit muni , ou s'il peut lui faire offre d'un gant absolument semblable ; autrement les choses doivent être égalisées par les témoins.

5° Les armes doivent être de même nature , sans différence aucune , et inconnues aux deux champions ; cependant, si les adversaires sont du même régiment, ils peuvent se servir chacun de leur sabre. pourvu qu'il soit de même nature et de même mon

ture.

6° Les témoins, après avoir tiré au sort le choix des places , conduisent leur ami à celle qui lui est échue en partage.

7° Les témoins tirent au sort quel est celui des deux champions qui choisira les armes.

8° Le témoin désigné par le sort pour donner le signal doit expliquer aux combattans les conventions de ce duel, qui sont de ne se servir, en aucun cas et

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