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sont contraires aux coutuines des gens de bien qui gardent les commandemens de Dieu depuis l'avénement de Jesus-Christ, il faut entendre ces choses dans un sens figuré, et n'appliquer point ces choses aux mours présentes : car beaucoup de choses qui se fesaient officieusement en ces temps-, ne pourraient plus maintenant se faire que par une passion criminelle (1). Ce père avoue néanmoins que le sens figuré qu'un prophète a eu principalement en vue, en sorte que sa narration du passé est une figure de l'avenir , ne doit point être proposé aux esprits contentieuc et infideles (2). Il sontient seulement que

l'écriture ayant tant d'issues ouvertes à ceux qui cherchent avec piété, pour ne critiquer pas témérairement une si grande autorité, les marcionites, les manichéens et les autres hérétiques , sont inspirés par le démon, pour chercher de vains prétextes de scandale et de caloinnie dans ces choses, qu'ils ne sont pas capables de pénétrer. La règle que ce père douine dans la lecture de ce texte est bien remarquable: Quelque doute , dit - il , qu'il s'élève dans le coeur d'un hornme en écoutant les écritures de Dieu , qu'il ne se retire point de J. C. quül com

(1) Ibid. c. 22.
(a) Contra advers. leg. et prophet. I. 1, c. 13.

anne ezil n'a rien compris jusqu'à ce que 4723-brist lui soit reiclé dans ces para es qu il ne presume point de les avoir comrises a ant qu'il soit parvenu à y trouver

esan wrist (1. Sans doute une telle pénéricca des sens mystérieur surpasse la pore fe nos chrétiens grossiers et indociles. usi ee pere dit-il dans le même sermon : Dreat grisente de grands spectacles au 'Pr erutien; et rien ne peut etre plus LETU, si tenutefois on a le palais de la e Izi goute le miel de Dieu. Mais tout prend je la préparation des ceurs, et cette

getr impenetrable du texte sacré n'a Disser de caché à l'ame simple et humble.

nzt le coeur est plein de charité, te de pere, comprend sans aucune erreur.

szzs czur travail l'abundance pleine i bezite et la très vaste doctrine des comicres. Ea voici la raison simple et décige: C'est que celui-possède et ce qui et r et ce qui caché dans ce divin terte, TIL 20.xs-de la charité dans ses meurs (2). La cere reut encore que le fidèle en lisaint Cierre laisse l honneur à ce texte, et ne se Servere le respect et la crainte, quand il 12 peat pas penetrer le sens (5). Or comune

Esposition est très-rare, il arrive rare

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que les hommes soient disposés à lire ee texte avec fruit. Toutes les divines écritisres, dit ce père, sont salutaires à ceux qui les entendent bien ; mais elles sont périlleuses à ceux qui veulent les tordre , pour les accommoder à la dépravation de leurs cours, au lieu qu'ils devraient redresser leurs coeurs suivant la droiture de ce texte. (1). Le grand principe de ce père qu'il établit dans son livre de utilit.credendi, est de renverser l'ordre flatteur pour l'amour propre que les manichéens proposaient , qui était de savoir avant que de croire. Ce père voulait au contraire qu'on commençat par croire humblement, en se soumettant à une autorité, pour parvenir ensuite à savoir. Ainsi il voulait qu'on ne lût l'écriture qu'avec cet esprit de docilité sans réserve. Il faut encore observer que ce père veut que l'intelligence des écritures aille par degrés , à proportion de la simplicité, de l'humilité, de la mort de soi-même où chacun est parvenue : In tantum vident, dit-il, in quantum moriuntur huic sæculo; in quantuin autem huic vivunt, non vident (2). Suivant ce saint docteur , le plus savant de tous les théologiens qui croit entendre les écritures sans y voir par-tout la charité, n'a encore

(1) Serm. u. in psal. 48.
(2) De doct. christ. I. 2, c. 7, D. 2.

rien entendu , nondum intellexit (1). Au contraire, dit-il, comme nous l'avons déjà vu, un homme soutenu par la foi, par lespérance et par la charité, n'a pas besoin des écritures , si ce n'est pour instruire les autres (2). C'est ainsi que beaucoup de solitaires vivent avec ces trois vertus, même dans les déserts , sans avoir les livres sacrés. Il ne faut pas s'en étonner; en voici la raison que ce père nous donne. Quoique les saints hommes chargés du ministère, ou même les saints anges, travaillent à instruire, personne n'apprend bien ce qu'il doit savoir

pour

vivre avec Dieu, si Dieu ne le rend docile à Dieu même.... Ainsi les secours de l'instruction sont utiles à ľame étant donnés par l'homme, quand Dieu opère pour les rendre utiles (3).

XV. On dira peut-être, monseigneur, que les livres de l'écriture sont les mêmes aujourd'hui que dans les premiers siècles; que les évêques ont par leur ministère la même autorité, et que les fidèles doivent être nourris du même pain. Il est vrai que les livres de l'écriture sont les mêmes; mais tout le reste n'est plus au même état; les hommes qui portent le nom de chrétiens , n'ont plus la même simplicité, la mème docilité la

(1) Ibid. 1. 2, c. 36. (2) Ibid. c. 39. (3) De doct. christ. l. 4, c. 16, R. 33.

même préparation d'esprit et de ceur. Il faut regarder la plupart de nos fidèles comune des gens qui ne sont chrétiens que par leur baptême reçu dans leur enfance sans connaissance ni engagement volontaire ; ils n'osent en retracter les promesses, de peur que leur impiété ne leur attire l'horreur du public. Ils sont même trop inappliqués et trop indifférens sur la religion, pour vouloir se donner la peine de la contredire. Ils seraient néanınoins fort aises de trouver sans peine sous leur main dans les livres qu'on nomme divins, de quoi secouer le joug et flatter leurs passions. A peine peut-on regarder de tels hommes comme des catéchumènes. Les catéchumènes qui se préparaient autrefois au martyre en même temps qu'au baptême, étaient infinement supérieurs à ces chrétiens qui n'en portent le nom que pour le profaner. D'un autre côté, les pasteurs ont perdu cette grande autorité que les anciens pasteurs savaient employer avec tant de douceur et de force ; maintenant les laïques sont toujours tout prêts à plaider contre leurs pasteurs devant les juges séculiers, même sur la disci. pline ecclésiastique. Il ne faut pas que les évêques se flattent sur cette antorité : elle est si affaiblie, qu'à peine en reste-t-il des traces dans l'esprit des peuples. On est accoutumé à nous regarder comine des hommes riches et d’un rang distingué qui donnent des béné

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