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ENTRETIES

SIR

LA PRIÈRE.

Dis tous les devoirs de la piede chetdenne,

ven a point de plus dumust, et neut:mulus le plus esse, que celui d'auu en nous li rue par la prert. La plupart des gens ne meurteni pius cet exercice ve piue, que comme une espèce de ceremonie emuveuse , quid est paruonnable d'Ebrerer mutant que l'une peut. Ceite wipirable resina source est unsi urprise et abandonnee pak teux-là une qui auruent le plus poussano Otsun tv avvir recours pour passer Dien. Los gens nette que leur prviession , vu les iesir le fure leur salut Cugire à porter, !!TU wet tunc de creur, de dugva, el te üssipation d'espai que leur prie biust lun luce pour chi we source de benetics Duis ue Tu , devient suuvene le sujet le pius turinie ve leur vundamnation. Ou est munienant le ale si pur et si aruent uts premiers chredens, qui trouvaient toute eur consulation duns leur application à la riere On trouverunsuus des unitateux we l'alinirule sizine Bissile, qui, nonchalina

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ses profondes études et ses travaux continuels pour le service de l'église, avait néanmoins, comme nous l'assure son saint et fidèle ami Grégoire de Nazianze, une assiduité sans relâche dans l'oraison, et une ferveur invincible dans les veilles des nuits où l'on chantait les louanges de Dieu ?

Confus à la vue d'un tel exemple, tàchons de ranimer notre foi et notre charité, qui sont presque éteintes. Considérons que notre salut dépend des graces que nous recevrons,

et de la fidélité avec laquelle nous suivrons les impressions de l'esprit de Dieu.

Or les graces ne s'obtiennent que par la prière ; la ferveur ne s'excite et ne se maintient que par la prière; donc une ame qui a peu

de ferveur doit regarder l'usage de la prière comme le moyen auquel Dieu attache les graces nécessaires à notre salut.

Nous établirons par ce discours, 1.° La nécessité générale de la prière ;

2.° Les besoins particuliers que chacun a de prier dans sa condition;

3.° La manière dont nous devons prier pour rendre notre prière fructueuse, et agréable à Dieu.

Il faut prier, c'est un devoir indispensable pour tous les chrétiens.

Il faut prier, chacun en a besoin pour pouvoir remplir sa vocation,

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n faut prier, et c'est la manière dont nous prierons qui décidera de notre salut.

PREMIÈRE PARTIE. Dieu seul peut nous instruire de l'étendue de nos devoirs, et de toutes les maximes de la religion que nous avons besoin de connaitre. Les instructions des hommes, quelque sages et bien intentionnés qu'ils soient, se trouvent néanmoins faibles et imparfaites, si Dieu n'y joint les armes des lumières intérieures dont parle saint Paul, et qui assujetissent nos esprits à la vérité.

Les défauts mêmes qui paraissent dans tous les hommes font tort dans notre esprit aux vérités que nous apprenons d'eux. Telle est notre faiblesse, que nous ne sommes jamais irrépréhensibles. Telle est la faiblesse de ceux qui ont besoin d'être corrigés, qu'ils ne reçoivent point avec assez de respect et de docilité les instructious des autres hommes qui sont imparfaits comme eux.

Mille soupçons, mille jalousies, mille craintes, mille intérêts, mille préventions nous empêchent de profiter de ce que les autres hommes veulent nous apprendre ; et quoiquäls aient l'autorité et l'intention de nous annoncer les vérités les plus solides, ce quäls font affaiblit toujours ce qu'ils disent. En un mot, il n'appartient qu'à Dieu de Tious instruire parfaitement.

Plat à Dieu disait saint Bernard en écrivant à une personne pieuse , plût à Dieu qu'il daignât par sa miséricorde faire distiller sur moi, qui ne suis qu’un misérable pécheur, quelques gouttes de cette pluie volontaire et précieuse qu'il réserve à son héritage (1) ! je tâcherais de la verser dans votre cour. Mais si vous cherchez moins à satisfaire une vaine curiosité, qu'à vous procurer une instruction solide, vous trouverez plutôt la vraie sagesse dans les déserts

que dans les livres; le silence des rochers et des forêts les plus sauvages vous instruira bien mieux que l'éloquence des hommes le plus şages et les plus savans. Non-seulement les hommes qui vivent dans l'oubli de Dieu et qui courent après les vanités trompeuses du monde, mais encore les gens qui s'appliquent aux objets de la foi, et qui vivent selon cette règle, ne trouvent point en cux-mêmes, quelque bon esprit qu'ils puissent avoir, les véritables principes qui leur sont nécessaires. Nous n'avons, dit saint Augustin , de notre propre fonds que mensonge et que péché; tout ce que nous possédons de vérité et de justice, est un bien emprunté, il découle de cette fontaine divine qui doit exciter en nous une soif ardente dans l'affreux désert de ce monde, afin qu'étant rafraîchis et désaltér's

(1) Pseaume 67,

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