Nouvelle encyclopédie poétique: ou, Choix de poésies dans tous les genres, Volume 7

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Capelle (M., Pierre Adolphe)
Ferra, 1819
 

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Page 187 - L'espace, qui de Dieu contient l'immensité, Voit rouler dans son sein l'univers limité, Cet univers si vaste à notre faible vue, Et qui n'est qu'un atome, un point dans l'étendue.
Page 188 - Comètes que l'on craint à l'égal du tonnerre, Cessez d'épouvanter les peuples de la terre : Dans une ellipse immense achevez votre cours ; Remontez, descendez près de l'astre des jours ; Lancez vos feux, volez, et, revenant sans cesse, Des mondes épuisés ranimez la vieillesse. Et toi, sœur du soleil, astre qui, dans les cieux, Des sages éblouis trompais les faibles yeux, Newton de ta carrière a marqué les limites ; Marche, éclaire les nuits, tes bornes sont prescrites. Terre, change de...
Page 119 - J'aime à voir le zéphyr agiter dans les eaux Les replis ondoyants des joncs et des roseaux, Et ces saules vieillis, dans leur mourante écorce, Pousser encor des jets pleins de sève et de force. Ici tout m'intéresse et plaît à mes regards: Sur les bords du ruisseau, cent papillons épars, Avant que mes esprits démêlent l'imposture, Me paraissent des fleurs que soutient la verdure, Déjà ma main séduite est prête à les cueillir; Mais, alarmé du bruit, plus prompt que le zéphyr, L'insecte,...
Page 10 - Rapide Homère , audacieux Milton , Torrens mêlés de fumée et de flamme! A ce mélange en vain préfère-t-on La pureté d'un goût pusillanime : Du char brûlant du Dieu qui vous anime, Si vous tombez , c'est comme Phaéton ; Et votre chute annonce un vol sublime.
Page 188 - Confidens du Très-Haut, substances éternelles, Qui brûlez de ses feux, qui couvrez de vos ailes Le trône où votre maître est assis parmi vous, Parlez : du grand Newton n'étiez-vous pas jaloux?
Page 251 - C'est un art de savoir triompher en cédant. Amant de la raison , défenseur du génie , De contester sans cesse évitez la manie; Une aimable indulgence est souvent de saison : C'est avoir déjà tort que d'avoir trop raison. Railleur novice encor, si tu veux qu'il me frappe, Ne m'avertis jamais du bon mot qui t'échappe : Sur ma lèvre à l'instant le sourire est glacé ; Et le plaisir languit dès qu'il est annoncé. Tel lance un trait plaisant qui n'eût pas su l'écrire; Tel écrit un...
Page 143 - Des erreurs qui blessoient devant moi la raison , J'ai toujours traité de chimère Et les dignités et le nom. Ainsi je pardonne à l'envie De s'élever contre un mortel...
Page 128 - Et , par cet art enfin maître des élémens , Enchaîner le caprice et la fureur des vents : Là , dis-je , loin du bruit des mers et des orages , Préférant une rive à de vastes rivages , Sur les bords d'un ruisseau paisiblement couché , Tu pourras m'expliquer par quel détour caché Du vallon de Segrai la nymphe solitaire Verse dans un bassin son onde salutaire : Ton esprit fixera mes esprits incertains. Je saurai si la terre en ses noirs souterrains Contient le réservoir de ces eaux inconnues;...
Page 14 - ... peinture : La poésie , ainsi que la nature , Doit à l'amour mille tableaux divers. Anacréon , tu n'as pas d'autre guide : A tes beaux jours c'est l'astre qui préside , Et qui de fleurs a semé ton couchant. Tu lui dois tout , voluptueux Ovide , A qui...
Page 253 - ... D'une vaine colère adoucissez l'éclat , Et que des jeux d'esprit ne soient point un combat. De la Harpe , at-on dit , l'impertinent visage Appelle le soufflet > ; ce mot n'est qu'un outrage. Je veux qu'un trait plus doux , léger, inattendu , Frappe l'orgueil d'un fat plaisamment confondu. Dites : Ce froid rimeur se caresse lui-même ; Au défaut du public il est juste qu'il s'aime ; II s'est signé grand homme', et se dit immortel Au Mercure!

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