Le Japon, ou mœurs, usages et costumes des habitans de cet empire, d'après les relations récentes de Krusenstern, Langsdorf, Titzing, etc. ...: suivi de la relation du voyage et de la captivité du capitaine russe Golownin, Volume 3

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Page 35 - Si quelqu'un fçait que fon ennemi le cherche , il affecte d'aller feul dans tous' les lieux où il peut le rencontrer. Il traite en public avec lui , il en parle-' bien , il lui rend ibrvice ; mais il ne perd pas nn moment de vue la rcfolution de s'en vanger.
Page 218 - Il ya treize ans, un vaisseau russe commandé par le lieutenant Laxman aborda au Japon ; un second vient d'arriver avec un ambassadeur du grand empereur de Russie. Le premier fut reçu avec quelque défiance, le second avec amitié. Le souverain du Japon a fait volontiers ce qui était en son pouvoir et d'accord avec les lois de l'empire. Il se plait à considérer l'arrivée d'un deuxième vaisseau russe comme une preuve de la haute amitié que lui porte le souverain de la Russie. Ce puissant monarque...
Page 36 - ... touchées, et que l'une valait bien l'autre. « Je vais vous faire voir, reprit le premier, la différence qu'il ya de l'une à l'autre; » et sur-le-champ il tire son poignard et s'en ouvre le ventre.
Page 216 - Rinkin. Depuis quelques années le commerce avec les derniers a été interrompu; les relations n'ont continué qu'avec les Chinois et les Hollandais. Depuis cette époque, plusieurs nations étrangères ont, à diverses reprises, essayé d'établir des liaisons d'amitié et de commerce avec le Japon; toujours elles ont été repoussées en vertu de la prohibition...
Page 217 - L'amitié, en effet, est comme une chaîne, qui, pour atteindre un but particulier, doit se composer d'un nombre déterminé d'anneaux. Si une partie de la chaîne est solide , le reste faible , bientôt on verra les plus fragiles anneaux se briser. Donc la chaîne de l'amitié ne saurait être que désavantageuse aux parties les plus faibles. » II ya treize ans , un vaisseau russe commandé par le lieutenant Laxman aborda au Japon ; un second vient d'arriver avec un ambassadeur...
Page 216 - ... de logique diplomatiques, protocole qui ferait honneur à notre Europe si raffinée en ce genre ; la voici : « Dans les temps anciens, les vaisseaux de toutes les nations venaient librement au Japon , et même les Japonais avaient la faculté de visiter les contrées étrangères. Cependant, il ya cent cinquante ans, un empereur enjoignit à ses successeurs de ne point souffrir que ses sujets sortissent de l'empire, et de n'en accorder l'entrée qu'aux Chinois, aux Hollandais, aux Coréens et...
Page 93 - Ce mépris de tout ce qu'il ya de plus sacré parmi les hommes, qui, dans le droit commun, encourrait un châtiment exemplaire, ne resta pas non plus impuni.
Page 167 - ... meublées. L'apparence extérieure était celle d'un hangar édifié au hasard et sans symétrie aucune. Un petit portique ouvert ou toiture servait à abriter les deux factionnaires qui gardaient la porte. A l'intérieur, les parquets étaient couverts de nattes neuves; mais pour tous meubles, on y voyait de larges brasiers de cuivre destinés à servir de foyer. Quant aux croisées, elles consistaient en de misérables châssis garnis de feuilles de papier qui n'étaient pas même huilées.
Page 218 - ... solide , le reste faible , bientôt on verra les plus fragiles anneaux se briser. Donc la chaîne de l'amitié ne saurait être que désavantageuse aux parties les plus faibles. » II ya treize ans , un vaisseau russe commandé par le lieutenant Laxman aborda au Japon ; un second vient d'arriver avec un ambassadeur du grand empereur de Russie. Le premier fut reçu avec quelque défiance , le second avec amitié. Le souverain du Japon a fait volontiers ce qui était en son pouvoir et d'accord...
Page 220 - Si un petit nombre d'objets d'une utilité réelle lui sont refusés par son sol; si l'habitude lui a fait contracter quelques autres besoins, son commerce avec les Hollandais et les Chinois lui procure abondamment ces objets, et le luxe n'est pas une chose qu'on doive favoriser. Il serait très-difficile d'établir ici un négoce étendu , parce que la loi prohibe sévèrement toute communication entre le commun du peuple et les marins étrangers. » Cette pièce dilatoire fut l'ultimatum des empereurs...

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