L'imagination: poëme, Volume 1

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L.G. Michaud, 1817
 

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Page 39 - Heureux qui, dans ses vers, sait, d'une voix légère, Passer du grave au doux, du plaisant au sévère!
Page 272 - II veut le suivre, il veut revoir l'éclat du jour. Je ne sais quel instinct l'arrête en Ce séjour. A l'abri du danger, son âme encor tremblante Veut jouir de ces lieux et de son épouvante. A leur aspect lugubre, il éprouve en son cœur Un plaisir agité d'un reste de terreur. Enfin, tenant en main son conducteur fidèle, II part, il vole aux lieux où la clarté l'appelle.
Page 234 - Nous avons beau enfler nos conceptions au delà des espaces imaginables, nous n'enfantons que des atomes, au prix de la réalité des choses. C'est une sphère infinie dont le centre est partout, la circonférence nulle part.
Page 271 - Versés par le regret et sèches par la rage. Cependant il espère, il pense quelquefois Entrevoir des clartés, distinguer une voix. Il regarde, il écoute. Hélas ! dans l'ombre immense, II ne voit que la nuit, n'entend que le silence ? Et le silence ajoute encore à sa terreur. Alors, de son destin sentant toute l'horreur, Son cœur tumultueux roule de rêve en rêve; II se lève...
Page 268 - Il aime à voir ce lieu, sa triste majesté, Ce palais de la nuit, cette sombre cité, Ces temples où le Christ vit ses premiers fidèles, Et de ces grands tombeaux les ombres éternelles. Dans un coin écarté se présente un réduit, Mystérieux asile où l'espoir le conduit.
Page 270 - L'infortuné déjà voit cent spectres hideux : Le Délire brûlant, le Désespoir affreux, La Mort . . . non cette Mort qui plaît à la victoire, Qui vole avec la foudre, et que pare la gloire; Mais lente , mais horrible, et traînant par la main La Faim, qui se déchire et se ronge le sein. Son sang, à ces pensers, s'arrête dans ses veines.
Page 268 - L'Église encor naissante y cacha ses enfants, Jusqu'au jour où, du sein de cette nuit profonde:, Triomphante, elle vint donner des lois au monde, Et marqua de sa croix les drapeaux des Césars. Jaloux de tout connaître, un jeune amant des arts, L'amour de ses parents, l'espoir de la peinture, Brûlait de visiter cette demeure obscure, De notre antique foi vénérable berceau.
Page 148 - D'un beau vase d'albâtre un parfum précieux. Pour pleurer tant d'amour, de vertus et de charmes, Le malheureux...
Page 174 - C'est ce parfum dans l'air exhalé doucement ; C'est cette fleur qu'on voit négligemment éclore , Et qui , prête à s'ouvrir, semble hésiter encore : L'esprit , qui sous son -voile aime à la deviner, Joint au plaisir de voir celui d'imaginer.
Page 16 - De rerum naturâ, c'està-dire sur le monde entier et sur tout ce qu'il renferme ; sujet assurément beaucoup plus vague , beaucoup plus étendu, et dont l'Imagination ne serait qu'une faible partie, ce qui n'empêche pas que ce poème ne soit un des plus magnifiques et un des plus précieux monumens de l'antiquité.

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