Autour de Paris

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Perrin et cie., 1911 - 312 pages
 

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Page 123 - Les forêts des Gaules ont passé à leur tour dans les temples de nos pères, et nos bois de chênes ont ainsi maintenu leur origine sacrée...
Page 36 - A mesure qu'il approchait, je la voyais disparaître, le faible croissant diminuait peu à peu; et quand le soleil se fut montré tout entier, sa pâle et débile lumière s'évanouissant, se perdit dans celle du grand astre qui paraissait, dans laquelle elle fut comme absorbée.
Page 173 - C'est un petit village, ou plutôt un hameau, Bâti sur le penchant d'un long rang de collines, D'où l'œil s'égare au loin dans les plaines voisines. La Seine, au pied des monts que son flot vient laver, Voit du sein de ses eaux vingt îles s'élever, Qui, partageant son cours en diverses manières, D'une rivière seule y forment vingt rivières, fous ses bords sont couverts de saules non plantés, Et de noyers souvent du passant insultés.
Page 258 - J'aime un beau jour, des fontaines claires, l'aspect des montagnes, l'étendue d'une grande plaine, de belles forêts, l'océan, ses vagues, son calme, ses rivages. J'aime encore tout ce qui touche plus particulièrement les sens: la musique, les fleurs, les beaux habits, la chasse, les beaux chevaux, les bonnes odeurs, la bonne chère1; mais à tout cela mon désir ne s'attache que pour se plaire, et non point pour se travailler...
Page 256 - Ils ont tous deux connu la nature, avec cette différence que le premier, d'un style plein et uniforme, montre tout à la fois ce qu'elle a de plus beau et de plus noble, de plus naïf et de plus simple ; il en fait la peinture ou l'histoire. L'autre, sans choix, sans exactitude, d'une plume libre et inégale, tantôt charge ses descriptions, s'appesantit sur les détails ; il fait une anatomie ; tantôt il feint, il exagère, il passe le vrai dans la nature ; il en fait le roman.
Page 312 - Que vous êtes excessifs en Provence ! tout eSt extrême, vos chaleurs, vos sereins, vos bises, vos pluies hors de saison, vos tonnerres en automne : il n'ya rien de doux ni de tempéré. Vos rivières sont débordées, vos champs noyés et abîmés, votre Durance a quasi toujours le diable au corps; votre île de Brouteron très-souvent submergée.
Page 175 - C'est là, cher Lamoignon, que mon esprit tranquille Met à profit les jours que la Parque me file. Ici dans un vallon bornant tous mes désirs, J'achète à peu de frais de solides plaisirs ; Tantôt, un livre en main, errant dans les prairies, J'occupe ma raison d'utiles rêveries : Tantôt, cherchant la fin d'un vers que je construi, Je trouve au coin d'un bois le mot qui m'avait fui : Quelquefois, aux appas d'un hameçon perfide...
Page 256 - Mon âme, imaginant, n'a point de patience De bien polir les vers et ranger la science. La règle me déplaît ; j'écris confusément. Jamais un bon esprit ne fait rien qu'aisément...
Page 6 - Saint-Cyr, le son de voix le plus agréable, un ton affectueux, un front ouvert et riant, le geste naturel de la plus belle main, des yeux de feu, les mouvements d'une taille libre si affectueuse et si régulière qu'elle effaçait les plus belles de la cour... Le premier coup d'œil était imposant et comme voilé de sévérité : le sourire et la voix ouvraient le nuage...
Page 277 - Mademoiselle de Clermont reçut de la nature et de la fortune tous les dons et tous les biens qu'on envie : une naissance royale, une beauté parfaite, un esprit fin et délicat, une âme sensible, et cette douceur, cette égalité de caractère si précieuses et si rares, surtout dans les personnes de son rang. Simple, naturelle, parlant peu, elle s'exprimoit toujours avec agrément et 1 Nom donné .'i l'une des plus charmantes parties des jardins.

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