L'influence allemande en France au XVIIIe et au XIXe siècle

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Hachette, 1922 - 316 pages
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Page 80 - Rien, dit-il au frère d'Amélie, rien ne mérite, « dans cette histoire, la pitié qu'on vous montre ici. « Je vois un jeune homme entêté de chimères, à qui « tout déplaît, et qui s'est soustrait aux charges de « la société pour se livrer à d'inutiles rêveries. On «n'est point, monsieur, un homme supérieur parce « qu'on aperçoit le monde sous un jour odieux.
Page 231 - L'histoire, dans son commencement comme dans sa fin, est le spectacle de la liberté, la protestation du genre humain contre le monde qui l'enchaîne, le triomphe de l'infini sur le fini, l'affranchissement de l'esprit, le règne de l'âme.
Page 217 - Quand les idées anglaises et allemandes passèrent ainsi sur nos têtes, ce fut comme un dégoût morne et silencieux, suivi d'une convulsion terrible.
Page 83 - ... si René n'existait pas, je ne l'écrirais plus; s'il m'était possible de le détruire, je le détruirais. Une famille de René poètes et de René prosateurs a pullulé: on n'a plus entendu que des phrases lamentables et décousues...
Page 78 - J.-J. Rousseau qui introduisit le premier « parmi nous ces rêveries si désastreuses et si coupables. En s'isolant « des hommes, en s'abandonnant à ses songes, il a fait croire à une foule « de jeunes gens qu'il est beau de se jeter ainsi dans le vague de la vie. « Le roman de Werther a développé depuis ce germe de poison. L'auteur « du Génie du Christianisme, obligé de faire entrer dans le cadre de son « Apologie quelques tableaux pour l'imagination, a voulu dénoncer cette « espèce...
Page 118 - Je sais que j'ai en moi des facultés qui pourraient faire plus que je n'ai fait ; mais naître Française avec un caractère étranger, avec le goût et les habitudes françaises et les idées et les sentiments du nord, c'est un contraste qui abîme la vie.
Page 139 - Allemagne, on s'aperçoit aisément de cette vie intime, de cette poésie de l'âme qui caractérise les Allemands. Les habitants des villes et des campagnes, les soldats et les laboureurs, savent presque tous la musique ; il m'est arrivé d'entrer dans de pauvres maisons noircies par la fumée de tabac, et d'entendre tout à coup non seulement la maîtresse, mais le maître du logis, improviser sur le clavecin, comme les Italiens improvisent en vers.
Page 33 - Germanie ! nos beaux jours sont évanouis, les tiens commencent. Tu renfermes dans ton sein tout ce qui élève un peuple audessus des autres...
Page 242 - Ainsi s'éleva à la fin du dernier siècle le génie philosophique allemand qui, ayant engendré une métaphysique, une théologie, une poésie, une littérature, une linguistique, une exégèse, une érudition nouvelles, descend en ce moment dans les sciences et continue son évolution. Nul esprit plus original, plus universel, plus fécond en conséquences de toute portée et de toute sorte, plus capable de tout transformer et de tout refaire, ne s'est montré depuis trois cents ans.
Page 80 - Jeune présomptueux, qui avez cru que l'homme se peut suffire à lui-même, la solitude est mauvaise à celui qui n'y vit pas avec Dieu ; elle redouble les puissances de l'âme en même temps qu'elle leur ôte tout sujet pour s'exercer. Quiconque a reçu des forces doit les consacrer au service de ses semblables : s'il les laisse inutiles, il en est d'abord puni par une secrète misère, et tôt ou tard le ciel lui envoie un châtiment effroyable.

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