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Tuberculose pulmonaire

Définition. Maladie spéciale déterminée par le bacille de Koch. Eléments étiologiques.· Hérédité (du bacille ou du terrain bactéricole). Contagion (immédiate ou médiate). - Lymphatisme, surmenage, excès... Misère physiologique. Infections provocatrices (grippe, rougeole...).

Signes cliniques.

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Anorexie, amaigrissement, chlorose; toux sèche fréquente; rhumes faciles; adénites... — Bronchite fébrile du sommet: submatité, expiration prolongée, exagération des vibrations thoraciques (au toucher et à l'auscultation); craquements secs. Pleurésie sèche (ou avec épanchement). — Hémoptysies. Craquements humides, crachats purulents épais contenant des bacilles, douleurs erratiques. - Fièvres, sueurs, diarrhée. Râles caverneux, souffle, pectoriloquie. · Phtisie (consomption).

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I. Tuberculose pulmonaire chronique en pleine évolution, sans fièvre ni hémoptysies, avec un bon tube digestif.

1. Manger le plus et le mieux possible, en variant l'alimentation.

Prendre, tous les jours, 200 à 300 gram. de viande crue, en boulettes (mouton ou cheval) ou la macération de viande crue préparée de la manière suivante:

On met 500 gram. à 1 kilogr. de viande crue hachée dans son cinquième (en poids) d'eau froide (bouillie ou filtrée): 100 à 200 gram.; on fait macérer deux heures; on enveloppe dans un linge résistant et on presse ou bien on jette le tout sur un tamis fin, reposant sur une capsule ou terrine qui reçoit le liquide.

Prendre, en nature, additionné d'un peu de sel, demi-heure avant le déjeuner.

2. Vivre au plein air, à l'abri des variations brusques de température, du vent et des températures extrêmes. Pour cela, habiter en hiver les climats chauds du littoral méditerranéen (Cannes, Hyères, Menton, Grasse) ou Amélie, et, en été, les climats frais d'altitude dans les Pyrénées, les Alpes ou l'Auvergne; ou passer toute l'année dans un sanatorium spécial, comme celui du Canigou.

S'il y a moins de 37°5 (sous l'aisselle), matin et soir, marcher et faire de l'exercice, mais sans arriver jusqu'à la fatigue. Le reste du temps, et constamment s'il y a 375 ou plus, vivre au plein air, sur la chaise longue.

3. Pas de travaux intellectuels fatigants, ni de préoccupations d'affaires.

Distractions sans veillées tardives. Pas de jeu, de cercles, de cafés.

Aucun excès.

Ni tabac ni alcool.

Ne jamais cracher par terre ni dans son mouchoir; se servir de crachoirs à couvercles, qui seront vidés dans les lieux et lavés avec une solution de sublimé à 1/2000. (Voir: Antisepsie et Désinfection).

[Ce régime et cette hygiène seront mieux obtenus et, dans certains cas même, seront exclusivement obtenus dans un sanatorium spécial, comme ceux du Vernet, de Leysin, etc., où la direction médicale est constante et absolue].

4. En hiver, prendre la plus grande quantité possible (2 à 4 verres à liqueur par jour) de

Huile de foie de morue.

Créosote pure ...

1 litre.

25 gram.

ou, deux fois par jour (à 4 h. et à 10 h. soir), dans une tasse d'infusion de feuilles d'oranger, une cuillerée à café de créosotal (carbonate de créosote) ou de phosphotal (phosphite de créosote) au 1/5 (dilution ou émulsion), ou dix à vingt capsules par jour, contenant chacune :

Créosotal..

0,50 centigr. et, au repas, de l'huile de foie de morue pure.

En été, prendre, matin et soir, en lavement, un demi-verre d'eau chaude, dans lequel on aura émulsionné, avec un demi-jaune d'oeuf, une cuillerée de

300 cent. cubes. 30 gram.

Huile d'olives... Créosote pure... ou quarante à cinquante gouttes de créosote dans un demi-litre ou dans un quart de litre de lait; ou une cuillerée à café de phosphotal au 1/5 dans un quart de litre de lait.

S'il y a de la diarrhée, ajouter six à huit gouttes de laudanum au lavement.

3. Alterner, dix jours par dix jours, le phosphate de chaux (0,50 centigr. de phosphate neutre en poudre à chaque repas), ou une cuillerée à chaque repas de Biphosphate de chaux..

Eau bouillie.....

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10 gram. 300 cent. cubes.

ou un cachet (à chaque repas) de glycérophosphate (note de la p. 16) et les injections de cacodylate de soude: 0,05 centigr. par jour dans 1 cent. cube d'eau bouillie.

6. Appliquer, tous les huit ou dix jours, des pointes

de feu superficielles sur les régions thoraciques malades.

7. Aller, tous les étés, faire une saison de vingt à vingt-cinq jours aux Eaux-Bonnes.

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5. Remplacer les Eaux-Bonnes par Cauterets.
6. Pulvérisations de la gorge avec:
Benzoate de soude

Acide borique..

Glycérine....

Eau distillée.

8 gram.

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Employer chaque fois deux cuillerées à bouche de cette solution un peu chaude; deux à trois pulvérisa

tions par jour.

ou:

Autre liquide de pulvérisation :

Chlorhydrate de cocaïne...
Acide phénique...

Eau de laurier-cerise.

Glycérine...

Eau distillée

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Q. S. pour un demi-litre.

7. Badigeonner les cordes vocales avec :

Chlorure de zinc..

Glycérine...

Nitrate d'argent.

Eau distillée .

avec le pinceau ou le porte-ouate.

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8. Frictionner sur les ulcérations, en se servant d'un pinceau de ouate, et après cocaïnisation, avec : Acide lactique.... 50 à 80 pour 100. 9. Injections intratrachéales (seringue laryngienne) avec 1 ou 2 cent. cubes (chaque fois) de

Menthol ....

Huile d'amandes douces..

1 à 2 gram.

30 gram.

10. Insuffler, deux fois par jour, demi-heure avant les repas, à l'aide du lance-poudre laryngien, 0,05 centigr. de

Poudre de chlor. de morphine.

ne.}

aa 2 gram.

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de sucre de lait.....

de gomme arabique...

ou, gros comme un pois, d'orthoforme, une fois par jour, au niveau du larynx.

11. Si l'alimentation devient impossible ou très dif ficile, donner des lavements alimentaires avec des œufs dans du lait avec du rhum, où de la peptone dans du bouillon.

III.

Même maladie avec un certain degré d'éréthisme circulatoire

1, 2, 3 et 4. Comme I.

5. Aller, tous les étés, faire une saison à Allevard, ou en hiver à Amélie.

IV.

Même maladie avec hemoptysies antérieures (sans hémoptysie actuelle)

1, 2, 3 et 4. Comme I.

5. Aller, en été, faire une saison très surveillée au Mont-Dore ou au Vernet.

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