Étude sur la paix et la trève de Dieu: ou, influence de l'église et de la papauté sur l'émancipation du peuple au moyen age

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1862 - 76 pages
 

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Page 10 - ... aux mains des ravisseurs, car il semblait que ce fût un usage désormais consacré que de se nourrir de chair humaine : et un misérable osa même en porter au marché de Tournus ' pour la vendre cuite, comme celle des animaux.
Page 10 - Les membres étaient déchirés, grillés au feu et dévorés ; d'autres, fuyant leur pays pour fuir aussi la famine, recevaient l'hospitalité sur les chemins, et leurs hôtes les égorgeaient la nuit pour en faire leur nourriture. Quelques autres présentaient à des enfants un œuf ou une pomme pour les attirer à l'écart, et ils les immolaient à leur faim. Les cadavres furent déterrés en beaucoup d'endroits pour servir à ces tristes repas.
Page 65 - ... goût de progrès, d'amélioration : pour y satisfaire, un peu de commerce et d'industrie reparut dans les villes de leur domaine; la richesse, la population y revenaient; lentement, il est vrai ; cependant elles y revenaient. Parmi les circonstances qui ont pu y contribuer, il y en a une, à mon avis, trop peu remarquée : c'est le droit d'asile des églises. Avant que les communes se fussent constituées, avant que, par leur force, par leurs remparts, elles pussent offrir un asile à la population...
Page 11 - Un scélérat s'était construit, non loin de là, une cabane où il égorgeait les passants et les voyageurs qui s'arrêtaient chez lui. Le monstre se nourrissait ensuite de leurs cadavres. Un homme vint un jour y demander l'hospitalité avec sa femme, et se reposa quelques instants.
Page 73 - ... la considérer comme la plus glorieuse des entreprises du clergé, celle qui contribua le plus à adoucir les mœurs, à développer les sentiments de commisération entre les hommes sans nuire à ceux de bravoure, à donner une base raisonnable au point d'honneur, à faire jouir les peuples d'autant de paix et de bonheur qu'en pouvait...
Page 11 - Othon et à tous les autres habilans cette affreuse découverte. On envoie à l'instant un grand nombre d'hommes pour vérifier le fait; ils pressent leur marche, et trouvent à leur arrivée cette bête féroce dans son repaire avec quarante-huit têtes d'hommes qu'il avait égorgés, et dont il avait déjà dévoré la chair. On l'emmène à la ville, on l'attache à une poutre dans un cellier, puis on le jette au feu.
Page 4 - ... tons, les chèvres et les porcs ; ni les tue, si ce n'est pour » leur nourriture et celle de leurs gens; qu'il ne les porte pas » à sa maison, ne les emploie pas à bâtir un château ou à en » assiéger, si ce n'est dans sa terre...
Page 11 - Aussitôt il se trouble, il pâlit; il veut sortir, mais son hôte cruel s'y oppose, et prétend le retenir malgré lui. La crainte de la mort double les forces du voyageur , il finit par s'échapper avec sa femme, et court en toute hâte à la ville. Là , il s'empresse de communiquer au comte Othon et à tous les autres habitans cette affreuse découverte.
Page 10 - Hélas ! devons-nous le croire? Les fureurs de la faim renouvelèrent ces exemples d'atrocité si rares dans l'histoire ; et les hommes dévorèrent la chair des hommes. Le voyageur, assailli sur la route, succombait sous les coups de...
Page 10 - Cependant, quand on se fut nourri de bêtes et d'oiseaux, cette ressource une fois épuisée, la faim ne s'en fit pas sentir moins vivement, et il fallut, pour l'apaiser, se résoudre à dévorer des cadavres ou...

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