Collection des mémoires relatifs à la Revolution française, Volume 43,Page 1

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1823
 

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Page 118 - Je m'avisai , pour modérer mon pas , de prendre quelque livre. Je pris un jour le Mercure de France , et tout en marchant et le parcourant , je tombai sur cette question proposée par l'Académie de Dijon pour le prix de l'année suivante : Si le progrès des sciences et des arts a contribué à corrompre ou à épurer les mœurs. A l'instant de cette lecture je vis un autre univers , et je devins un autre homme.
Page 118 - Il m'exhorta de donner l'essor à mes idées, et de concourir au prix. Je le fis, et dès cet instant je fus perdu. Tout le reste de ma vie et de mes malheurs fut l'effet inévitable de cet instant d'égarement.
Page 464 - Je ne sais ce qu'il est devenu depuis , et je ne m'en informe pas : car je ne veux pas la mort du pécheur ; mais qu'il se convertisse et qu'il vive.
Page 241 - Embrassez pour moi l'abbé Mords-les. Je ne connais personne qui soit plus capable de rendre service à la raison. » Voilà certes un éloge dont je puis être vain ; et je le conserve pour que mes amis et ma famille en fassent honneur à ma mémoire quand je ne serai plus. Je crois bien que j'avais surtout gagné son cœur MORELLET, TOM. I.
Page 136 - Pour peu que le jeu dure, mon ami Diderot, qui perdrait ainsi son argent, dira, sans hésiter, sans en douter un seul moment: « les dés sont pipés, je suis dans un coupe-gorge ». — Ah, philosophe! Comment? Parce que dix ou douze coups de dés sont sortis du cornet de manière à vous faire perdre six francs, vous croyez fermement que c'est en conséquence d'une manœuvre adroite, d'une...
Page 369 - En juin 1790, je me rendis à Thimer pour la dernière fois. Là, je vis vendre à l'enchère la maison que j'avais réparée, meublée, ornée à grands frais, les jardins que j'avais commencé à planter, une habitation où j'avais déjà vécu heureux, où je pouvais me flatter d'achever le reste de ma vie...
Page 193 - Vous êtes bien sévère, m'écrivait-il; ce n'est pas là un livre qu'on puisse appeler mauvais, quoiqu'il soutienne une bien mauvaise cause; mais on ne peut la soutenir avec plus d'esprit , plus de grâces, plus d'adresse, de bonne plaisanterie, de finesse même , et de discussion dans les détails. Un tel livre, écrit avec cette élégance, cette légèreté de ton, cette propriété et cette originalité d'expression, et par un étranger, est un phénomène peut-être unique. L'ouvrage est...
Page 294 - Je l'ai réclamée ; mais elle me disait froidement : j'ai été votre bonne femme quarante-neuf années et quatre mois, presque un demi-siècle; soyez content de cela. J'ai formé ici une nouvelle connexion qui durera à l'éternité.
Page 132 - Condamine, le Chevalier de Chastellux, etc. « Le baron lui-même était un des hommes de son temps les plus instruits, sachant plusieurs des langues de l'Europe, et même un peu des langues anciennes, ayant une excellente et nombreuse bibliothèque, une riche collection des dessins des meilleurs maîtres, d'excellents tableaux dont il était bon juge, un cabinet d'histoire naturelle, contenant des morceaux précieux, etc. A ces avantages, il joignait une grande politesse, une égale simplicité,...
Page 100 - Et Rousseau rapporte sa lettre en réponse à M. d'Alembert , où il dit qu'il a déjà témoigné à la maréchale la peine que lui faisait ma détention, combat l'idée qu'en m'arrêtant on eût voulu venger madame la princesse de Robecq, et ajoute malignement qu'après tout, on ne doit pas s'attendre que le plaisir de la vengeance appartienne a\ix pMilosophes exclusivement, et que, quand ils voudront être femmes, les femmes seront philosophes , etc.

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