Mémoires de l'Académie des Sciences, des Lettres et des Arts d'Amiens, Volume 45

Couverture
Académie des Sciences, des Lettres et des Arts d'Amiens., 1899
 

Avis des internautes - Rédiger un commentaire

Aucun commentaire n'a été trouvé aux emplacements habituels.

Pages sélectionnées

Table des matières

Autres éditions - Tout afficher

Expressions et termes fréquents

Fréquemment cités

Page 263 - L'homme est un apprenti, la douleur est son maître, Et nul ne se connaît tant qu'il n'a pas souffert. C'est une dure loi, mais une loi suprême, Vieille comme le monde et la fatalité, Qu'il nous faut du malheur recevoir le baptême, Et qu'à ce triste prix tout doit être acheté. Les moissons, pour mûrir, ont besoin de rosée ; Pour vivre et pour sentir, l'homme a besoin des pleurs ; La joie a pour symbole une plante brisée, Humide encor de pluie et couverte de fleurs.
Page 252 - Que ces objets sont beaux ! Que notre âme épurée Vole à ces vérités dont elle est éclairée ! Oui, dans le sein de Dieu, loin de ce corps mortel, L'esprit semble écouter la voix de l'Éternel. Vous, à qui cette voix se fait si bien entendre, Comment...
Page 231 - Allez«moi pendre un tel; attachez celui-là à un arbre; faites «passer celui-là par les piques tout à cette heure, ou les r»arquebusez tous devant moi; taillez-moi en pièces tous «ces marauds, qui ont voulu tenir ce clocher contre le «roi ; brûlez-moi ce village ; boutez-moi le feu partout, «à un quart de lieue à la ronde.
Page 208 - AN s un missel datant du roi François premier, Dont la rouille des ans a jauni le papier Et dont les doigts dévots ont usé l'armoirie, Livre mignon, vêtu d'argent sur parchemin, L'un de ces fins travaux d'ancienne orfèvrerie Où se sentent l'audace et la peur de la main, J'ai trouvé cette fleur flétrie. On voit qu'elle est...
Page 252 - Echouant dans la nuit sur quelque vaste écueil, Semer l'immensité des débris du naufrage? Ou, conduits par sa main sur un brillant rivage, Et sur l'ancre éternelle à jamais affermis, Dans un golfe du ciel aborder endormis ? Vous qui nagez plus près de la céleste voûte, Mondes étincelants, vous le savez sans doute!
Page 183 - ... et de tout sexe, au nombre certainement de plus de huit mille, tous en contemplation et tournés vers le chêne sacré; les uns étaient à genoux, les autres debout, et chacun prétendait y voir la petite vierge en pierre blanche, qui était venue, disaient-ils, s'y placer, en plein jour, aux yeux de .tout le monde. En tête de la bande de pèlerins de chaque paroisse était un cierge énorme, porté en bandoulière avec le secours d'un drap, par un homme des plus vigoureux, et qui, néanmoins,...
Page 227 - L'œuvre d'art est déterminée par un ensemble qui est l'état général de l'esprit et des mœurs environnantes; je vous l'énonçais la dernière fois ; à présent il faut l'établir.
Page 271 - Mercier, en declamant contre la reliure, Pour sa peau craindrait-il un jour? Que le brave homme se rassure, Sa peau n'est bonne qu'au tambour!
Page 253 - L'austère vérité n'a plus de portes closes. Tout verbe est déchiffré. Notre esprit éperdu, Chaque jour, en lisant dans le livre des choses, Découvre à l'univers un sens inattendu.
Page 183 - Les moellons qui en provenaient étaient entassés sur les bords fort élevés d'un chemin creux, formant une espèce de ravin, par lequel il fallait nécessairement passer. En arrivant à ce défilé, nous vîmes tous les champs environnants couverts d'une foule immense de paysans et d'habitants des bourgs, de tout âge et de tout sexe, au nombre certainement de plus de huit mille, tous en contemplation et tournés vers le chêne sacré; les uns étaient à genoux, les autres debout, et chacun prétendait...

Informations bibliographiques