Conférences de Toulouse, annee 1854: suivies de divers opuscules

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Mme Ve. Poussielgue-Rusand, 1861 - 446 pages
 

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Fréquemment cités

Page 425 - Dante, au contraire, m'accompagnera jusqu'aux dernières hauteurs du moyen âge, où il a marqué sa place. Trois femmes bénies m'assisteront aussi : la vierge Marie, ma mère et ma sœur; mais celle qui est pour moi Béatrix m'a été laissée sur la terre pour me soutenir d'un sourire et d'un regard, pour m'arracher à mes découragements, et me montrer sous sa plus touchante image cette puissance de l'amour chrétien dont je vais raconter les œuvres.
Page 62 - Dieu le jugement et le secret, content, quoi qu'il arrive, d'avoir pris dans la bataille une part dont je ne me repentirai jamais : d'avoir suivi , ardent et sincère , les enseignes de la liberté et le parti du bien, me souvenant, si nous devons périr une fois, de ces paroles magnanimes, arrachées à un écrivain sceptique par la toute-puissance de la vérité : « II ya des défaites triomphantes à l'envi des victoires, et ces quatre victoires sœurs, Marathon, Salamine, Platée et Mycale,...
Page 386 - II y fut pour la première fois en 1840, à l'âge de vingt-sept ans, pour entendre Polyeucte. Son impression fut froide. Il avait éprouvé, comme tous ceux dont le goût est sûr et l'imagination vive, que rien n'égale la représentation que l'esprit se donne à soi-même dans une lecture silencieuse et solitaire des grands maîtres. Ce ne fut pas le seul fruit qu'il retira de cette visite.
Page 421 - Je me propose d'écrire l'histoire littéraire du moyen âge, depuis le cinquième siècle jusqu'à la fin du treizième et jusqu'à Dante, à qui je m'arrête comme au plus digne de représenter cette grande époque. Mais dans l'histoire des lettres j'étudie surtout la civilisation dont elles sont la fleur, et dans la civilisation j'aperçois principalement l'ouvrage du christianisme. Toute la pensée de mon livre est donc de montrer comment le christianisme sut tirer, des ruines romaines et des...
Page 236 - Seigneur, en disant : le Seigneur a dit à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite, jusqu'à ce que j'aie mis tes ennemis pour te servir de marchepied? Si donc David l'appelle son Seigneur, comment est-il son fils ? Et personne ne put lui répondre un seul mot; et depuis ce jour-là, personne n'osa plus l'interroger.
Page 371 - ... et creusent d'âpres sillons. Il ignore, et il croit. Ozanam ignorait aussi, et il croyait. Je n'étais pas d'ailleurs un homme pour lui, j'étais un prêtre. L'enfant qui s'est ouvert au prêtre en conserve un instinct de rapprochement, et ce que la femme est pour le cœur qu'agitent les passions, le prêtre l'est pour le cœur qui travaille à devenir pur.
Page 425 - J'en sortirai pour visiter les temps qui vont de Charlemagne aux croisades, comme un purgatoire où pénètrent déjà les rayons de l'espérance. Je trouverai mon paradis dans les splendeurs religieuses du treizième siècle.
Page 363 - Constantin avait rendu à sa foi un service dont on puisse se féliciter sans partage. Gardons-nous pourtant de pousser trop loin un doute pusillanime qui fait injure à l'humanité et à l'Église. Le sort de cette terre serait trop cruel si le vrai et le bien n'y pouvaient triompher, même un jour, sans perdre leur efficacité sainte; et ce serait une doctrine bien impuissante que celle qui ne pourrait gouverner les hommes sans se corrompre elle-même. Si la persécution est utile pour passer au...
Page 423 - ... bords du Rhin. Le bonheur de mon temps m'a permis d'entretenir de grands chrétiens, des hommes illustres par l'alliance des sciences et de la foi , et d'autres qui, sans avoir la foi, la servent à leur insu par la droiture et la solidité de leur science. La vie s'avance cependant , il faut saisir le peu qui reste des rayons de la jeunesse. Il est temps d'écrire et de tenir à Dieu mes promesses de dix-huit ans. Laïque, je n'ai pas de mission pour traiter des points de théologie, et d'ailleurs...
Page 422 - C'est alors que l'enseignement d'un « prêtre philosophe me sauva. Il mit dans mes pensées l'ordre et « la lumière ; je crus désormais d'une foi rassurée, et, touché d'un « bienfait si rare,. je promis à Dieu de vouer mes jours au service « de la vérité qui me donnait la paix.

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