Le diable amoureux: roman fantastique

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H. Plon, 1871 - 292 pages
 

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Page 57 - Quand je dis pour rien, ce n'est pas que nous ne nous en mêlions toujours un peu; mais il est reçu qu'on ne s'en prend pas à nous, et notre sexe... — Votre sexe, mesdames, ne vous en défendra pas cette fois; et vous aurez beau ne vous mêler de rien , vous serez traitées tout comme les hommes , sans aucune différence quelconque.
Page 54 - Ah ! voyons , dit Condorcet avec son air sournois et niais; un philosophe n'est pas fâché de rencontrer un prophète. étendu sur le pavé d'un cachot, vous mourrez du poison que vous aurez pris pour vous dérober au bourreau ; du poison que le bonheur de ce temps-là vous forcera de porter toujours sur vous.
Page 53 - Il prend la parole, et du ton le plus sérieux : Messieurs, dit-il, soyez satisfaits; vous verrez tous cette grande et sublime révolution que vous désirez tant. Vous savez que je suis un peu prophète; je vous le répète, vous la verrez. » On lui répond par ce refrain connu : Faut pas être grand sorcier pour ça.
Page 103 - Regarde-la verser des larmes sur ces cheveux blancs, qu'elle a cru devoir respecter jusqu'au moment de ta condamnation ; que ce spectacle porte en toi le repentir ; qu'il t'engage, vieillard malheureux, à profiter du moment qui te sépare encore de la mort, pour effacer jusqu'aux moindres traces de tes complots par un regret justement senti ! Encore un mot : tu fus homme, chrétien, philosophe, initié; sache mourir en homme, sache mourir en chrétien ; c'est tout ce que ton pays peut encore attendre...
Page 58 - Grammont, pour dissiper le nuage, n'insista pas sur cette dernière réponse, et se contenta de dire du ton le plus léger : « Vous verrez qu'il ne me laissera pas même un confesseur.
Page 56 - Voilà bien des miracles (et cette fois c'était moi qui parlais)! et vous ne m'y mettez pour rien? — Vous y serez pour un miracle tout au moins aussi extraordinaire vous serez alors chrétien.
Page 30 - Nuits j suivant, après tout, les goûts de son siècle plus que sa propre fantaisie, le voilà qui s'est laissé aller* au plus terrible danger de la vie littéraire, celui de prendre au sérieux ses propres inventions. Ce fut, il est vrai, le malheur et la gloire des plus grands auteurs de cette époque*; ils écrivaient avec leur sang, avec leurs larmes; ils trahissaient sans pitié, au profit d'un public vulgaire, les mystères de leur esprit et de leur cœur; ils jouaient leur rôle au sérieux,...
Page 51 - Constance ajoutaient à la gaieté de bonne compagnie cette sorte de liberté qui n'en gardait pas toujours le ton : on en était alors venu dans le monde au point où tout est permis pour faire rire.
Page 59 - C'est la seule qui lui restera, et ce sera... le roi de France. » Le maître de la maison se leva brusquement , et tout le monde avec lui.

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