Athalie: tragédie

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Hachette et cie, 1911 - 126 pages

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Page 89 - De l'absolu pouvoir vous ignorez l'ivresse, Et des lâches flatteurs la voix enchanteresse. Bientôt ils vous diront que les plus saintes lois , Maîtresses du vil peuple , obéissent aux rois ; Qu'un roi n'a d'autre frein que sa volonté même...
Page 18 - Abner, et n'ai point d'autre crainte Cependant je rends grâce au zèle officieux Qui sur tous mes périls vous fait ouvrir les yeux. Je vois que l'injustice en secret vous irrite, Que vous avez encor le cœur Israélite. Le ciel en soit béni ! Mais ce secret courroux, Cette oisive vertu, vous en contentez-vous ? La foi qui n'agit point est-ce une foi sincère ? Huit ans déjà passés, une impie étrangère...
Page 39 - Tremble, m'at-elle dit, fille digne de moi, Le cruel Dieu des Juifs l'emporte aussi sur toi. Je te plains de tomber dans ses mains redoutables. Ma fille.
Page 28 - Confonds dans ses conseils une reine cruelle ! Daigne , daigne , mon Dieu , sur Mathan et sur elle Répandre cet esprit d'imprudence et d'erreur, De la chute des rois funeste avant-coureur!
Page 51 - ATHALIE. J'ai mon Dieu que je sers ; vous servirez le vôtre : Ce sont deux puissants dieux. JOAs. Il faut craindre le mien ; Lui seul est Dieu, madame, et le vôtre n'est rien.
Page 28 - L'a tiré par leur main de l'oubli du tombeau, Et de David éteint rallumé le flambeau. Grand Dieu ! si tu prévois qu'indigne de sa race, II doive de David abandonner la trace. Qu'il soit comme le fruit en naissant arraché, Ou qu'un souffle ennemi dans sa fleur a séché.
Page 39 - En achevant ces mots épouvantables, Son ombre vers mon lit a paru se baisser ; Et moi, je lui tendais les mains pour l'embrasser ; Mais je n'ai plus trouvé qu'un horrible mélange D'os et de...
Page 41 - J'allais prier Baal de veiller sur ma vie, Et chercher du repos au pied de ses autels : Que ne peut la frayeur sur l'esprit des mortels! Dans le temple des Juifs un instinct m'a poussée , Et d'apaiser leur Dieu j'ai conçu la pensée ; J'ai cru que des présents calmeraient son courroux, Que ce Dieu, quel qu'il soit, en deviendrait plus doux.
Page 110 - Qu'il règne donc ce fils, ton soin et ton ouvrage ! Et que pour signaler son empire nouveau, On lui fasse en mon sein enfoncer le couteau ! Voici ce qu'en mourant lui souhaite sa mère : Que dis-je souhaiter! je me flatte, j'espère Qu'indocile à ton joug, fatigué de ta loi, Fidèle au sang d'Achab qu'il a reçu de moi, Conforme à son aïeul, à son père semblable, On verra de David l'héritier détestable Abolir tes honneurs, profaner ton autel, Et venger Athalie, Achab et Jézabel.
Page 19 - Rompez , rompez tout pacte avec l'impiété : Du milieu de mon peuple exterminez les crimes; Et vous viendrez alors m'immoler vos victimes.

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