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qui se trouve sur les bords de cette rivière. Il s'y tient plusieurs foires et un marché très-fréquenté: la foire Toussaint est la plus considérable.

Depuis l'ouverture de la nouvelle route de Condé, le bourg d'Ouilly a acquis une importance qui augmente de jour en jour. Les voyageurs s'y succèdent sans interruption, appelés, les uns par les affaires do leur commerce, les autres par les charmes d'un paysage éminemmeni piitoresque.

Ussy. On évalue à 50,000 fr. par an le produit de ses pépinières; il s'y fait aussi un commerce considérable de chaux.

On y trouve une espèce de pierre druidique nommée la Pierre de la Hoberie, et quelques traces d'anciennes fortificalions. Son église est du 13e siècle.

On exploite des carrières de grès à Potigny et à Sousmont. Potigny était le siége d'une haute justice avant la révolution. La tour de l'église de Sousmont présente trois rangs d'arcades qui paraissent appartenir à trois époques différentes.

Bons n'était remarquable que par le magnifique domaine qu'y possédait depuis environ deux siècles la famille Turgot; il a été vendu 1,315,000 fr.

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Canton d'Harcourt.

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Population, 14,950 habiiants.

Acqueville, 440; Angoville, 140; St.Benin, 194 ; Le B0, 38'-; Caumont, 136; Cauville, 458; Cesny-Bois-Halbout, 713; Clécy,2,133; Combray, 377; Cossesse ville, 329; Croisilles, 670; Culey-le-Patry, 616; St.-Denis-de-Meré, 1,200; Donnay, 305; Esson , 500; Espins, 274; St.-Lambert, 630; St.-Marc-d'Oailly, 1,052; Martainville, 213; Meslay, 350; St.-Omer, 439; Placy, 232; La Pommerayc, 149; St.-Rémy, 633; Thury-Harcourt, 991 ; Tournebû, 486; Le Vey , 236; La Villette, 610.

Superficie, 19,503 hect. 45 ar. 23 cent. Terres labourables, 13,66's hect. 10 ar. 12 cent. Prés, 1,859 hect. 77 ar. 31 cent. Bois, 2,261 hect. 30 ar. 92 cent. Nombre de maisons, 4,449. Revenu imposable , 374,579 fr. 43 c.

Thury-Harcourt, chef-lieu, à 2 myr. 1 ki). N.-O. de Falaise, sur les bords de l'Orne.

Son origine est fort ancienne : c'est évidemment cette commune qui est désignée sous le nom de Torei dans la charle par laquelle Richard II assigne en douaire à Judith, fille du comte de Rennes, une

partie de ses domaines dans la vicairie de Cinglais, ( in vicariam Cingalensem.) *

Le nom de Thury fut changé en celui d'Harcourt en 1700, lorsqu'on l'érigea en duché en faveur de Henri d'HarcourtBeuvron, qui a été maréchal de France. Son château est un vaste monument dont les proportions presque royales rappellent une haute fortune et un autre siècle. Echappé à la sape révolutionnaire , à une époque où sa grandeur paraissait devoir rendre sa ruine inévitable, il appartient aujourd'hui à madame la princesse de Beauvau , née de Morlemart.

La halle qui se tient dans ce bourg est très-fréquentée; il en est de même de quelques-unes de ses foires. Un pont remplacera bientôt le bac qui établit maintenant sur ce point la communication entre les deux rives de l'Orne.

La commune de Clécy est la plus considérable de l'arrondissement. Ses nombreux habitants sont disséminés dans une foule de hameaux sur une superficie de 2,463 hect.

Cesay-en-Cinglais, qui a pris en 1828 le

* M. Vauliier, Recherches, historiques sur l'ancien pays du Cinglais.

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nom de Cesny-Bois-Halbout, est une des plus anciennes communes du canton. Son église est du 12e siècle. L'hôpital de SaintJacques-du-Bois-Halbout, où l'on admet les vieillards infirmes, fut fondé par la famille des Tesson , et existait déjà en 1165. Sa chapelle doit remonter à cette époque. Célait originairement une léproserie.

Il se tient au Bois-Halbout un fort marehé tous les vendredis. Sa foire Ste-Anne ( 26 juillet ) est très-fréquentée.

St.-Omer, Sanctus Audomarus. On y voit encore les ruines de l'Abbaye du Val, qui existait déjà au commencement du 12e siècle. C'était un établissement de chanoines réguliers de l'ordre de Saint-Augustin, de la congrégation dite de Friardel. Ils avaient l'administration de l'hospice du Bois-Halbout.

Saint-Clair-de-la-Pommeraye esi placé sur des hauteurs boisées qui dominent tout le canton. Ce lieu a été autrefois fortifié. Le nom et les ruines de son vieux château Gannes , sont encore tous les jours l'objet d'une foule de conjectures.

ARRONDISSEMENT DE LISIEUX.

L'arrondissement de Lisieux 'est borné au nòrd par ceux de Caen et de Pont-l'É

vêque, à l'est par le département de l'Eure, au midi par celui de l'Orne, et à l'ouest par les arrondissements de Caen et de Falaise.

Les principales rivières qui le traversent sont la Touque qui le parcourt du sud au nord , la Dive qui arrose les parties occidentales des cantons de St.-Pierre-surDive et de Mézidon, la Vie qui coule du sud-ouest au nord-ouest, et l’Orbec qui suit la même direction depuis la FolletièreAbenon jusqu'à Lisieux où elle se jette dans la Touque.

On n'y récolte pas assez de céréales pour nourrir les habitants. Les herbages qui constituent sa principale richesse agricole occupent une partie considérable de son territoire. Les vallées de Corbon et de la Touque engraissent une grande quantité des bæufs qu'on vend aux marchés de Poissy et de Sceaux.

Le sol y est coupé par des vallées et par des collines couvertes de beaux arbres qui rendent le Pays-d'Auge fort agréable pendant la belle saison.

On y compte un grand nombre de manufactures et d’usines.

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