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Contenance.

Trutemer-le-Grand , 1,117; Trutemer-le-
Pelit , 431; Vaudry, 1,513; Vire, 7,339.

Superficie, 13,839 hect. 04 ar. 36 cent. Terres labourables, 9,020 heet. 49 ar. 75 cent. Prés et herbages, 2,398 hect. 43 ar. 78 cent. Bois, 465 hect. 96 ar. 25 cent. Nombre de maisons , 5,089. Revenu imposable, 310,422 fr. 82.c.

Vire, sur la rivière de ce nom, à 5 myr. 9 kil. S.-O. de Caen, chef-lieu de l'arrondissement et du canton. C'est le siége de la sous-préfecture, d'un tribunal de première instance, d'un tribunal et d'une chambre consultative de commerce.

Elle est située sous le 48e degré 50' de latitude et le 3e degré 14' de longitude occidentale.

Vire est une ville du moyen-age. Les Anglais la prirent en 1418, et les protestants en 1563.

C'est la patrie d'Olivier Basselin et de Castel, auteur du poème des Plantes.

Les maisons de Vire construites en granite, en schistes et en bois, sont d'une teinte sombre et désagréable. Les étrangers remarquent avec surprise que les noms des rues n'y sont pas indiqués. L'administration locale à laquelle cette ville doit d'importantes améliorations, s'occu

pe , dit-on, de cet objet. Il faut la louer d'avoir conservé sur la place du chateau cette ruine dont l'effet est si pittoresque. On lui doit encore les promenades par lesquelles on communique aux Vauxde-Vire qui inspirèrent la muse inculte de Basselin, et à ces collines où l'on montre au voyageur le bloc de granite où naguère encore venait quelquefois s'asseoir le chantre du Génie de l'Homme.

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* M. de Chênedollé, mort le 2 décembre 1833.

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CHAPITRE II.

POPULATION.

Les récensements de la population effectués en 1836 ont été rendus officiels par une ordonnance du roi.

Ces récensements, qui ont été faits par ménages et qui sont nominatifs, méritent beaucoup plus de confiance que la plupart de ceux qui les ont précédés. Depuis longtemps, l'administration supérieure s'était contentée de chiffres, et les chiffres ne s'étaient pas fait attendre. Elle a compris enfin que ces chiffres n'avaient de valeur, dans cette matière, qu'autant qu'ils représentaient des noms propres , et elle est entrée dans le vrai. Malheureusement il existe dans les villes et dans les campagnes une partie flottante de la population qu'il est difficile de Técenser : tels sont, par exemple, les domestiques et les gens de travail.Le ministère a cru remédier à l'inconvénient en prescrivant d'inscrire les domestiques

mineurs au domicile de leurs maitres. Il en est résulté que beaucoup d'entre eux n'ont figure nulle part sur les tableaux. Mieux eût valu, sans doute, les récenser dans leur domicile légal, ainsi que cela s'est pratiqué à l'égard des élèves des colléges, des militaires, des enfants dont les hospices ont la tutelle, etc. Quoiqu'il en soit, il y a progrès dans la nouvelle manière d'opérer, et l'on peut espérer qu'on fera mieux encore à l'avenir, pourvu qu'on ne se presse pas trop, et qu'on tienne moins à obtenir de prompts résultats qu'à s'en procurer qui soient dignes de foi *4

* Nous applau.lissons, pour notre part, au projet qu'on parait avoir formé de doter la France d'une statistique générale. Mais un ouvrage de ce genre ne s'improvise pas'; il exige du temps, des soins, de la critique. Il faut, avant tout, puiser ses matériaux à des sources certaines, les compléter, les discuter les comparer, les élaborer. Tout cela n'est

l'ouyra. ge d'un jour ni du premier venu. On a songé à en charger des commissions : c'est de connaitre ni leur esprit, ni leurs interminables lenteurs. Il y a 30 ans, lorsque le gouvernement était doué de cette volon, té ferme et active qui peut .concevoir, et exécuter. tout ce qu'il y a de grand et

and et d’utile, il songea à faire dresser la statistique de chaque département. D'autres soins l'en pê têrent de terminer ce travail, et on ne saurait op de regretter. Mais ce qu'il ne put

Les tableaux qui suivent présentent les chiffres- donnés par le dernier récensement et par celui qui l'a précédé.

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faire alors, pourquoi ne l’eptreprendrait-on pas jourd'hui ? Jamais circonstances ne furent plus favorables; jamais les esprits- n’eurent plus de disposition à ce genre d'études. Mais ce serait unc erreur de penser qu'une statistique peut s'élaborer en quelques mois dans les bureaux d'un ministère Le gouvernement doit se borner à en tracer le plan, å en prescrire l'exécution dans un temps donné , et à la faciliter par tous les moyens dont il dispose. Nous ne concevons pas autrement son intervention,

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