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Canton de Caumont.

Population.

Supericie.

Population : 11,408.

Anctoville, 1,173'; Caumont, 866; Cormolain , 982; Feuguerolles-sur-Seulle , 299; Foulognes, 400 ; Saint-Germaind'Ectot ; 510, Sainte-Honorine-de-Ducy, 336; Hottot, 745; la Lande-sur-Dromme, 134 ; Livry , 1,269 ; Longraye, 531; Orbois , 233 ; Parfouru-l'Eclin, 322 ; Ques_ nay-Guesnon , 152; Sallen , 951 ; SeptVents, 903; Sermentot, 289; Torteval, 536; Lavaquerie , 777.

Superficie : 14,204 hect. 75 ar. 25 cent.; terres labourables , 9,627 hect. 54 ar. 10 cent.; prés et herbages, 2,042 hect. 08 ar. 65 cent.; bois, 841 hect. 91 ar. 45 cent.

Les maisons y sont au nombre de 3,448. Le revenu imposable du canton est de 412,404 fr. 35. cent.

Le soliy est généralement moins fertile que dans les autres parties de l'arrondissement.

Caumont , chef-lieu , bourg à 2 myr. 4 kil. S. de Bayeux. Il est situé sur une colline, au pied de laquelle l'Aure-Supérieure prend sa source. On

peut découvrir de ce point les rivages de la mer, au nord; et, à l'ouest, les clochers de la cathédrale

horenu

Communes.

de Coutances. C'est apparemment cette position sur un plateau élevé qui l'a fait jadis et qui le fait encore désigner quelquefois sous le nom de Caumont-l'Éventé.

Les volailles qui approvisionnent son marché, sont infiniment supérieures à celles du pays d'Auge. Il s'en fait de fréquents envois à Paris.

Livry, qui n'en est pas éloigné, et à laquelle on a réuni en 1829 le territoire de Saint-Martin-le-Vieux , est la commune la plus populeuse du canton. Elle a : donné naissance à deux évêques de Bayeux : Saint-Gerbold, qui y fonda un monastère ; détruit à l'époque de l'invasion des Normands, et Saint-Sulpice, qui y fut massacré par ces barbares. Simon, abbé de Chelles en Heinaut , enleva furtivement en 986 les reliques de ce dernier, et en dota son abbaye. Nos chroniques offrent plusieurs exemples de ces pieux larcins, justifiés, jusqu'à un certain point, par la crainte des profanations et par la mauvaise réputation des hommes du Nord.

Canton d'Isigny.

Population : 15,031.
Asnières, 249 ; la Cambe, 840; Can- Population.

538;

Etendue.

chy, 517 ; Cardonville , 167 ; Cartignyl'Epinay, 546 ; Cartigny - Tesson , 744

j Castilly, 646 ; Saint-Clément , 202; Criequeville, 477; Deux-Jumeaux, 212; Englesqueville , 441; la Folie, 314; Fontenay, 172; Geffosses, 190; Saint-Germaindu-Pert, 289; Grandcamp, 1,260; Isigny, 2,352 ; Lison , 645 ; Longueville , 603 ; Maisy , 521 ; Saint-Marcouf , .278; Mestry', 232 ; Monfreville , 311 ; Neuilly, 1,020 ; Osmanville, 516 ; les Oubeaux ,

Saint-Pierre-du-Mont, 255; Vouilly, 464.

Superficie totale : 20,920 hect. 70 ar. 79 cent.

Terres labourables, 5,187 hect. 79 ar. 6 cent.; prés et herbages, 13,103 hect. 84 ar. 32 cent. ; bois , 972 hect. 15 ar. 98 cent.

Nombre de maisons : 3,782. Revenu imposable : 817, 882 fr. 19 c.

Isigny, chef-lieu 'de ce riche canton , est une petite ville située au confluent de l'Aure et de la Vire, à l'extrémité occidentale de l'arrondissement, et à 3 myr. 8 kil. de Bayeux. Son port est placé dans les terres, à 16 kil. de la haute mer. L'Aure-Inférieure a dix ou douze mètres de largeur aux abords de la ville. La mer

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de largeur aux abords de la ville. La mer la remontait autrefois jusqu'à Trévières. Vers l'année 1710, on établit dans Isigny des portes de flot qui donnèrent les moyens de dessécher de vastes marais dont la fertilité est devenue prodigieuse.

On n'a rien publié sur l'histoire d'Isigny, et il n'existe dans cette ville aucun monument qui autorise à lui assigner une antique origine. Son château qui dépendait de la baronnie de Neuilly, était défendu par une demi-lune et des fossés. On y a établi l'hotel-de-ville, le tribunal de commerce, la justice de paix et la gendarmerie.

Le port reçoit des bâtiments de 80 à : 100 tonneaux, et d'un tirant d'eau de trois mètres. Malheureusement il est sur le point d'être totalement envahi par les vases. La ville et le département réclament avec instance du gouvernement des travaux propres à le préserver d'une ruine qui devient chaque jour plus imminente. Ils ont pris même l'engagement de contribuer à une partie des dépenses. L'administration vient de prescrire des études et des enquêtes. Il est bien à désirer qu'elles n'aient pas pour résultat ces de

mi-mesures ruineuses auxquelles aboutissent tant de projets.

Isigny est l'entrepot de tous les beurres de la contrée. Le commerce qu'on y fait de cette denrée s'élève à plus de six millions. Ces beurres sont en grande partie expédiés sur Paris. Les cidres du pays qui sont excellents, se transportent à Rouen et dans le pays de Caux. La marine et l'Amérique tirent encore de ce port des salaisons de viande qui forment un objet important de son industrie.

Le pont du Vey qui a été tant de fois décrit , est situé à environ 2 kil. d'Isigny, sur la limite du Calvados et de la Manche. Il remplace un gué dangereux qui n'était pratiquable qu'à mer basse; mais l'importante communication que ce pont était destiné à ouvrir entre les deux départements, se trouve en quelque sorte suspendue par l'onéreux péage qu'on y perçoit.

Grandcamp possède une pêcherie qui livre toutes les semaines au commerce trois à quatre cents paniers de poisson. On vient d'y établir un seu de port permanent qu'on aperçoit de deux lieues.

Deux-Jumeaux avait un monastère dont on fait remonter la fondation au VIe siècle. Le choeur de l'église dont il subsiste

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