Images de page
PDF
ePub

Principales
Cumniunes.

rables, 11,297 hect. 78 ar. 17 cent. Prés et herbages, 752 hect. 56 ar. 34 cent. Bois, 173 hect. 09 ar. 10 cent. Les propriétés bâties

у

sont au nombre de 3,263. Son revenu imposable est de 1,076,740 f. 80 c.

Il est arrosé par la Seulle dans sa partie occidentale.

Creully , chef-lieu , Curleium ; Crolleium, à 1 myr. 8 kil. N.-O. de Caen , sur la rive droite de la Seulle. Ce bourg bien bâti, et qui domine un vallon fort agréable , était le chef-lieu d'une ancienne baronnie de Haubert. Plusieurs de ses seigneurs figurent dans l'histoire de Guillaume-leConquérant et de ses successeurs. Le célèbre Robert de Kent , fils naturel de Henri Jer, roi d'Angleterre, devint baron de Creully en 1108. Au commencement du 16e siècle, cette baronnie passa, par alliance, dans la famille de Sillans , originaire d'une ancienne maison de Provence. Le 17 novembre 1682, elle fut acquise par le ministre Colbert. Edouard Colbert., mort en 1750, la possédait sous le titre de comté.

Le château de Creully est un monument remarquable de l'architecture du moyenåge. Il était fortifié et susceptible d'une bonne défense. Quelques parties de cet édi

fice paraissent appartenir à l'époque qui a suivi la conquête.

La halle voûtée de Creully fut batie par le baron Antoine de Sillans, mort en 1641.

Courseulles, port de mer, à 8 kil. au Nord-Est de Creully et à 2 myr. 1 kil. de Caen , est la commune la plus populeuse de ce canton. L'embouchure de la rivière qui lui a donné son nom y forme un havre qui a été concédé à M. Gaugain, en vertu de la loi du 29 juillet 1829, le 23 avril 1830.

Le 6 octobre 1833, M. Target, préfet du Calvados, a posé, au nom du prince de Joinville, la première pierre de ce port, qui vient d'être ouvert au commerce.

St-Gabriel avait un prieuré fondé au 11e siècle, qui devint un bénéfice simple fort riche, et qui fut possédé par le cardinal de Guise.

Martragny est mentionné en 1056 dans la charte de fondation de l'abbaye de Lessai , sous le nom de Mardigneium et plus tard-sous celui de Martringneium dans une bulle d'Urbain III. Le prieuré de St-Léger 'y fut fondé vers la moitié du 12e siècle.

Reviers, autrefois Redviers, Redevera. Le comte Baudouin y possédait , vers le milieu du 11e siècle, un château fort qui

fut confisqué en 1343 par Olivier de Clisson, père du connétable.

Vaussieux, petite commune de ce canton, réunie à Vaux-sur-Seulle, conserve encore le souvenir du camp que Louis XVI y réunit en 1778 *.

Canton de Douvres.

[ocr errors]
[ocr errors]
[ocr errors]

Population : 15,481, savoir :

Population. St-Aubin-d'Arquenay, 356; Bénouville, 400; Bernières-sur-Mer, 1,460; Beuville ; 419; Biéville, 408; Blainville, 359; Colleville-sur-Orne, 765; Cresserons, 655; Douvres , 1,616; Hermanville, 864 ; Langrune, 2,331; Lion-sur-Mer , 1,037; Luc,

, 2,007; Mathieu , 900; Ouistreham, 1,149; Périers, 250; Plumetot, 407; Tailleville, 98.

Superficie, 10,430 hect. 99 ar. 63 cent. Contenance. Terres labourables, 8,554 hect. 03 ar. 31 cent. Prés et herbagés, 482 hect. 21 ar. 63 cent. Bois, 147 hect. 91 ar. 78 cent. Nombre des maisons, 3,380. Revenu imposáble, 869,720.fr: 50 c. --Ce canton, qui occupe les deux tiers du littoral de l'arrondissement de Caen,

stol * Annuaire de 1832 , page 51. 7

ng

Principales communes.

abonde en terres agricoles d'une qualité supérieure. On cultive sur les bords de la mer les oignons, les navets, les haricots et plusieurs autres légumes qui y sont en général d'une qualité excellente.

Douvres, Dovera, Dobra, chef-lieu, à 1 myr. 2 kil. N. de Caen. C'était, dit M. l'abbé de La Rue, le chef-lieu d'une des sept baronnies qui formaient la manse épiscopale des évêques de Bayeux; presque toutes les paroisses de ce canton en relevaient. Ces prélats y ont eu long-temps le siége de leur haute-justice, qui élait qualifiée de vicomté.

L'église de Douvres appartient à plusieurs époques; sa nef est romāne et sa tour de transition.

Le hameau de la Délivrande, qui en dépend , est célèbre par sa chapelle dont on attribue la fondation à St-Regnobert qui vivait dans le 7e siècle. Les Normands l'ayant détruite dans le 9e, elle fut reconstruite en 1050 par Baudouin , seigneur de Reviers, comte de Devonshire. Quelques parties des murs de la chapelle actuelle sont de cette dernière époque. Les protestants la pillèrent en 1562. La statue de la Vierge, enlevée de la chapelle pendant la révolution, y fut rétablie sous l'adminis

tration de M. Caffarelli, préfet du Calvados.

La vénération dont jouit cette chapelle remonte à une époque probablement peu éloignée de sa fondation. Les évêques de Bayeux ne prenaient jamais possession de leur siége sans avoir fait un voyage à la Délivrande. On venait la visiter de toutes les contrées de la Normandie, et il n'était pas rare qu'elle reçut les hommages des archevêques de Rouen lorsqu'ils parcouraient leur province. Louis XI s'y rendit le 14 août 1473, assista a la solennité du 15, et y resta jusqu'au 19.

La révolution suspendit le cours de ces hommages, mais n'en fit pas perdre le souvenir. La ferveur des fidèles redoubla aussitôt qu'elle put de nouveau se manifester sans danger. Les pélerins s'y rendent pendant le printemps et l'été, tantot sous la conduite de leurs pasteurs, tantot isolément. Des fleurs artificielles qu'ils se procurent à la Délivrande, et dont ils se parent à leur retour, sont conservées avec soin dans les familles en souvenir de ce voyage.

Une partie du bourg de la Délivrande est située sur la commune de Luc. L'administration s'occupe de rectifier cette

« PrécédentContinuer »