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de l'agrément, la première propriété du Calvados.

Quilly-le Tesson : on y voit un ancien manoir, converti en ferme, et dont la fondation primitive doit remonter à l'époque de la conquête.

Saint-Sylvain fut le siège d'une vicomté supprimée en 1747; l'ancienne geole subsiste encore.

L'église parait être du 13e siècle. Si l'on en croit la tradition, Saint-Sylvain était autrefois environné d'une forêt qui lui a donné son nom. Une petite commune dont le territoire a été réuni à ce bourg, en 1825, portait encore le non de Saint-Martin-des-Bois,

On a cru retrouver à une demi-lieue au nord-ouest, sur une éminence nommée le Coquerel ou la Bignelle, les débris d'un établissement romain qui fut désigné plus tard sous le nom de Saint-Pierre-d'Exvilliers.

Une grande partie de la population de Saint-Sylvain était protestante vers le miJieu du 17e siècle.

Il s'y fait un commerce de capäraçons', carnassières, sangles et licols qui occupe plus de 500 ouvriers. Sa foire aux bestiaux

qui se tient le 6 octobre, y attire un grand nombre de cultivateurs.

On peut voir à Condé-sur-Laizon, près de là, un de ces monuments druidiques si recherchés par les antiquaires. C'est une pierre levée , appelée dans le pays la Pierre Cornue. Elle a environ 12 pieds de haut , et est d'une forme irrégulière, ainsi que l'indique son nom.

L'église de Condé qui appartient à l'époque de la transition, est singulièrement remarquable par l'élégance de son portail à colonnes.

Les Templiers possédaient deux commanderies dans ce canton : celle de Voismer à Fontaine-le-Pin et celle de Bretteville-la-Rabel ou le Rabet. La chapelle du Thuit ou des Templiers dont on voit les ruines dans la partie de la forêt qui dépend de Boulon, n'a jamais appartenu à cet ordre,

Moulines, à laquelle on a réuni administrativement les petites communes de Cingal et de Fontaine-Halbout, est remarquable par les roches de grès qui porfent son nom. On croit avoir reconnu sur son territoire des traces d'un camp romain. Ce qui est moins contestable, c'est qu'on y. a anciennement exploité le mine

rai de fer, qui s'y trouve encore en abondance.

Magny-la-Campagne a une fabrique de cannevas dont les produits sont estimés.

Canton de Coulibæuf.

Population , 9,827.

Popalation. Ailly, 151; Baron, 226; Beaumais, 688; Bernières, 208; Coulibeuf, 379; Courcy, 340; Crocy, 689; Epaney, 727; Ernes, 514; Escures, 182; Favières, 166; Fourches", 411; Grisy, 158; Jort, 433; Louvagny, 150; Le Marais, 292; Les Moutiersen-Auge, 370; Morières , 132; Morteaux, 557; Norrey , 355; Olendon, 281; Perrières , 401; Sassy, 466; Saint-Quentin-Tassilly, 307; Vendeuvre, 391; Vicques, 171; Vignats, 682.

Superficie, 18,545 hect. 32 ar. 41 cent. Contenance. Terres labourables, 15,207 hect. 92 ar. 34 cent. Bois, 550 hect. 20 ar. 47 cent. Nombre de maisons, 2,931. Revenu imposable, 371,876 fr. 96 c.

La Dive le parcourt du sud-est au nordest. La plaine est généralement aride et nue, et les terres d'une qualité médiocre.

La route de Rouen à Falaise qui le traverse, n'aborde dans un trajet de quatre

Principales

communes.

lieues que la seule commune de Jort. C'est un inconvénient qu'il eût été convenable, et facile d'éviter. On doit le signaler dans l'intérêt des populations, trop souvent sacrifié à de mesquines économies de temps et d'argent.

Couliboeuf, chef-lieu, à 1 myr. 1 kil. N.-E. de Falaise. Il y avait un château avec douves, fossés et pont-levis; celui qui l'a remplacé en 1780 tombe en ruines.

On y fabrique des toiles et de la chandelle. C'est d'ailleurs une commune pea importante que sa position centrale & pu seule faire choisir pour le siège de la jus, tice de paix.

Courcy, ancienne baronnie. Richard de Courcy suivit Guillaume en Angleterre; ses héritiers figurent dans la plupart des guerres qui signalèrent le règne de ses successeurs.

On y voit les ruines d'une forteresse qui, malgré son état de dégradation, dit M. Galeron, est ce que l'arrondissement possède de plus remarquable et de plus entier dans ce genre, après le château de Falaise.

Jort, sur la Dive, avait anciennement une haute justice seigneuriale. Il est désigné comme ville dans un acte de 1373.

On y voit les restes d'un ancien château. Son église est du 12e siècle.

Perrières avait un prieuré fondé en 1076 par Richard de Courcy. Cette commune doit son nom anx rochers qui abondent dans son territoire. Une petite rivière qui prend sa source à Epaney, féconde pendant une demi-lieue le territoire de Perrières où elle disparait, absorbée par un sol spongieux.

La petite commune de Saint-Quentin de la Roche qui vient d'être réunie à Tassilly, mérite une mention particulière.

Il est difficile de révoquer en doute que des Gaulois et ensuite les Romains n'aient possédé des établissements sur le plateau qui forme le point culminant de son territoire. Les osséments, les armes, tensiles, les monnaies qu'on y a trouvés à différentes époques plus ou moins récentes, doivent, à cet égard, dissiper toute espèce de doute.

Mais ce qui attire particulièrement dans ce lieu un grand nombre de voyageurs, c'est le rocher qui a donné son nom à cette commune, et qu'on désigne dans le pays sous le nom de Brèche-au-Diable et quelquefois sous celui de Mont-Joly. ! Il s'élève à pic, à cent pieds environ au

les us

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