Cours pratique de littérature française: Dix-neuvième siècle. Moreeaux choisis extraits des oeuvres les plus remarquables des prosateurs et des poètes contemporains avec des notices biographiques et littéraires, Volume 2

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F. Didot frères, fils et cie, 1865
 

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Page 103 - Tout ce qui peut contribuer au bien de la patrie est essentiellement lié à mon bonheur. J'accepte le titre que vous croyez utile à la gloire de la nation. Je soumets à la sanction du peuple la loi de l'hérédité. J'espère que la France ne se repentira jamais des honneurs dont elle environnera ma famille. « Dans tous les cas, mon esprit ne serait plus avec ma postérité le jour où elle cesserait de mériter l'amour et la confiance de la grande nation.
Page 164 - Un ange au radieux visage, Penché sur le bord d'un berceau, Semblait contempler son image Comme dans l'onde d'un ruisseau. " Charmant enfant qui me ressemble, Disait-il, oh ! viens avec moi ; Viens, nous serons heureux ensemble : La terre est indigne de toi.
Page 28 - Fortunato voulait l'accompagner, mais la clairière était trop loin; d'ailleurs, il fallait bien que quelqu'un restât pour garder la maison; le père refusa donc: on verra s'il n'eut pas lieu de s'en repentir.
Page 344 - J'ai marché devant tous, triste et seul dans ma gloire, Et j'ai dit dans mon cœur : «Que vouloir à présent ? Pour dormir sur un sein mon front est trop pesant, Ma main laisse l'effroi sur la main qu'elle touche, L'orage est dans ma voix, l'éclair est sur ma bouche; Aussi, loin de m'aimer, voilà qu'ils tremblent tous, Et, quand j'ouvre les bras, on tombe à mes genoux.
Page 77 - Mais, vers la solitaire allée, Si mon amante échevelée Venait pleurer quand le jour fuit.. Éveille par ton léger bruit Mon ombre un instant consolée ! > II dit, s'éloigne... et sans retour !... La dernière feuille qui tombe A signalé son dernier jour. Sous le chêne on creusa sa tombe... Mais son amante ne vint pas Visiter la pierre isolée, Et le pâtre de la vallée Troubla seul du bruit de ses pas Le silence du mausolée.
Page 100 - Dénués de tout, vous avez suppléé à tout. Vous avez gagné des batailles sans canons, passé des rivières sans ponts, t'ait des marches forcées sans souliers, bivouaqué sans eau-de-vie et souvent sans pain.
Page 31 - L'adjudant et sa troupe se donnaient au diable; déjà ils regardaient sérieusement du côté de la plaine, comme disposés à s'en retourner par où ils étaient venus, quand leur chef, convaincu que les menaces ne produiraient aucune impression sur le fils de Falcone, voulut faire un dernier effort et tenter le pouvoir des caresses et des présents. — Petit cousin, dit-il, tu me parais un gaillard bien éveillé! Tu iras loin. Mais tu joues un vilain...
Page 263 - J'ai fui ce pénible sommeil Qu'aucun songe heureux n'accompagne, J'ai devancé sur la montagne Les premiers rayons du soleil. S'éveillant avec la nature, Le jeune oiseau chantait sur l'aubépine en fleurs ; Sa mère lui portait la douce nourriture. . . Mes yeux se sont mouillés de pleurs. Oh! pourquoi n'ai-je pas de mère? Pourquoi ne suis-je pas semblable au jeune oiseau Dont le nid se balance aux branches de l'ormeau ! Rien ne m'appartient sur la terre, Je n'ai pas même de berceau, Et je suis...
Page 220 - Un enfant de six à sept ans, beau comme un ange, et les épaules couvertes, sur sa blouse, d'une peau d'agneau qui le faisait ressembler au petit saint Jean-Baptiste des peintres de la Renaissance, marchait dans le sillon parallèle à la charrue et piquait le flanc des bœufs avec une gaule longue et légère, armé d'un aiguillon peu acéré.
Page 9 - ... et qui l'ont remplacé : cette idée me rend plus pénible le sentiment de sa perte. La nature, indifférente de même au sort des individus, remet sa robe brillante du printemps, et se pare de toute sa beauté autour du cimetière où il repose. Les arbres se couvrent de feuilles et entrelacent leurs branches ; les oiseaux chantent sous le feuillage ; les mouches bourdonnent parmi les fleurs ; tout respire la joie et la vie dans le séjour de la mort : et le soir, tandis que la lune brille dans...

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