Revue de Paris

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Louis Désiré Véron
Bureau de la Revue de Paris., 1835
 

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Page 147 - Dans les batailles, en face des bandits, dans la misère, dans mes vices, dans mes crimes, toujours le signe divin veille sur moi. Là, au milieu de ma poitrine, une croix divine est imprimée en sillons de sang; j'ai vu briller le même signe dans les nuages noirs qui promenaient le tonnerre sur ma tête sans l'atteindre, dans les flots qui me menaçaient sans me dévorer. Je suis mystérieusement prédestiné, Lisardo ; ne vous attaquez pas à moi ! La mort ne voudra pas de moi, vous dis-je. Les...
Page 100 - Vénus de certains peuples ait des mamelles qui lui pendent jusques aux cuisses ; et qu'enfin tous les idolâtres aient représenté leurs dieux avec une figure humaine , et leur aient fait part de toutes leurs inclinations. On a dit- fort bien que si les triangles faisaient un dieu , ils lui donneraient trois côtés. Mon cher Usbek , quand je vois des hommes qui rampent sur un atome , c'est-à-dire la terre, qui n'est qu'un point de l'univers , se proposer directement pour modèles de la Providence...
Page 166 - ... sa bouche pas trop grande, quoique les lèvres fussent un peu fortes. Mais ce qu'il y avait de plus remarquable dans son visage, c'était l'éclat de son teint. Je n'en ai jamais vu d'aussi bri liant, et brillant est le mot; car sa peau était si transparente qu'elle ne prenait point d'ombre.
Page 350 - J'ai été indignée de son silence perfide, de ses discours contradictoires et de sa scélératesse. « Mirabeau baissait le despotisme, sous lequel il avait eu à gémir; Mirabeau flattait le peuple, parce qu'il connaissait ses droits; mais Mirabeau eût vendu la cause de ce dernier à la cour, que ménagent toujours les hommes corrompus qui veulent de l'autorité, et à laquelle il voulait se rendre utile parce qu'il ambitionnait le ministère.
Page 136 - Lisardo, modérez-vous de même et entendez ma réponse. Il faut que l'un ou l'autre tombe sur cette place. C'est bien ; mais sachez quel personnage est devant vous. Un homme qui ne craint rien et qui se sent conduit par une main invisible. Ma vie s'est passée dans les prodiges. Répétez au monde ce que je vais vous dire si vous me voyez mourir, et qu'un oubli éternel ne couvre pas ces étranges, ces grands et sublimes miracles. Je ne sais quel fut mon père ; je ne l'ai jamais connu. On m'a dit...
Page 146 - ... le taire ; je voudrais l'oublier. Vous le redoublez en me le rappelant. Connaissez-vous ces lettres? — Jetez-les à terre. Je les ramasserai. — Les voici ! — Eh bien ! vous avez pâli ; vous êtes troublé ! — Misérable, cent fois misérable quiconque fie ses secrets au papier l — Vous connaissez ces lettres.
Page 272 - N'est-ce pas une nécessité de l'époque? Sans de hautes certitudes , il est impossible de mettre un mors à ces sociétés que l'esprit d'examen et de discussion a...
Page 273 - Vous me demanderez ce que l'anatomie comparée a de commun avec une question aussi grave pour l'avenir des sociétés. Ne faut-il pas se convaincre que l'homme est le but de tous les moyens terrestres pour se demander s'il ne sera le moyen d'aucune fin ? Si l'homme est lié à tout, n'y at-il rien au-dessus de lui, à quoi il se lie à son tour? S'il est le terme des transmutations inexpliquées qui montent jusqu'à lui, ne doit-il pas être le lien entre une nature visible et une nature invisible?
Page 129 - Vous avez quitté le dix-neuvième siècle. A droite, vous avez le couvent, à gauche l'autodafé, partout le crucifix. Vous, pour qui vivre c'est douter, transformez-vous, essayez de croire; vous êtes Espagnols. Les sierras sauvages des Alpujarres et les maisons jaunes de Madrid ont frappé vos yeux lorsqu'ils s'ouvraient au jour. Pour vous, il n'a jamais existé de Voltaire ; et le plus hardi des hommes, c'est le prédicateur qui doute du purgatoire, ou se fait un système hétérodoxe sur la...
Page 269 - L'Institut pouvait être le grand gouvernement du monde moral et intellectuel; mais il a été récemment brisé par sa constitution en académies séparées. La science humaine marche donc sans guide, sans système et flotte au hasard, sans s'être tracé de route. Ce laisser-aller, cette incertitude existe en politique comme en science.

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