Histoire générale de la philosophie depuis les temps les plus anciens jusqu'au XIXe siècle

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E. Perrin, 1884 - 615 pages
 

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Page 356 - Le premier était de ne recevoir jamais aucune chose pour vraie que je ne la connusse évidemment être telle; c'est-à-dire d'éviter soigneusement la précipitation et la prévention, et de ne comprendre rien de plus en mes jugements que ce qui se présenterait si clairement et si distinctement à mon esprit que je n'eusse aucune occasion de le mettre en doute.
Page 380 - ... si je connaissais toujours clairement ce qui est vrai et ce qui est bon , je ne serais jamais en peine de délibérer quel jugement et quel choix je devrais faire, et ainsi je serais entièrement libre sans...
Page 364 - Et en toutes les neuf années suivantes je ne fis autre chose que rouler çà et là dans le monde , tâchant d'y être spectateur plutôt qu'acteur en toutes les comédies qui s'y jouent...
Page 267 - ... qui sont les premiers par l'âge, par la pratique des affaires et la connaissance du droit et de la théologie, en présence des théologiens consultants et du magistrat séculier, le gouverneur de la ville, Bruno fut introduit dans la salle de l'inquisition, et là il entendit à genoux la lecture de la sentence portée contre lui.
Page 387 - ... en quoi de toutes parts je ne rencontre point de limites, auquel sens Dieu seul est infini. Mais pour les choses où sous quelque considération seulement je ne vois point de fin, comme l'étendue des espaces imaginaires, la multitude des nombres, la divisibilité des parties de la quantité et autres choses semblables , je les appelle indéfinies et non pas infinies, parce que de toutes parts elles ne sont pas sans fin ni sans limites.
Page 380 - De façon que cette indifférence que je sens lorsque je ne suis point emporté vers un côté plutôt que vers un autre par le poids d'aucune raison, est le plus bas degré de la liberté et fait plutôt paraître un défaut dans la connaissance...
Page 380 - Car, afin que je sois libre , il n'est pas nécessaire que je sois indifférent à choisir l'un ou l'autre des deux contraires ; mais plutôt , d'autant plus que je penche 'vers l'un, soit que je connaisse évidemment que le bien et le vrai s'y rencontrent, soit que Dieu dispose ainsi l'intérieur de ma pensée, d'autant plus librement j'en fais choix et je l'embrasse...
Page 337 - Car les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, sont devenues visibles depuis la création du monde, par la connaissance que ses créatures nous en donnent; et ainsi ces personnes sont inexcusables : 21.
Page 287 - Garrotté avec des cordes très-serrées et qui me déchiraient les os , suspendu , les mains liées derrière le dos , au-dessus d'une pointe de bois aigu qui m'a dévoré la seizième partie de ma chair et tiré dix livres de sang ; guéri par miracle après six mois de maladie, j'ai été plongé dans une fosse. Quinze fois j'ai été mis en jugement. La première fois quand ou m'a demandé : » Comment donc sait-il ce qu'il n'a jamais appris ? at-il donc un démon à ses ordres?
Page 414 - Il appartenait à une autre époque du monde , à des lumières tout autrement hautes que celles du judaïsme , de rétablir le lien du fini et de l'infini , de séparer l'âme de tous les autres objets , de l'arracher à la nature où elle était comme ensevelie , et , par une médiation et une rédemption sublime , de la mettre en un juste rapport avec Dieu.

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