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Ta male prit part pour la première fois aux exercices de nos

fra soldats.

Suite et fin de nos différents avec le Mexique. Dans le por volume précédent nous avions laissé l'escadre française en 13 rue de la Vera - Cruz et de Saint-Jean-d'Ulloa, et prête à

commencer les bostilités, s'il n'était pas fait droit aux jostes réclamations de notre gouvernement. Cependant l'a

miral Baudin cherchait encore à applanir les difficultés le & sans recourir à la force ( conférence de Xalapa ), se con

tentant de réclamer pour ses compatriotes une joste partiicipation aux avantages stipulés en faveur des autres pa: 1. tions. Mais ses propositions ayant été rejetées, et toute de espérance de conciliation s'étant évanouie, la guerre dut : . &tre définitivement déclarée à la République Mexicaine

( 27 novembre 1838). Nos marins saluèrent avec enthousiasme le signal de l'attaque , dirigée contre Saint-Jeand'Ulloa. Nous allons donc , disaient-ils, venger tant de camarades que nous a tués la fièvre jaune! La Néréide, montée par l'amiral, la Gloire , l'Iphigénie, deux bombardes et la Créole, commandée par le prince de Joinville, prirent part au combat. Il s'agissait d'emporter d'assaut un des plus redoutables ouvrages de guerre qu'eût élevés la main des Espagnols. Quatre heures, 800 boulets et le courage de nos marins y suffirent. Le premier coup de canon avait été tiré à deux heures ; à six, la forteresse n'offrait plas que des roines sur lesquelles Bottait le drapeau parlementaire. Le lendemain, après quelques hésitations qui ne pouvaient se prolonger sans appeler contre la ville la continuation des hostilités et l'assaut, le général Rincon signa la capitulation : mais son goavernement refasa de la reconnaitre, et Santa-Apna entra dans Vera-Cruz pour venger la prise d'Ulloa. L'amiral fit alors une descente victorieuse dans la ville qu'il mit bors d'état de se défendre; en outre, le général Arista

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était tombé aux mains des Français, qui le retinrent prisonnier sur la flotte jusqu'à la conclusion du traité qui, da reste, se fit long-temps attendre. En effet, les prétentions de la République avaient survécu à deux défaites, et dans celte guerre inégale , elle osait encore compter sur les chances de i'avenir. Cependant il faliut céder, et la médiation de la légation britannique facilita la convention si vivement désirée. Le 9 mars, un traité de paix et une con- . vention furent signés entre l'amiral Baudin et les plénipotentiaires mexicains, Gorostiza et Victoria.

On convenait de soumettre à l'arbitrage d'une tierce puissance les deux questions de savoir : 10 Si le Mexique était en droit de réclamer de la France soit la restitution des navires de guerre mexicains capturés subséquemment à la reddition d'Ulloa, soit une compensation de laval eur ? de ces navires dans le cas où le gouvernement français en eût déjà disposé. 9° S'il y avait lieu d'allouer les indemnités que réclameraient d'une part les Français qui avaient éprouvé des dommages par suite de la loi d'expulsion , de l'autre les Mexicains qui avaient eu à souffrir des bostilités postérieures au 26 novembre 1838.

Saint-Jean-d'Ulloa serait restitué au Mexique dans l'état où il se trouvait présentement. En attendant que les deux parties pussent conclure entre elles un traité de commerce et de navigation qui réglât d'une manière définitive leurs relations à venir , les agens diplomatiques et consulaires et les citoyens de toutes classes continueraient à jouir respectivement, dans chacun des deux pays, des franchises, priviléges et immunités accordés à la na. tion étrangère la plus favorisée. Enfin la convention consacrait le paiement de 600,000 piastres fortes au gouvernement français pour indemnité des dommages éprouvés par ses nationaux antérieurement au 26 nov. 1838.

Ainsi se termina ce long différent que la France edt

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vozla décider par de pacifiques négociations, mais qu'elle ne put dénouer que par les armes.

Continuation du blocus de Buenos-Ayres. sécutions dirigées contre les Français habitant la république argentine, avaient provoqué, de la part de notre consul,

des réclamations qui ne furent point écoulées du président jer Rosas, et que notre gouvernement dat, dès lors, appuyer et par des démonstrations énergiques. Mais les négociations,

placées sor ce nouveau terrain, ne conduisaient à aucun résultat et ne faisaient concevoir aucune espérance de conciliation ; aussi, le contre-amiral Leblanc, comman

dant de l'escadre, stationnée dans la Plata, avait-il bloqué les les forts de la république. Dans cet état d'hostilité, il no importait, avant tout, que l'île Martin-Garcia qui, par

sa position , domine l'embouchure de l'Uragay, dans la 20 Piata, ne restât point au pouvoir de l'ennemi. Cette île,

défendue par les soldats de Rosas, fut prise, le 11 octobre 1858, par 223 hommes de notre escadre, secondés par quelques détachements de l'armée du général Fractuoso Riveira.

Plus de six mois s'étaient écoulés depuis cet heureux fait d'armes, lorsque vingt-deux bâtiments fraudeurs, арpartenant à la république, échappés à la surveillance de notre flotte, allèrent se réfugier dans le port d'Atalaya. Ea conséquence , conformément aux instructions qu'il avait reçues, le lieutenant de vaisseau, de la Tocnaye, condaisit contre eux une petite flottille. Après de nombreux obstacles franchis, pour forcer le passage dans un canal étroit et difficile, on mit pied à terre sous le feu des tirailleurs ennemis que la mitraille et la fusillade de nos Canols eurent bientôt écartés. Un seul de leurs bâtiments put échapper aux flammes.

Une expédition , à peu près semblable, et qui avait le méme but, dirigée par le lieutenant de vaisseau Fabro,

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commandant la goëlette la Forte, eut lieu quelques temps après sur la rivière du Saoucé. Le débarquement fut difficile et un feu meurtrier reçut nos marins ; cependant le drapeau tricolore fut planté sur la rive et servit de point de ralliement. Bientôt, mais non sans efforts et sans pertes, on parvint aux navires de la république, sur le plus grand desquels le pavillon français fut arboré; tous furent sabordés ou brûlés.

Ces événements ne comprimèrent point les velléités sanguinaires de Rosas; les exécutions continuaient et les Français, résidants à Buenos-Ayres, redoublaient d'anxiété. Cependant le contre-amiral Leblanc cherchait à bâter la fin de ce drame sanglant. A la demande du gouvernement oriental, il fit débarquer 450 marins pour défendre Montevideo contre l'ennemi commun, et publia une proclamation qui appelait tous les Français présents dans ces parages,

à se rallier autour du drapeau national. (19 octobre 1839).

COLONIES.

GUADELOUPE. - Le malaise commercial de la Guadeloupe se prolongeait encore. La question des sucres n'avait point été décidée, et les réclamations des délégués de la colonie n'avaient point trouvé satisfaction.

Le gouverneur, dans le discours qui ferma la session extraordinaire du conseil colonial, le 22 décembre 1838, avait annoncé que rien n'était encore changé à la situation, et que la solution du problême appartenait à la France.

Cependant l'état des colonies attirait l'attention du gouvernement. Le 11 juin , fut rendue ane ordonnance royale qui prescrivait, dans toutes nos îles, on recensement général de la population libre et de la population esclave; en outre, un recensement annuel aurait lieu à l'avenir dans le but de faire connaitre les naissances, les

décès et les mariages des esclaves. Enfin la même or5 donnance complétait la loi du 24 avril 1833, et contenait

les dispositions suivantes :

Sont affranchis de droit, dans les colonles de la Martinique ,

de la Guadeloupe et dépendances, de la Guyane française et de l'ile di Bourbon :

1. L'esclave avec qui son maître ou sa maîtresse contractent mariage;

2. L'esclave qui , du consentement de son maitre, contracte ma

riage atec une personne libre, Dans ce cas, les enfants naturels qui , Fire

antérieurement seraient issus de deux conjoints , sont également affranchis de droit ;

3. L'esclave qui , du consentement de son maitre , est réclamé par la personne libre avec laquelle il a contracté mariage antérieurement

à la présente ordonnance ; 200

de L'esclave adopté, du consentement de son maître, par une personne libre, sous les formes et conditions réglées par le Code

citil ;

5. L'esclave qui aura été fait légataire universel par son mal-
tre , ou nommé, soit exécuteur testamentaire, soit tuteur de ses
enfants,

6: Les enfants naturels , esclaves de leur père ou de leur mère 11-
bres, et reconnus par eux ou par l'un d'eux ;
7 Le père ou la mère, esclaves de leurs enfants libres ;
Bo Les frères et sæurs, esclaves de leurs frères ou scurs libres ;
% Les enfants nés postérieurement à la déclaration faite pour
Paffranchissement de leur mère , sauf le cas où cet affranchissement
De s'effectuerait pas. »

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Cette justice, rendue à l'humanité, ne sortait pas le en commerce de ses souffrances. Le gouverneur, en présence ont des calamités de toute sorte qui affligeaient la colonie, avait

permis l'exportation à l'étranger par tous pavillons, des sacres de la Guadeloupe ; mais le gouvernement rendit, i cet égard, une ordonnance d'interdiction , le 9 juil

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let 1839.

Comme si tous les fléaux s'étaient donné rendez-vous sur ces contrées malheureuses, la fièvre jaune y sévit quelques temps, et principalement sur les équipages des bâti

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ments du commerce.

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