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publiciste : les uns physiques et chimique5, les autres vitaua . Aux premiers président ces lois immuables qui régissent la nature entière, depuis l'astre du jour jusqu'au plus simple des minéraux, et que nous désignons sous les dénominations d'atraction, de pesanteur, etc. Les seconds émanent de ces trois facultés vitales que la physiologie appelle sensibilité, caloricité et contractilité. Les phénomènes vitaux se distinguent eux-mêmes en actes instinctifs et en actes intellectuels. Qu'est-ce que l'instinct ? Qu'estce que l'intelligence ? Quels rapports exis· tent entre l'homme et les animaux ?— Chacun de ces phénomènes a pour but la conservation et le bien-être de l'individu, ainsi que la propagation de l'espèce.

· Certains sentimens, parmi lesquels figurent en première ligne le plaisir et la douleur, mettent en jeu les différentes pièces de la machine destinées à établir les rapports de l'homme avec lui-même ou avec les - différens êtres susceptibles d'agir sur son économie. Dans le premier existe le bienétre, dans le second, le malaise, l'inquiétude, etc., ou, si l'on veut, l'un constitue le bonheur, et l'autre, le malheur. L'un et l'autre forment le mobile de tous les actes humains. Des organes dits sens externes, sens internes et nerfs, transmettent au cerveau les différentes impressions produites sur l'économie par les divers agens avec lesquels nous nous trouvons en relation. L'appareil musculaire est la puissance qui vient mettre l'homme dans des rapports naturels ou accidentels de la machine vivante. Le cerveau, centre de toute sensation percevante , est l'agent de tout mouvement, par le moyen des nerfs qui partent de sa substance pour aller animer les muscles et le reste du corps. Ainsi, nulle sensation ne peut avoir lieu sans nerfs, sans cerveau et sans modificateurs. Toute partie, en effet, privée de l'influence de ce viscère important, perd toute sensibilité, toute action, se flétrit et se sépare du vif. Nos différentes idées ne consistant toutes qu'en des sensations plus ou moins fortement perçues par l'encéphale, il s'ensuit qu'il ne peut exister aucune idée sans les Sens , les nerfs et le premier organe. Les différentes fonctions dites intellectuel

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les, ne pouvant s'exercer que sur des idées, il s'ensuit encore que la mémoire, la comparaison, le jugement, le raisonnement, etc., ne pourraient avoir lieu sans le secours des sens, des nerfs et de l'encéphale. Par conséquent encore, nulle connaissance, ignorance absoluèsans ces mêmes organes. Le bien-être et le malaise me peuvent résulter que de la nature des impressions opérées sur notre être par les modificateurs de l'économie, modificateurs qui sont particulièrement le fèu, l'air, le fluide électrique, les alimens, et toutes les substances, en · un mot, capables d'entretenir la santé ou de causer des maladies. Cette dépendance, dans laquelle se trouve placée l'économie par rapport aux modificateurs, constitue l'ensemble des nombreux besoins auxquels la machine humaine est Chacun des besoins de l'homme ne peut être satisfait sans la possession d'une faculté correspondante à celui-ci.Ainsi, à la nécessité d'éviter l'approche d'un être malfaisant, se trouve annexée la puissance locomotrice " ou musculaire. De même qu'il n'est point d'idée sans sensation, de même il n'est point de besoin sans faculté. Les facultés de l'homme ayant pour but la satisfaction d'un besoin naturel, sa conservation et son bien-être, nul doute que chacun n'ait le droit de les faire concourir toutes à sa félicité. Sentiment, besoin, faculté et droit, sont quatre choses aussi sacrées et aussi inviolables qu'elles sont inséparables. Il est un grand nombre de besoins essentiels au maintien de l'existence et au bon

| soumise.

heur, que les hommes ne pourraient satis

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