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Augustin Valério, depuis cardinal-évêque de Vérone, et Charles Bascapé

ou à Basilica S. Petri, général des Barnabites, puis évêque de No-
vare , lesquels avaient eu le bonheur de vivre avec le Saint , ont écrit sa
vie en latin avec beaucoup d'exactitude. Elle a été aussi écrite en ita-
lien, et d'une manière plus détaillée , par Pierre Giussano , prêtre de
la congrégation des Oblats de Milan, qui avait également vécu avec le
saint archevêque. D'après ces trois vies originales , on en a donné plu-
sieurs autres , et l'on doit distinguer entre toutes, celle qui se trouve
dans l'histoire de Milan , par Ripamont, et qui comprend huit livres
de cet ouvrage. Ciaconius parle de S. Charles, dans ses Vitæ Pontif.
et Cardin. t. III, p. 891. M. Godeau écrivit la vie du même Saint, à la
sollicitation du clergé de France auquel elle est dédiée; elle serait plus
utile si l'auteur fût entré dans un plus grand détail par rapport aux
vertus et aux actions privées du Saint. On peut voir encore Vagliano,
Sommario delle vite degli Arcivescovi di Milano, an. 1715, c. 126,
p. 340; la vie du saint archevêque, par Jean-Baptiste Possevini , prêtre
de Mantoue ; Lettera di Agata Sfondrata , Priora di S. Paolo in Mil-
lano alle Priora ed Angeliche di S. Marta di Cremona , per. la morte
di S. Carlo ; les Sermones S. Caroli per Sazium , t. V, p. 292 ; les
Laudes S. Carolo tributæ , ibid. p. 299; les notes ajoutées à la nouvelle
edition de Giussano, par Oltrocchi, de la congrégation des Oblats ,
bibliothécaire de Milan, laquelle a été donnée en 1751. — Voyez par-
ticulièrement : Der heilige Karl Borromeus, kardinal der römischen
Kirche und erzbischof von Mailand etc. , nouvelle édition de Jean-
Michel Sailer, évêque de Germanikopolis et coadjateur du diocèse de
Ratisbonne, 1823.
T. XVII.

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L'AN 1584.

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Saint CHARLES BORROMÉE, le modèle des évêques et le restaurateur de la discipline ecclésiastique dans ces derniers temps, était fils de Gilbert Borromée, comte d'Arone, et de Marguerite de Médicis , seur de Jean-Jacques de Médicis, marquis de Marignan, et neveu du cardinal JeanAnge de Médicis , qui fut depuis Pape, sous le nom de Pie IV. La famille des Borromée, une des plus anciennes de la Lombardie, a produit plusieurs hommes célèbres dans l'Eglise et dans l'Etat. Le père et la mère du Saint se rendirent sur-tout recommandables par leurs vertus.

Le comte Gilbert se conduisit avec tant de sagesse pendant les guerres des Français et des Espagnols dans la Lombardie, qu'il sut se concilier l'estime des deux cours; et lorsque l'Empereur Charles-Quint fut paisible possesseur du duché de Milan, il lui confia des emplois très-importans. Il avait une piété éminente , et il communiait tous les Dimanches. Chaque jour il récitait à genoux l'office de l'Eglise; souvent il allait se renfermer dans une petite chapelle du château d'Arone, où il se revêtait d'un habit de pénitent, et passait plusieurs heures de suite à s'entrelenir avec Dieu dans l'oraison. Comme il priait habituellement à genoux, il s'y était formé une espèce de calus. Ses fermiers et ses vassaux le regardaient comme leur père ; il prenait soin de tous les orphelins , et il distribuait des aumônes si abondantes, que ses amis l'accusaient de faire tort à ses enfans. Mais il avait coutume de leur répondre que, s'il avait soin des pauvres, ses enfans trouveraient en Dieu un père qui pourvoirait à leurs besoins. Jamais il ne se mettait à table , qu'il n'eût fait quelque aumône. Son amour pour la mortification égalait sa charité pour les pauvres. La comtesse Marguerite était, de son côté, le modèle de toutes les dames de qualité qu'il y avait à Mi

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