Petites flours de poósie, offortes à l'enfance canadienne

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C.O. Beauchemin & Valois, 1871 - 64 pages
 

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Page 14 - TRAVAILLEZ, prenez de la peine ; C'est le fonds qui manque le moins. Un riche laboureur, sentant sa mort prochaine, Fit venir ses enfants, leur parla sans témoins. Gardez-vous, leur dit-il, de vendre l'héritage Que nous ont laissé nos parents : Un trésor est caché dedans. Je ne sais pas l'endroit ; mais un peu de courage Vous le fera trouver : vous en viendrez à bout. Remuez votre champ dès qu'on aura fait l'oût :4 Creusez, fouillez, bêchez ; ne laissez nulle place Où la main ne passe et...
Page 36 - La Cigale, ayant chanté Tout l'Été, Se trouva fort dépourvue Quand la bise fut venue. Pas un seul petit morceau De mouche ou de vermisseau. Elle alla crier famine Chez la Fourmi sa voisine, La priant de lui prêter Quelque grain pour subsister Jusqu'à la saison nouvelle. Je vous paierai, lui dit-elle, Avant l'Oût, foi d'animal, Intérêt et principal.
Page 31 - C'eût été justement l'affaire; Tel fruit, tel arbre, pour bien faire. C'est dommage, Garo, que tu n'es point entré Au conseil de celui que prêche...
Page 54 - Un ange au radieux visage, Penché sur le bord d'un berceau, Semblait contempler son image, Comme dans l'onde d'un ruisseau. « Charmant enfant qui me ressemble, « Disait-il, oh ! viens avec moi ! « Viens, nous serons heureux ensemble, « La terre est indigne de toi. « Là, jamais entière allégresse; » L'âme y souffre de ses plaisirs ; « Les cris de joie ont leur tristesse, « Et les voluptés leurs soupirs. « La crainte est de toutes les fêtes ; '• Jamais un jour calme et serein « Du...
Page 21 - LE GRILLON. Un pauvre petit grillon Caché dans l'herbe fleurie Regardait un papillon Voltigeant dans la prairie L'insecte ailé brillait des plus vives couleurs ; L'azur, le pourpre, et l'or, éclataient sur ses ailes; Jeune, beau , petit-maître , il court de fleurs en fleurs , Prenant et quittant les plus belles.
Page 8 - I que son joug est aimable ! Heureux qui dès l'enfance en connaît la douceur ! Jeune peuple , courez à ce maître adorable : Les biens les plus charmants n'ont rien de comparable Aux torrents de plaisirs qu'il répand dans un cœur. Que le Seigneur est bon ! que son joug est aimable ! Heureux qui dès l'enfance en connaît la douceur ! UNE AUTRE.
Page 34 - J'ai mes maux, lui dit-il, et vous avez les vôtres : Unissons-le^ mon frère, ils seront moins affreux. — Hélas ! dit le perclus, vous ignorez, mon frère, Que je ne puis faire un seul pas ; Vous-même vous n'y voyez pas : A quoi nous servirait d'unir notre misère ? — A quoi ? répond l'aveugle ; écoutez: à nous deux Nous possédons le bien à chacun nécessaire : J'ai des jambes, et vous des yeux. Moi, je vais vous porter ; vous, vous serez mon guide : Vos yeux dirigeront mes pas mal assurés...
Page 57 - Au seuil de vos palais fixe un œil moins jaloux. Donnez! pour être aimés du Dieu qui se fit homme, Pour que le méchant même en s'inclinant vous nomme, Pour que votre foyer soit calme et fraternel; Donnez! afin qu'un jour à votre heure dernière, Contre tous vos péchés vous ayez la prière D'un mendiant puissant au ciel!
Page 34 - L'aveugle, à qui tout pouvait nuire, Était sans guide, sans soutien, Sans avoir même un pauvre chien Pour l'aimer et pour le conduire. Un certain jour il arriva Que l'aveugle à tâtons, au détour d'une rue, Près du malade se trouva; II entendit ses cris, son âme en fut émue. Il n'eSt tels que les malheureux Pour se plaindre les uns les autres. J'ai mes maux, lui dit-il, et vous avez les vôtres : Unissons-les, mon frère, ils seront moins affreux.
Page 31 - Sous un chêne aussitôt il va prendre son somme. Un gland tombe ; le nez du dormeur en pâtit. Il s'éveille ; et, portant la main sur son visage, II trouve encor le gland pris au poil du menton. Son nez meurtri le force à changer de langage : " Oh ! oh ! dit-il, je saigne ! Et que serait-ce donc S'il fût tombé de l'arbre une masse plus lourde, Et que ce gland eût été gourde ? Dieu ne l'a pas voulu : sans doute il eut raison ; J'en vois bien à présent la cause.

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