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LA SOUCHE

GRECQUE ET LA LATINE

THE GRUENTA UM COLLECTION

LA SOUCHE

GRECQUE ET LA LATINE

Le valet, sous le nom et l'habit de l'esclave, joue un rôle insignifiant ou allégorique dans le théâtre d'Aristophane, mais dans la comédie dite nouvelle de Philémon et de Ménandre, qui se renferma presque uniquement dans la peinture de la vie populaire, il sut acquérir une importance, qu'on devine à travers le peu de fragments qui nous en restent et les reproductions du théâtre latin.

On ne possède pas assez de documents qui permettent de rechercher les origines de ce type , dans les premières représentations en Sicile et en

Gréce; il y a'; cependant, ça et là des traces qui suffisent pour établir son existence à une époque fort reculée (*). On sait que la comédie grecque nacquit sous l'inspiration de Dionysos d'Eleuthère, la divinité du Cithéron, qui soulage et délivre par l'exaltation (**). Les tapageurs du cômos, montés sur les charrettes, où transportaient leur vin au marché, se barbouillant de lie pour ne pas être connus, débitaient au milieu des cris et des rires, leurs saillies grossières, le plus souvent, mais parfois aussi gracieuses et fines sous une forme grivoise et le laboureur, le valet de la campagne, en était, probablement, le héros. « Dans les Dionysies du sixième siècle, dit M. Croiset, les esclaves et les maîtres improvisaient tour à tour des chants licencieux et bouffons, mis en verve tant par

le vin nouveau que par l'excitation universelle 9.

D'ailleurs l'esprit populaire brillait, déjà, dans une foule de fêtes et de solennités d'un caractère, vraiment, dramatique.

(*) On pourrait remonter jusqu'au théâtre indou où il y a des valets déjà assez curieux. (V. S. Lévi Le théâtre indien).

(**) V. La Comédie grecque par Jacques Denis 1886 et l'hist. de la litt. grecque par Alfred et Maurice Croiset (La comédie) 1892.

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