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Traité de paix de Campo-Formio entre

la France et l'Autriche, du 17 oc

tobre 1797

Suile de la cama pagpe de 1796 en

au- Italie.

Nous allons retourner en Italie, où nous avons laissé Buonaparte maître de la Lombardie trichienne, à l'exception de la citadelle de Milan et de la place de Mantoue. Son armée passa le Mincio le 31 mai, et occupa le jer. juin Vérone, ville appartenant à la république de Venise , avec laquelle la France n'étoit pas en guerre. La citadelle de Milan se rendit, le 29 juin , au général Despinoy. L'armée autrichienne, dont le général Beaulieu avoit quitté le commandement, retirée jusqu'à Roveredo, y attendoit les renforts qui lui arrivoient de l'armée du Rhin. Son nouveau général, le feld-maréchal Wurmser, arriva le jer, juillet, résolu de tenter tout pour délivrer Mantoue

que les François avoient étroitement cernée, et dont la garnison, commandée par le vieux général Canto d’Yrles , faisoit fréquemment des sorties vigoureuses. Le feld-maréchal se mit en marche, le 24 juillet, avec 47,000 hommes. Il divisa son armée en trois corps. L'aile droite, sous les ordres de Quosdanowich se porta sur les bords occidentaux du lac de Garda, ayant ordre de marcher sur Brescia , et de tourner ainsi les François ; l'aile gauche, sous le général Meszaroz, se dirigeoit sur le Pô, tandis que le vieux feld-maréchal lui-même, avec le centre de son armée, se porta directement sur Buonaparte, dans l'intention de lui livrer bataille entre Mantoue et Peschiera, Cette manœuvre ne réussit qu'en partie. Voyant le danger qui le menaçoit, Buonaparte leva brusquement le siége de Mantove, en abandonnant même sa grosse artillerie, et marcha avec toutes ses forces, et en toute hâte, contre Quosdanowich. Il le défit le 3 août, à Lonato, reprit Brescia et Salo, et força ce général à regagner les défilés du Tirol; sur-le-champ il se tourna avec 28,000 hommes contre Wurmser, qui n'en avoit que 18,000 , et le défit le 5 près de Castiglione. Ce général ,

qui avoit au moins réussi à ravitailler Mantoue où il étoit entré le 2 août, se retira en Tirol jusqu'à Trente , où les débris du corps

de Quosdanowich vinrent le joindre: il y appela aussi son aile gauche qui n'avoit pas eu occasion de combattre, et refit son armée, pendant le mois d'août, par les renforts qui lui arrivèrent. Mantoue fut de nouveau bloqué, et bientôt après assiégée par les François.

Voulant à tout prix sauver cette place,Wurnser se mit en mouvemnent le 5 septembre, avec 50,000 hommes, et se dirigea sur la Brenta. Le même jour, Buonaparte attaqua Davidovich à Santa-Maria dans les lignes de Roveredo, les força et s'avança jusqu'à Trente , pendant que Wurmser, sans se laisser arrêter par ce revers, et sacrifiant son aile droite, tourna avec sa gauche l'aile droite de l'armée françoise, et se fraya un chemin vers Mantoue. Buonaparte le suivit, atteignit le 9 son arrière-garde, commandée par Quosdanowich, et lui prit, près de Bassano , 4000 hommes et tout son bagage. Il attaqua deux fois Wurmser lui-même, le 11, à Cerea, et, le 15, à San Georgioprès Mantoue. Quoique l'armée françoise perdit beaucoup de monde dans ces combats, Wurmser, auquel il ne restoit que 12 à 15,000 hommes, n'eut d'autre ressource que de se jeter dans Mantoue. Sur-le-champ Buonaparte y mit le siége; et, comme il n'avoit rien à craindre du côté du roi

Négociations ontre la Francc

de Naples avec qui la paix avoit été conclue , et que,

de l'autre, la retraite de Moreau l'avoit fait renoncer à l'espoir de faire sa jonction en Bavière avec l'armée de Rhin-et-Moselle, il put disposer de forces d'autant plus considérables pour cerner et presser l'importante forteresse qui devoit lui assurer la possession de toutes ses conquêtes en Italie.

Ce fut après ces succès que le directoire exéseptembre " cutif, sentant enfin le besoin d'appaiser le mé

contentement que sa conduite impolitique dans les négociations avec la Grande-Bretagne avoit excité dans la partie saine de la nation, fit offrir la paix à l'empereur. Un Allemand fut chargé d'en faire les premières ouvertures, et le général Clarke conduisit cette négociation. Après la convention de Würtzbourg, du 7 août 1796, l'assemblée du cercle de Franconie avoit envoyé à Paris M. de Zwanziger, un des ministres dont cette assemblée se composoit. Cet homme estimable porta à Vienne, de la part du directoire, la proposition d'une paix qui parut alors inacceptable, quoique les conditions auxquelles la maison d'Autriche traita une année après, lui fussent beaucoup moins favorables. Voici la substance de celles qu'on lui proposa en 1796.

La république françoise aura pour limite le cours du Rhin; elle conservera, sur la rive droite

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