Mémoires secrets sur la Russie: et particulièrement sur la fin du règne de Catherine II et le commencement de celui de Paul I. Formant un tableau des moeurs de St. Pétersbourg à la fin du XVIIIe siècle ...

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Page 268 - Fénelon laisse à son élève; mais ce sont peut-être moins des défauts que l'absence de quelques qualités qui ne se sont point encore développées en lui , ou qui ont été repoussées dans son cœur par les alentours méprisables qu'on lui a donnés. Il a de Catherine une grandeur de sentiment et une égalité d'humeur inaltérable, un esprit juste et pénétrant et une discrétion rare, mais une retenue, une circonspection qui n'est pas de son âge, et qui serait de la dissimulation, si on...
Page 240 - Jamais poète pindarique ne fut plus impérieusement tourmenté de son Apollon , que cet homme n'est obsédé de son démon martial. Ses fureurs et ses coups de bâton ont déjà coûté la vie à plus d'un malheureux soldat , sous les yeux même de Paul.
Page 94 - ... décorés de médailles à cause de leur bassesse. Le manuscrit de Catherine fut enfermé dans une cassette précieuse , pour être montré aux curieux étrangers. On laissa une espèce de comité pour s'occuper de la rédaction des lois; et, lorsque les favori...
Page 270 - ... le plus effronté , qui est ordinairement le plus ignare ou le plus méchant , ne parvienne à l'obséder. Se laissant trop aller aux impulsions étrangères, il ne s'abandonne pas assez à celles de sa raison et de son coeur.
Page 203 - ... officier doit lui être présenté. Entouré de ses fils ~~ et de ses aides de camp, trépignant pour se réchauffer, la tête nue et chauve , le nez au vent, une main derrière le dos , et de l'autre levant et baissant sa canne en mesure...
Page 302 - Souvent il parcourait son camp , nu en chemise , montant à poil un cheval de Cosaque ; et le matin , au lieu de faire battre la diane ou le rappel , il sortait de sa tente , et...
Page 272 - Au reste , il est le fils , le digne fils de son père : mêmes bizarreries , mêmes cmportemens, même dureté, même turbulence. Il n'aura jamais autant d'instruction et autant d'esprit : mais il promet de l'égaler et même de le surpasser un jour dans l'art de faire mouvoir une douzaine de pauvres automates. — Qui pourra jamais s'imaginer qu'un jeune prince...
Page 79 - ... exacteurs comme des péagers , pillards comme des laquais , et vénaux comme des soubrettes de comédie , on peut dire qu'ils étaient la canaille de l'empire. Leurs...
Page 330 - Son naturel était bon et sincère, mais peu caressant; il ne s'avisait guère de ce qui pouvait faire plaisir aux autres : il n'était point attaché aux richesses, mais il ne savait point donner. Ainsi, avec un cœur noble et porté au bien, il ne paraissait ni obligeant, ni sensible à l'amitié, ni libéral, ni reconnaissant des soins qu'on prenait pour lui, ni attentif à distinguer le mérite.
Page 105 - affaire en un jour avec l'impératrice de Russie ; « elle a posé la première pierre d'une ville, et moi

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