Mémoires de l'abbé Morellet ... sur le dix-huitième siècle et sur la révolution: précédés de l'Éloge de l'abbé Morellet, Volume 1

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Page 103 - Vincennes j'étais dans une agitation qui tenait du délire. Diderot l'aperçut : je lui en dis la cause, et je lui lus la prosopopée de Fabricius, écrite au crayon sous un chêne. Il m'exhorta de donner l'essor à mes idées, et de concourir au prix.
Page 280 - Socrate et Helvétius. — Je les estime prodigieusement tous les deux ; mais faites-moi voir premièrement Helvétius , parce que j'entends un peu de français et pas un mot de grec.
Page 102 - Je pris un jour le Mercure de France, et tout en marchant et le parcourant, je tombai sur cette question proposée par l'Académie de Dijon pour le prix de l'année suivante : Si le progrès des sciences et des arts a contribué à corrompre ou à épurer les mœurs.
Page 119 - Je suppose, Messieurs, celui d'entre vous qui est le plus convaincu que le monde est l'ouvrage du hasard, jouant aux trois dés, je ne dis pas dans un tripot, mais dans la meilleure maison de Paris, et son antagoniste amenant une fois, deux fois, trois fois, quatre fois, enfin constamment rafle de six. Pour peu que le jeu dure, mon ami Diderot, qui perdrait ainsi son argent, dira sans hésiter, sans en douter un seul moment : Les dés sont pipés, je suis dans un coupégorge.
Page 223 - Embrassez pour moi l'abbé Mords-les. Je ne connais personne qui soit plus capable de rendre service à la raison. » Voilà certes un éloge dont je puis être vain ; et je le conserve pour que mes amis et ma famille en fassent honneur à ma mémoire quand je ne serai plus. Je crois bien que j'avais surtout gagné son cœur MORELLET, TOM. I.
Page 5 - Ja graduation du thermomètre perd cette extrême précision, à laquelle on voudrait arriver. Je le trouvai, comme il cherchait à vaincre cet obstacle. Je lui dis : Vous voilà, faisant en physique comme en administration, combattant avec la nature qui est plus forte que vous , et qui ne veut pas que l'homme ait la mesure précise de rien. Un autre personnage avec qui je me liai en Sorbonne, et qui a eu depuis une si brillante et ensuite une si malheureuse destinée, est l'abbé...
Page 225 - M. Turgot, qui aimait ainsi que moi la métaphysique , estimait beaucoup son talent. Nous le vîmes plusieurs fois ; il fut présenté chez Helvétius : nous parlâmes théorie commerciale , banque , crédit public , et de plusieurs points du grand ouvrage qu'il méditait. Il me fit présent d'un fort joli portefeuille anglais de poche ,| qui était à son usage , et dont je me suis servi vingt ans.
Page 269 - L'abbé Millot a fait disparaître cet intérêt qui tenait à l'homme, et il n'avait pas de quoi y suppléer par un intérêt qui tînt à lui-même et à sa manière de voir et de sentir. Son âme sans mouvement était loin de pouvoir se transporter dans un mouvement étranger. Tout ce que vous dites, sur son caractère personnel et sa manière d'être en société, est plein d'esprit; vous avez tiré parti de son silence même.
Page 27 - Je leur avais fait entendre que c'était le ton dont il fallait que fussent exposées les opinions religieuses dans un ouvrage destiné aux nations, qui en avaient tant de différentes , et aux siècles , pour lesquels un grand nombre de ces opinions seraient passées lorsque l'Encyclopédie subsisterait encore...
Page 20 - ... faisant abstraction de la vérité ou de la fausseté des diverses opinions religieuses, permet à chacune d'enseigner paisiblement ses dogmes, et de pratiquer son culte, en tout ce qui n'est pas contraire aux principes de la morale publique et au repos des sociétés. Par la tolérance ecclésiastique, nous entendions l'indifférence professée entre toutes les religions , l'opinion que toutes sont également bonnes ou également fausses. Mais nous prétendions que cette indifférence et cette...

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