Oeuvres diverses, Volume 1

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Ménard et Desenne, fils, 1821
 

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Page 36 - Jean s'en alla comme il était venu, Mangea le fonds avec le revenu, Tint les trésors chose peu nécessaire. Quant à son temps, bien le sut dispenser, Deux parts en fit, dont il soulait passer L'une à dormir, et l'autre à ne rien faire.
Page 193 - Je m'avoue, il est vrai, s'il faut parler ainsi, Papillon du Parnasse, et semblable aux abeilles A qui le bon Platon compare nos merveilles'. Je suis chose légère, et vole à tout sujet; Je vais de fleur en fleur, et d'objet en objet; A beaucoup de plaisirs je mêle un peu de gloire.
Page 132 - On me dit là-dessus : De quoi vous plaignez-vous? De quoi? Voilà mes gens aussitôt en courroux; Ils se moquent de moi, qui, plein de ma lecture, Vais partout prêchant l'art de la simple nature. Ennemi de ma gloire et de mon propre bien, Malheureux, je m'attache à ce goût ancien. Qu'at-il sur nous, dit-on, soit en vers, soit en prose ? L'antiquité des noms ne fait rien à la chose, L'autorité non plus, ni tout Quintilien.
Page 43 - Il aime ses sujets, il est juste, il est sage ; Du titre de clément rendez-le ambitieux : C'est par là que les rois sont semblables aux dieux. Du magnanime Henri qu'il contemple la vie ; Dès qu'il put se venger il en perdit l'envie.
Page 132 - N'a qu'un peu d'agrément, sans nul fonds de beauté. Je ne nomme personne ; on peut tous nous connaître. Je pris certain auteur autrefois pour mon maître ; 11 pensa me gâter. A la fin, grâce aux dieux, Horace, par bonheur, me dessilla les yeux. L'auteur avait du bon, du meilleur ; et la France Estimait dans ses vers le tour et la cadence. Qui ne les eût prisés? J'en demeurai ravi ; Mais ses traits ont perdu quiconque l'a suivi. Son trop d'esprit s'épar.d en trop de belles choses : Tous métaux...
Page 43 - Qu'il pouvait doucement laisser couler son âge ! Vous n'avez pas chez vous ce brillant équipage, Cette foule de gens qui s'en vont chaque jour Saluer à longs flots le soleil de la cour : Mais la faveur du ciel vous donne en récompense Du repos, du loisir, de l'ombre et du silence, Un tranquille sommeil, d'innocents entretiens; Et jamais à la cour on ne trouve ces biens.
Page 130 - Quelques imitateurs, sot bétail, je l'avoue, Suivent en vrais moutons le pasteur de Mantoue. J'en use d'autre sorte; et, me laissant guider, Souvent à marcher seul j'ose me hasarder. On me verra toujours pratiquer cet usage. Mon imitation n'est point un esclavage : Je ne prends que l'idée, et les tours, et les lois Que nos maîtres suivaient eux-mêmes autrefois. Si d'ailleurs...
Page 41 - L'enfant, d'un air enjoué, Ayant un peu secoué Les pièces de son armure, Et sa blonde chevelure, Prend un trait, un trait vainqueur, Qu'il me lance au fond du cœur.
Page 192 - Si j'étais sage, Iris (mais c'est un privilège Que la nature accorde à bien peu d'entre nous). Si j'avais un esprit aussi réglé que vous, Je suivrais vos leçons, au moins en quelque chose : Les suivre en tout, c'est trop; il faut qu'on se propose Un plan moins difficile à bien exécuter, Un chemin dont sans crime on se puisse écarter.
Page 130 - Je vous fais un présent capable de me nuire; Chez vous Quintilien s'en va tous nous détruire : Car enfin qui le suit? qui de nous aujourd'hui S'égale aux anciens tant estimés chez lui? Tel est mon sentiment, tel doit être le vôtre. Mais si votre suffrage en entraîne quelque autre, II ne fait pas la foule; et je vois des auteurs Qui, plus savants que moi, sont moins admirateurs.

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