La Révolution française et la psychologie des révolutions

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E. Flammmarion, 1912 - 328 pages
 

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Page 157 - La Révolution française est donc une révolution politique qui a opéré à la manière et qui a pris en quelque chose l'aspect d'une révolution religieuse. Voyez par quels traits particuliers et caractéristiques elle achève de ressembler à ces dernières : non-seulement elle se répand au loin comme elles, mais, comme elles, elle y pénètre par la prédication et la propagande. Une révolution politique qui inspire le prosélytisme; qu'on prêche aussi ardemment aux étrangers qu'on l'accomplit...
Page 142 - C'est la frugalité qui y est l'avarice, et non pas le désir d'avoir. Autrefois le bien des particuliers faisait le trésor public ; mais pour lors le trésor public devient le patrimoine des particuliers.
Page 142 - Plus il paraîtra tirer d'avantage de sa liberté , plus il s'approchera du moment où il doit la perdre. Il se forme de petits tyrans qui ont tous les vices d'un seul. Bientôt ce qui reste de liberté devient insupportable ; un seul tyran s'élève , et le peuple perd tout jusqu'aux avantages de sa corruption.
Page 28 - ... life, God before the foundation of the world was laid, according to his eternal and immutable purpose, and the secret counsel and good pleasure of his will, .hath chosen in Christ unto everlasting glory, out of his mere free grace and love, without any foresight of faith or good works, or perseverance in either of them, or any other thing in the creature, as conditions or causes moving him thereunto, and all to the praise of his glorious grace.
Page 73 - Ils sont nombreux , sans doute ; et pourtant , qui le croirait? ce ne sont ni les impôts, ni les lettres de cachet, ni tous les autres abus de l'autorité; ce ne sont point les vexations des intendants, et les longueurs ruineuses de la justice, qui ont le plus irrité la nation...
Page 114 - Révolution du même pinceau que l'Inquisition et les massacres des Seize. Il faut avoir soin d'éviter toute réaction en parlant de la Révolution. Aucun homme ne pouvait s'y opposer. Le blâme n'appartient ni à ceux qui ont péri, ni à ceux qui ont survécu. Il n'était pas de force individuelle capable de changer les éléments et de prévenir les événements qui naissaient de la nature des choses et des circonstances.
Page 153 - ... juges, administrateurs de tout degré '. Tout de suite, sous leurs prêches de liberté et d'égalité, il a démêlé leurs instincts autoritaires, leur besoin de commander, de primer, même en sous-ordre, et, par surcroît, chez la plupart d'entre eux, les appétits d'argent ou de jouissance. Entre le délégué du Comité de salut public et le ministre, préfet ou sous-préfet de l'Empire, la différence est petite : c'est le même homme sous deux costumes, d'abord en carmagnole, puis en habit...
Page 143 - ... queues. La multitude des têtes se nuit, et la multitude des queues obéit à une seule tête qui veut tout dévorer. La démocratie ne semble convenir qu'à un très petit pays ; encore faut-il qu'il soit heureusement situé. Tout petit qu'il sera, il fera beaucoup de fautes, parce qu'il sera composé d'hommes. La discorde y régnera comme dans un couvent de moines ; mais il n'y aura ni...
Page 133 - Le danger du roi se répand dans Paris au milieu de la nuit: on se lève, tout le monde court en tumulte sans savoir où l'on va. Les églises s'ouvrent en pleine nuit ; on ne connaît plus le temps ni du sommeil , ni de la veille, ni du repas.
Page 250 - Il n'était pas encore assez fort pour marcher tout seul. Il avait, sur l'art de gouverner et sur ce qu'il fallait à une grande nation , des idées si différentes des hommes de la révolution et des assemblées, que, ne pouvant agir seul, il craignit de compromettre son caractère.

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